LES PHARAONS
Définition du mot « Pharaon »
Le mot Pharaon est d’origine grec sous la basse époque. Dans la langue hiéroglyphique de l’ancien égypte, il se lit : per-aâ/pr-aA, se traduit par grande demeure, ou grande maison. Sous l’Ancien Empire, c’est le palais royal où se tenait la cour du souverain. Au Moyen Empire, c’est toujours le palais, mais avec des mots « vie, santé et force ». A la fin de la XVIIIème dynastie, sous Akhenaton, dans une lettre qui lui avait été adressée, on lit « Per-aâ, ankh, oudja, seneb neb/Pharaon, vie, santé et force le seigneur ». Ce terme désigne pour la première fois celui qui règne sur la grande maison ; c’est-à-dire, le ROI. Sous la XIXème dynastie, on associe Sa Majesté dans le sens de Pharaon « Pharaon dit… ». En réalité, ce n’est qu’à partir de la XIIème dynastie qu’on rencontre dans les textes égyptiens Pharaon Chequonq.
Les attributs royaux et autres significations de Pharaon
Avec la titulature royale officielle que nous étudierons bientôt, on compte d’autres noms et attributs. Bien avant que l’on appelle Pharaon, le Roi fut assimilé avec d’autres mots dans la grammaire égyptienne :
- nesou, titre du Roi de Haute Egypte ; nesout-bity (nesout=Roi ; bity= Haute Egypte)
- Jty désigne le Roi en tant que Souverain, dans le langage courant de la vie quotidienne de l’ancienne égypte, il veut dire « père » ; Hequa / HoA « Prince »
- Neb dans les titulatures officielles du Roi, veut dire « Seigneur ». On la trouve dans la formule suivante : T3.wy nb = Double Pays Ta.wy, Nb = Seigneur. Traduction complète : Seigneur du Double Pays.
Les épithètes pour la formule d’eulogie du Roi se traduisent ainsi : Vie, Santé et Force. En fait, elle se lit dans la langue française de Molière, Vie, Prospérité et Santé. Cette formule dite eulogie, est une formule de souhait, qui serait adressée aux DIEUX, lesquels on leur donnait des offrandes et aux personnages importantes de la Cour de Pharaon.
Le titre de Majesté se dit : Hm/hem, est dans le protocole royal. Dans la société égyptienne, il signifie esclave. Quand Pharaon parle, il s’exprime dans la première personne du singulier c’est-à-dire, Hem=j/hemy Ma Majesté, lorsqu’on s’adresse au roi, on lui dit : Hm=k/hemke Ta Majesté ( direct) et Hm=f/hemef Sa Majesté (indirect)
Lexique des noms royaux
Pour lire un cartouche royal, on va procéder comme suit en regroupant les attributs royaux et les épithètes donnés au Roi. On en compte cinq titres et cinq noms :
Hr =HORUS
Nbty =Celui des deux dames
Hr nb =Horus d’or
Nsw bjty=Roi de Haute et de Basse Egypte
Nb ¦A.wy=Seigneur du Double Pays
Nb jr.t x.t=Seigneur des Rites
NTr nfr=Dieu parfait
¤A Ra=Fils de Rê ; combiné avec le titre de nb Xa.w=Seigneur des couronnes
Formules d’eulogie ou de bénédictions :
a.w.s. abréviation de anx(=w), wDA(=w), snb(=w) qu’il soit vivant, intact et en bonne santé ! ou vie, santé et force !
pr-aA, a.w.s.=la grande maison, v,s,f
Pour un particulier
(j)m(y)-r(A) Hw.t-nTr Hr-m-sA=f, a.w.s
le directeur du temple Horemsaf, v,s,f
anx(=w) D.t=qu’il soit vivant, à jamais
d(w) anx=doué de vie
anx(=w) D.t r nHH=qu’il soit vivant pour toujours et à jamais
d(w) anx mj Ra= doué de vie comme Rê
d(w) anx nb Dd(.t) nb, wAs nb, snb nb anx(=w) D.t= doué de toute vie, de toute stabilité, de tout pouvoir, et de toute santé ; qu’il soit vivant à jamais
Pour un nom des défunts, rois ou particuliers
MAa-xrw=justifié, juste de voix
Lire un cartouche royal :
Hm n(y)-sw.t bjty ¢(w)fw , mAa-xrw
la majesté du Roi de Haute et de Basse Egypte Khéops juste de voix
Comment choisit-on Pharaon ?
Dans la religion de l’Ancienne Egypte ce sont les dieux qui élisent Pharaon, parce qu’il est le fils des dieux. En tant que Roi, il détient le pouvoir absolu, il est le chef religieux, le chef politique, le chef militaire. Magicien, il doit maintenir l’équilibre cosmique avec le ciel et la terre. A la fois maître et propriétaire, il veille au bien-être de ses sujets, des terres et de son peuple, assumant fortune et protection. Aux yeux de son peuple il doit rendre habitable le monde des vivants, le maintenir des multiples dangers du chaos. Quand Pharaon part pour le long voyage de l’Eternité, c’est le désordre sur terre, son peuple le pleure jusqu’à ce que les dieux lui trouvent un nouveau successeur, la nouvelle incarnation d’Horus. Lorsque le Roi devient une étoile, il attire ses ennemis hyksôs, perses, grecs, ou romains qeui veulent lui prendre le pouvoir suprême, d’accéder à la régence du trône mi-homme, mi-dieu.
Sa demeure d’éternité
De son vivant, Pharaon pense déjà construire sa dernière demeure de son voyage de l’Eternité pour s’y reposer en paix. Des pyramides à degrés comme celle de Djoser, aux magnifiques tombes de la Vallée des Rois dépassant parfois les 100 mètres, aux splendides pyramides de Khéops sur le plateau de Gizeh ; il a fallu attendre une dizaine d’années pour la construction de ces entreprises monumentales funéraires de Pharaon. Ainsi, vingt ans de construction pour ces hommes de faire parvenir ces pierres (30 000 personnes) en particulier pendant la période des crues de Nil, ils empruntaient les voies fluviales pour les blocs de pierre et les équipes se voyaient réduites. Les hommes ont fait acheminer 3,7 millions de mètres de cube de blocs de pierre découpés, transportés, hissés et positionnés…Il faut la mériter sa maison de l’immortalité ! Pharaon immortel, emmène avec lui toute la population dans son ambition d’une dimension de spiritualité. Sa demeure ne doit jamais être profanée !
Les attributs royaux
Pharaon élu, on lui donne des attributs royaux en accessoires et en habillement. Pour être à la mode, sa coiffe qu’il porte sur sa tête est le némes, sa barbe postiche, ses sceptres qui sont l’héqua (le sceptre royal) le nékhakha (le chasse-mouches hérité d’Osiris), ses couronnes : la rouge pour la Basse Egypte, la blanche pour la Haute Egypte, le pschent qui réunit les deux couleurs que l’on appelle la double couronne de la Haute et la Basse Egypte. La troisième couronne de Pharaon est le khépresh le casque bleu, l’uraeus, le cobra royal dressé sur la tête, protège le contre ses ennemis.
Pharaon est DIEU
Comme nous l’avons expliqué précédemment plus haut, Pharaon est aussi un dieu. Tout au long de son règne, on l’honore de cérémonies, celle du couronnement, la confirmation à chaque Nouvel An, son Jubilé qui est le fameux fête-sed. Sur les parois des temples, Pharaon est représenté de même taille que les dieux. La monarchie égyptienne est une royauté sacrée. A chaque cérémonie renouvelée, on vérifie la tombe, ses temples funéraires, son mobilier, son culte d’entretien. Cette pratique consiste à montrer la popularité de Pharaon auprès de son peuple.
L’éponymat dans le langage royal de Pharaon sont les évènements daté par apport aux années de règne du Roi. Ils remontent la succession des règnes à la Création. Le roi nomme son démiurge d’après son nom, les territoires conquis sur des peuples voisins ou gagnés sur l’Egypte, même sur les marécages, les cours d’eau, ou des régions incultes. Les fondations agricoles, les unités de production pour répondre à la personnalité du roi, dans la nécessité : un temple, une pyramide ou une statue qui deviennent des objets de culte.
Les différents métiers de Pharaon, comment cela marche ?
-le culte des dieux
Quand Pharaon garde l’ordre du monde, il « satisfait » les divinités. La religion étant très importante, que le roi est le FILS de Dieu, il bâtit un temple, le restaure, l’agrandit, et de veiller sur tous leurs temples, en leur vouant un culte. Pharaon fils de dieu, officie les cérémonies, il est présent. Pour que son dieu soit fier de son fils spirituel, le Roi donne cette charge au clergé. Il entretient leurs monuments et leur culte funéraire.
-les relations extérieures
Outre d’honorer les dieux, Pharaon préserve l’Egypte des assauts des peuples voisins qui veulent conquérir le territoire de l’Egypte. Le Roi devient chef des armées et de la diplomatie.
-le gouvernement du pays
Une fois élu, Pharaon gouverne. Il règne et dirige le pays entouré d’une équipe d’hommes entre lesquels ils se répartissent : biens de la couronne, administration centrale, les domaines des temples, fondations funéraires privées. Chaque domaine administratif a une autonomie variable. Le roi peut soumettre un impôt à toute protestation de service, sauf un cas particulier. Il arbitre les conflits, de compétence, fait respecter les statuts engraissés, règle les litiges territoriaux, rétablit ou réorganise ce qui était tombé en désuétude, prend les initiatives sociales ou économiques, requises par la conjoncture nomme ou confirme les charges…
La politique
Pour faire sa politique, Pharaon s’entoure d’une équipe de gens compétents. Son atout principal est le vizir aujourd’hui l’équivalent de notre premier ministre. C’est lui qui a la tâche d’exécuter les décisions du Roi. Ces décisions sont prises après la consultation du conseil des courtisans et des hauts dignitaires. Le vizir a moins d’avantage d’être inspiré par la parole divine (Hou) et le discernement divin (Sia). Toute parole prononcée sous le coup de cette inspiration est écrite avec l’authentification en tant que décret royal (oudj mesou). Ces décrets royaux s’adressent à un particulier comme à une collectivité. Leur contenu va de la lettre de félicitations d’intérêt général. Les lois sont les décrets royaux et des écrits anciens. Ces écrits anciens, il les fait exécuter sans cesse tout l’exercice de son pouvoir le maintient dans l’ordre qui constitue la justification et la limite.
La légitimé de Pharaon
La légitimité de Pharaon est l’ascendance divine. Dans le principe de la monarchie humaine, le Roi lègue les pouvoirs du trône au frère aîné ; ou bien, sa succession. La coutume de l’héritage de Pharaon se fait de père en fils ou de frère en frère souvent réalisée au cours de l’histoire égyptienne. Sauf en cas d’exception, si il n’y a pas d’héritier mâle, c’est une femme à qui on donne l’accès au pouvoir du trône de la famille, exemple : Hatchepsout , Taousert…Celle-ci la transmettra à son époux. A l’époque des Pharaons, on se mariait souvent avec un membre de la famille entre frère et sœur, que l’on appelle aujourd’hui l’inceste. Le principe de la monarchie royale veut que le Roi se marie avec une fille de sang.
Le choix de Pharaon est marqué par un évènement précis comme la naissance prodigieuse (les trois pharaons de la Vème dynastie), d’un rêve inspiré à l’heureux élu ; comme le songe du jeune Thoutmosis pendant son sommeil au pied du sphinx, Tanoutamon pour un oracle ou manifestation inattendue pour les cas d’Hatchepsout, Horemheb. Ces évènements pour choisir le nouveau roi au trône, attirent des manipulations, comme des complots, des assassinats ou des coups d’état, des rivalités au sein de la famille et de la cour royale.
Pour son successeur, Pharaon choisit donc son fils aîné apte à régner sous le titre de prince héritier erpâ/chef de l’armée, ou l’associant en corégent dans le langage courant. Pharaon couronné, il s’emploie à affermir sa position en faisant publier un bilan du règne de son prédécesseur. Des textes le prouvent : l’Enseignement d’Amménémès I était écrit sous son fils Sésostris I, le Papyrus Harris est le bilan du règne de Ramsès III achevé par son fils Ramsès IV.
Le clergé travaille avec Pharaon
Avec la politique, le clergé fait parti du pouvoir de Pharaon, se constitue en trois phases :
1) au bénéfice de Pharaon, tous les soins sont prodigués à la personne physique du Pharaon. Cela va du service alimentaire et les ablutions jusqu’à l’entretien de la perruque et de la barbe postiche. Les soins devinrent des charges honorifiques attribués à l’entourage ou à l’élite des courtisans. Ces pratiques sont attachées au culte funéraire du Pharaon mais également aux institutions.
2) Au bénéfice funéraire d’un particulier, pour s’assurer de survivre des chances dans l’au-delà, le mort doit faire l’objet d’un culte d’entretien : récitations de formules libations consécrations d’offrande. Souvent, les Egyptiens passaient de leur vivant des contrats avec les prêtres afin qu’un culte d’entretien fût pour eux perpétuèrent après leur mort.
3) Au bénéfice des divinités, l’ordre du monde exige que les divinités qui sont les principaux associés pour aider Pharaon à gouverner reçoivent au culte dans leurs sanctuaires : effigies, statues, animaux sacrés. Culte quotidien : toilette, onction, habillement, libations et fumigations d’encens, présentations d’offrandes (surtout alimentaires), culte périodique : sortie en procession de la statue, visites aux reposaris, et sanctuaires des divinités associées à l’occasion des fêtes.
L’organisation du clergé, peut-être compliqué dans les temples funéraires des pharaons, et surtout dans les temples des divinités. Si le temple est important, le clergé est hiérarchisé et spécialisé depuis le prêtre pur /ouâb, jusqu’aux prophètes ceux qui parlent au nom du dieu, et non ceux qui prédisent l’avenir.
Le temple hiérarchisé, ceux qui s’occupent sont répartis dans quatre gardes : prêtres ritualistes, pères divins, scribes des écrits divins, astronomes, musiciens, etc.…Le service sacerdotal est composé de quatre ou cinq tardivement, équipes mensuelles appelées phylés
Cet sacerdotal met en jeu les mêmes principes fondamentaux en particulier une part de l’offrande après qu’elle a été consacrée souvent un bien-fonds ou des revenus statutaires. En soi, le clergé égyptien contient des privilèges matériels qu’il peut contrôler. Les temples sont des économies : ils possèdent des terres, du bétail, des produits précieux (or, etc) des bateaux, des équipements, un personnel nombreux tout un complexe important destinés pour les grands temples comme celui de Rê d’Héliopolis, Ptah de Memphis, Amon à Thèbes. La gestion de ces grands temples fait l’objet d’une lutte entre les Pharaons qui veulent la confier à des hommes sûrs en qui ils peuvent la contrôler et la lourde responsabilité revient aux prêtres considérant que c’est à eux de s’en occuper. Cette lutte, fait partie des évènements historiques de l’Egypte Ancienne sous le Nouvel Empire. La XXIème dynastie impose la théocratie, est la sanction idée logique d’un rapport de force favorable au clergé d’Amon. L’oracle d’Amon et le clergé qui le manipule devient l’instance suprême de décision, auquel, Pharaon lui-même soumet son programme politique, le territoire en majorité contrôlé par le domaine d’Amon : la Haute Egypte et la Moyenne Egypte jusqu’à El-Hiba. Au Moyen-Empire la gestion des temples, est confiée par ses représentants, quand les gouverneurs sont en même temps directeur des prêtres, lui échappe parfois institutionnellement, quand des « décrets » royaux garantissent l’autonomie des temples, ou en raison d’un rapport de force qui permet au clergé de prendre en charge leurs domaines.
Le clergé a un double avantage, les contreparties matérielles associés à toute prêtrise, il peut réaliser plus ou moins une situation politique, de contrôler en tirant quelques profit de la gestion des biens du temple.
Les habitants du clergé
L’accès aux charges sacerdotales au temps des Pharaons n’exigeait guère de conditions très restrictives : maîtrise de l’écrit quand il fallait officier, un état de pureté rituelle ; crâne rasé, abstinence sexuelle, vêtements de lin, pas de consommation de poissons. Un acte de foi on constate fréquemment chez une même personne, dans une même famille, le cumul des prêtrises et de fonctions militaires et administratives. Ces prêtrises s’acquièrent par hérédité ou tractives par nomination de Pharaon, parce qu’il conserve un droit de regard sur leurs transmissions et en use autant qu’il peut, pour les plus importantes. A la Basse Epoque, l’hérédité devient une condition de l’accession au sacerdoce, et proclamée comme telle. Les arguments invoqués pour obtenir la faveur des dieux, sont par les prêtres qu’ils sont fils de prêtres. Hérodote pendant son voyage durant la première domination Perse décrit clairement le clergé égyptien comme fermé, et tout donne à croire qu’il avait bien vu.
La Corégence de Pharaon
Dans un précédent article, on a parlé de la succession royale de l’Egypte Ancienne de Pharaon. C’était une pratique délicate, avec les ambitions intrigues, beaucoup de complots entre la transmission de la couronne du père au fils. Il y avait la corégence. La corégence c’est Pharaon de son vivant, choisit son successeur associé à son règne comme Pharaon de plein droit avec tous les attributs de la fonction surtout un protocole complet. Les évènements pouvaient être datés aux deux partenaires de leur règne respectif. Parfois la corégence ne se conciliait pas facilement, étant donné que Pharaon est le représentant. Le partenaire le plus jeune était assimilé à Horus « qui protège son père », en référence au mythe osirien, ou encore « bâton de vieillesse » institution selon laquelle un homme atteint par l’âge partageait sa fonction avec son fils. Le partenaire le plus jeune assumait souvent les tâches les plus actives, comme par exemple, les expéditions militaires. Sésostris I était associé par les besoin de la corégence à son père Amenemhat I. La corégence se pratiquait plus à la XIIème dynastie, même des corégences forcées connues en l’an VII de Thoutmosis III contre son gré et Hatchepsout qui se fit couronnée Pharaon, associée à son père Thoutmosis III jusqu’à sa mort. On dirait cela aujourd’hui une cohabitation. Autres exemples de corégences, celle de Thoutmosis III avec Aménophis II qui était quasi assurée. La plus connue disputée dans la corégence entre tel et tel pharaon est celle d’ Aménophis II à Aménophis IV qui pouvait s’établir ou ruiner.
Quand Pharaon part en guerre
Souvent attirée par des peuples envahisseurs avec ses frontières, l’Egypte fut occupée par des ennemis. Les grosses invasions ne permettent pas la protection du peuple. Protéger l’Egypte des ennemis est la lourde tâche du Roi, car c’est lui avec la force des dieux qui relève le défi de sauver le pays des ennemis venant de Lybie, Perse et la Syrie…Les scènes de batailles sont représentés sur les façades des temples comme celle de la mise à mort d’un ennemi sous la présence divine. Ces scènes de guerre sur les temples sont une action protectrice. On y voit entre autres la remise du glaive au roi par un dieu et la présentation du dieu par le roi de listes de peuples enchaînés qui sont une force victorieuse contre un butin. L’ordre revenu, quand Pharaon rentre victorieux du champ de bataille au pays, on le couvre de cérémonies grâce à son succès de la guerre. Les grands conflits guerriers sont surtout connus au Nouvel Empire entre grands Etats. On distingue les « sorties du roi » menées par le souverain en la personne à la tête de forts contingents et les « sorties des archers » que ses officiers montrent le « glaive de Pharaon » dirigent. Parmis les grandes batailles dans l’histoire Pharaonique de l’Egypte Ancienne, on trouve dans les plus célèbres, la bataille de Megiddo sous Thoutmosis III celle d’ Aménophis II entre l’Orante et l’Euphrate, et surtout l’illustre bataille de Qadesh de Ramsès II qui ont révélé entre eux des entraîneurs d’hommes pas toujours des stratèges éclairés.. Avec la guerre menée par Pharaon, deux grands dieux l’influencent, à savoir le guerrier MONTOU patron des Rois de la XI et XIIème dynasties à la tête de faucon, et le célèbre SETH le vident défenseur de la barque solaire.
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