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MA MUSIQUE


LES HIEROGLYPHES




LES HIEROGLYPHES

 

Cette mystérieuse écriture que l’on voit sur les murs des temples des tombes ou des papyrus des Anciens Egyptiens remonte il y a 3200 av JC.

Son nom vient du mot grec hiéros qui signifie sacré  et glyphein signifie sculpter et graver. Le mot SACRE tient une place importante dans le cœur des Anciens Egyptiens, puisqu’ils vénéraient les dieux. Leur écriture dans la langue égyptien hiéroglyphique se dit « les paroles de dieux » en l’occurrence elle est assimilée au dieu THOT dieu à tête d’ ibis oiseau emblématique des Egyptiens de couleur blanche ou noir comme pour les Pharaons que nous verrons plus loin. Outre son aspect à tête d’oiseau, le bon Thôt peut avoir une tête de babouin. Ses fonctions sont multiples et reconnues du panthéon égyptien, la plus connue de toutes est celle qu’il est le dieu des scribes, et par conséquent, le dieu de l’écriture.

L’écriture hiéroglyphique de l’Ancienne Egypte, évoluaient en trois phase sous le règne des Egyptiens : hiéroglyphe, hiératique, démotique.

-le hiératique est utilisé pour écrire des textes religieux sur du papyrus comme par exemple le Livre des Morts ou bien des textes littéraires comme le Conte du Naufragé

-le démotique était utilisé pour les documents de la vie quotidienne, comme lettres, contrats sur des supports de papyrus, ou de la pierre appelée ostracons que les artisans de Médineh.

L’exemple de ces trois phases est sans aucun doute la célèbre Pierre de Rosette découverte en 1799 par les soldats de Bonaparte durant la campagne dans le Delta. Elle nous parle d’un décret du dernier Pharaon grec Ptolémée V datant de 196 av JC, inscrit sur une stèle. Cette magnifique stèle fut déchiffrée par un génie père de la fondation de l’égyptologie française, grenoblois, nommé Jean François Champollion.


 

LE MODE D’EMPLOI DES HIEROGLYPHES

Etant donné que les hiéroglyphes est pour les Egyptiens une écriture sacrée et divine, les ouvriers qui travaillaient pour Pharaon, donnaient une couleur principale pour chaque signe, ce qui rendait à l’écriture une belle harmonie. Par exemple, si l’artiste voulait dessiner la lune, il la peignait en jaune, le ciel sera en bleu et la mer soit en bleu ou en vert, la terre sera en rouge. Les Egyptiens utiliseront deux couleurs principales  pour les textes hiératiques le rouge et le noir. On voit les deux couleurs primordiales sur les parois des tombeaux tracés en grands, et sur les cercueils des sarcophages, en petits ou bien sur divers autres monuments, qui sont destinés à recevoir ces inscriptions.

Le mode d’emploi du rouge était utilisé comme une ponctuation, dans les textes littéraires, avec le noir.

Ainsi les hiéroglyphes en couleur furent exécutés dans trois ordres différents :

a)      sculptés sans couleur

b)      sculptés et peints

c)      dessiner avec encre de couleurs et peints.

 

LE FONCTIONNEMENT DES HIEROGLYPHES

 

Les hiéroglyphes sont des signes de valeur phonétiques que l’on peut comparer aux sons de notre alphabet. Ils sont classés dans des groupes suivants : les idéogrammes, phonogrammes, déterminatifs.

L’ idéogramme est un signe qui va servir à noter un mot comme nos chiffres. Exemple, le chiffre « 3 » se prononce trois sans recours t-r-o-i-s. Dans un exemple concret, nous voulons écrire le mot eau. Mettons-nous à la place du scribe, il va dessiner sur sa palette trois filets d’eau pour écrire le mot eau.

Le phonogramme est un signe qui sert à noter un ou plusieurs sons qui est le principe du jeu du rébus employant un  dessin : CHAT POT = CHAPEAU.

Les déterminatifs sont des signes qui ne se lisent pas mais ils servent à qualifier le mot qu’il précède. Il est également un idéogramme. De cette manière avec les signes phonétiques, il précise la lecture.

Revenons à notre exemple pour écrire le mot EAU. Les trois filets d’eau est dans l’idéogramme le mot eau. On le dira avec le mot liquide et le mot serait écrit O (trois filets). Dans la langue de l’ancien égyptien, il se prononce mw (mou). Mais il y a d’autres manières d’expliquer le fonctionnement des hiéroglyphes. Les idéogrammes directes sont un signe qui exprime ce qu’il représente comme une étoile«. L’idéographique phonétique est un signe qui sert à exprimer un rébus (voir=chapeau) et l’idéographique symbolique est un signe qui sert à exprimer une idée voisine de la réalité comme par exemple l’homme qui est assis et qui porte sa main à sa bouche veut dire plusieurs significations : manger, parler, boire et se taire…#

Le groupement des signes :

Nous avons vu précédemment que les signes sont à la fois des idéogrammes des signes phonogrammes et des déterminatifs, mais ils sont bien plus que ça.

Contrairement à notre alphabet ordinaire qui se compose de 26 lettres avec des consonnes et des voyelles, les Egyptiens eux dans leur alphabet, ne connaissent que des consonnes. Leur base d’écriture se trouve dans des groupes que nous appellerons des unilitères, bilitères et trilitère. Dans notre français, par exemple, on va utiliser une consonne qui sera en ancien égyptien un unilitère : s. Avec le s, on va l’associer à plusieurs mots : as, os, us, sa, se, si, su. De la même manière pour les bilitères : tn ; ton, ten, atone, étain, etna. Ainsi qu’avec les trilitères : grs ; grais, gras, gros, aigris, gars, égarés.

 

LES UNILITERES :

 

 

Etant donné que la translittération est dépourvue de voyelles, on y intercale pour faciliter la lecture, les sons « é » ou « è » entre les consonnes comme :

stp « sé-tèp » dbH « dé-bèh » bnr « bénèr » (èr comme aire) dpt « dépèt » (èt comme ette) dbn « débèn » (èn comme aime) sDm « sédjèm »(èm comme aime)  ds « dès » (ès comme esse)

Les lettres A et a se prononcent « a » pour la première et « â » pour la seconde comme pour écrire le mot ankh dans le nom du jeune Pharaon Toutankhamon

Les lettres « j » et « y » sont prononcées « i », « w » se dit ou. En dessous voici d’autres exemples de prononciations :

Atp « atèp » bjn « bine » wSb « ouchèb », Hna « héna» ptH «ptah»

Quant à la translittération des noms propres c’est comme si on écrivait nos prénoms le début avec une lettre majuscule. Par exemple, pour écrire le nom du dieu  PtH se lit traditionnellement « Ptah »

 

Dessiner les hiéroglyphes demande une concentration et de la patience, n’est pas toujours facile pour un novice (comme moi). Mais au fil de l’apprentissage, les signes se forment et on les apprend mieux à les distinguer, bien qu’ils se ressemblent tous. Les hiéroglyphes sont dessinés d’une manière harmonieuse, et pour les placer le scribe va utiliser les cadrats. Ce sont des petits carrés dans lesquels il va placer les hiéroglyphes. Il va les dessiner, les grouper si besoin dans leur proportion réciproques dans une série successive de cadrats. Le côté de ces cadrats correspondait à la hauteur et à la largeur des signes les plus longs et les plus larges. Les cadrats peuvent être soit : 1, ½, 1/3 , ¼ de la forme générale carrée , verticale et horizontale. Les hiéroglyphes doivent à eux seuls occuper un seul cadrat ou un demi-cadrat.


 

LE SENS DE LA LECTURE DES HIEROGLYPHES

 

Comment ça marche ?

Pour lire la belle magnifique écriture sacrée des dieux, les hiéroglyphes, les Egyptiens ont décidé pour compliquer la tâche, qu’elle se lirait dans trois sens. Le visiteur qui se trouve devant une paroi d’un temple et qui ne sait pas lire les hiéroglyphes se demande comment ils lisaient les Egyptiens ?...Le visiteur doit pour se familiariser la première fois avec cette écriture complexe, pour faire une approche, suivre les hiéroglyphes avec son regard, car aux yeux des Egyptiens et des dieux, les signes hiéroglyphes sont VIVANTS.

Dans un autre pays lointain aussi grand que la France, la Chine pratique le même sens d’écriture qu’avec les hiéroglyphes égyptiens. Quand nous lisons un livre, nous le lisons de gauche à droite et bien les Egyptiens ont décidé qu’ils liraient les hiéroglyphes dans trois sens :

Gauche à droite, droite à gauche, haut vers le bas

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