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MA MUSIQUE


L'EGYPTE ANCIENNE

Mercredi 7 octobre 2009


L'Egypte a décidé mercredi de suspendre sa coopération archéologique avec le musée français du Louvre tant que des fragments de fresques de l'ère pharaonique, "volés" selon elle, ne lui seront pas restitués.

Le ministre français de la Culture, Frédéric Mitterrand, a réagi en se disant "prêt" à restituer "sans délai" ces pièces s'il s'avérait que les doutes sur la légalité de leur sortie d'Egypte étaient fondés.

Le Caire va "cesser toute coopération" archéologique avec le Louvre tant que ces pièces "volées" ne lui auront pas été restituées, a déclaré à l'AFP le secrétaire général du Conseil supérieur des antiquités (CSA), Zahi Hawass.

Il s'agit de cinq fragments de fresques issus du tombeau d'un dignitaire de la XVIIIème dynastie (1550-1290 avant J.C.), situé dans la Vallée des Rois, près de Louxor.

L'annonce survient dans un climat crispé après l'échec du ministre de la Culture égyptien, Farouk Hosni, pour prendre la direction de l'Unesco, basée à Paris.

M. Mitterrand a convoqué pour le 9 octobre la commission scientifique nationale des musées de France afin que celle-ci émette un avis sur la provenance des fresques et leur éventuelle sortie des collections du musée du Louvre.

Le ministre se déclare "prêt, si la commission devait émettre un avis favorable", à restituer les fragments de fresques à l'Egypte conformément à la Convention de l'Unesco de 1970 visant à lutter contre le trafic de biens culturels, ratifiée par la France en 1997.

La direction du Louvre a assuré à l'AFP que le musée était "ouvert" à la restitution de ces pièces, "dans le respect des procédures" françaises.

"Le processus de restitution est enclenché", mais la décision finale dépend d'un avis conforme de la commission scientifique, précise-t-on au Louvre.

En attendant, M. Hawass a indiqué que deux conférences devant être organisées avec le musée avaient été annulées, et que les travaux menés par le Louvre sur le site archéologique de Saqqara, près du Caire, étaient suspendus.

M. Hawass a précisé que cette décision, qui n'avait pas été rendue publique jusqu'à présent, avait été prise "il y a deux mois", laissant entendre qu'elle n'était pas liée à l'échec le mois dernier de M. Hosni à l'Unesco.

Des responsables du ministère de la Culture égyptien indiquaient toutefois depuis quelques jours, en privé, leur intention de donner des signaux de mauvaise humeur envers la France, où une vive campagne contre M. Hosni avait été déclenchée par des intellectuels comme le philosophe Bernard-Henri Lévy.

"Une issue satisfaisante pour tous devrait être trouvée dans un délai très raisonnable", estimait-on toutefois à l'ambassade de France au Caire.

L'Egypte, dont l'immense patrimoine archéologique a longtemps été exporté au profit des plus grands musées du monde -quand il n'a pas été tout simplement pillé- est aujourd'hui particulièrement sourcilleuse sur ce sujet.

Le Caire réclame ainsi depuis longtemps avec insistance la restitution par l'Allemagne d'un buste de la légendaire reine Néfertiti, emmené à Berlin en 1913.

Cela fait peur...Bientôt je ne pourrais plus aller flaner dans le département des Antiquités Egyptiennes au Louvre si l'article en question dit vrai.
Par legypteanciennedeclaire
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Jeudi 23 juillet 2009



LA VIE QUOTIDIENNE DES EGYPTIENS SOUS PHARAONS

 

 

 

 

 

Les Egyptiens ont vécu sous le règne des Pharaons. Ils ont construits des temples prestigieux , ont vénéré plusieurs dieux , ont inventé l’écriture mystérieuse en symboles appelée les HIEROGLYPHES , ont vécu sous les humeurs du Nil.

Durant le siècle pharaonique , les Anciens Egyptiens avaient beaucoup de nourritures et d’activités commerciales avec d’autres frontières , leurs préoccupations de la vie quotidienne. Ainsi , des manifestations sociales , il y en a eu sous Ramsès IV : les ouvriers se sont mis en grève pour être mieux payés , bien avant les 35 heures !. Le trafic fluvial commercial se faisait sur le Nil , il donnait pleins de ressources aux paysans tels que des animaux sauvages , des poissons , des plantes abondantes ; innombrables champs de papyrus et du lin. Les Anciens Egyptiens se nourrissaient de céréales riches en protéines cultivées l’été , le blé , surtout à base de la volaille , de bovins , des fruits secs comme la figue , ils fabriquaient de la bière avec de l’orge , du miel et de la vigne pour en faire du vin sucré , ce sont eux qui ont inventé le gavage des oies.

Ils n’étaient pas doués pour se soigner , ils s’auto-médicalisaient eux-mêmes contrairement à la civilisation Grec . Cela dépendait : ils allaient voir le médecin , ou se soignaient par les plantes aux vertues médicinales.

Comme moyen de paiement , ils faisaient beaucoup d’échanges de troc avec leurs biens , tandis que les Aztèques et les Incas payaient leurs biens avec des fèves de cacao la boisson propice et sacrée des Dieux.

Quand ils travaillaient , c’était le Scribe qui notait tout ce qu’ils faisaient en registre sur des tablettes ou des ostracons , pour le compte de Pharaon. Il allait voir si la récolte était bonne , donnait des sanctions à ceux qui ne faisaient pas du bon travail , et ceux qui ne payaient pas les impôts.

Les femmes égyptiennes se maquillaient et se parfumaient , elles avaient une vie sociale différente par apport aux hommes , on parlait déjà des mariages arrangés , c’était la femme au foyer qui restait à la maison s’occuper de ses enfants et de la procréation dans la famille. Les filles n’allaient pas à l’école tandis que les garçons y allaient pour devenir plus tard scribe pour le roi ou le Vizir , les filles suivaient leurs mères dans leurs tâches ménagères dans la classe sociale moyenne de la société égyptienne.

Le peuple Egyptien savaient très bien s’amuser dans leur loisirs , que ce soit la danse , ou la musique , les jeux ludiques ou sportifs , et savaient se défendre en cas d’attaque des pays étrangers qui venaient envahir et conquérir leur pays.

Par legypteanciennedeclaire
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Vendredi 10 avril 2009
CHRONOLOGIE DES PHARAONS




1 EPOQUE THINITE
1ère dynastie 3100-2890
NARMER 3100
AHA
DJER
DJET
DEN (ou Oudimou)
ANEDJIB (Adjib)
SEMERKHET
QAA (ou Ka)
2ème dynastie 2800-2680

HOTEPSKHEMOUI
NEBRE (ou Rêneb)
NETERIMOU
PERIBSEN
KHASEKHEM / NEFERKARE
KHASEKHEMOUI / NEFERSOKAR

2 ANCIEN EMPIRE (Memphite)
3ème dynastie 2686-2613

SANAKHT
DJOSER
SEKHEMKHET KHABA
NEFERKA
HOU (ou HOUNI)

4ème dynastie 2613-2498

SNEFROU
KHOUFOU / KHEOPS
DIDOUFRI
KHEPHREN
BAOUFRE
MYKERINOS
SHEPSESKAF
DEDEPTAH (?)

5ème dynastie (héliopolitaine) 2498-2345
OUSERKAF
SAHOURE
NEFERIRKARE KAKAI
SHEPSESKARE ISI
NEFEREFRE
NIOUSSERE INI
MENKAOUHOR AKAOUHOR
DJEDKARE IZEZI
OUNAS

6ème dynastie 2345-2181
TETI
OUSERKARE
PEPI I
MENRERE ANTYEMSAF I
PEPI II
MENRERE ANTYEMSAF II
MENKARE NICOTRIS

3- PREMIERE PERIODE INTERMEDIAIRE
7ème dynastie 2181-2173

8ème dynastie 2173-2160
OUADJKARE PEPISONBE
NEFERKAHIN ANOU
KAKARE IBI
NEFERKARE
NEFERKAOUHOR KAPOUIBI
NEFERIKARE

DYNASTIES HERACLEOPOLITAINES
9ème dynastie 2160-2120
MERIBRE KHETY I
NEFERKARE NEBKAOURE
KHETY II
SETOUI
10ème dynastie 2120-2060
MERIHATOR
NEFERKARE
OUAKHARE KHETI III
MERIKARE
NEBKAOURE KHETI IV

4- MOYEN EMPIRE THEBAIN
11ème dynastie 2133-1991

MENTOUHOTEP
ANTEF I
ANTEF II
ANTEF III
SEANKHIBTAOUI
MENTOUHOTEP II
MENTOUHOTEP III
MENTOUHOTEP IV


12ème dynastie 1991-1786
AMENEMHAT I
SESOSTRIS I
AMENEMHAT II
SESOSRTIS II
SESOSTRIS III
AMENEMHAT III
AMENEMHAT IV
SEBKHARE SEBEKNEFROURE

4 DEUXIEME PERIODE INTERMEDIAIRE
13ème dynastie 1786-1633
On a recensé une trentaine de noms dont certains désignent le même personnage, parmis lesquels plusieurs Amenemhat, un Sesostris, plusieurs Sebekhotep et Didoumès. La capitale principale est THEBES

14ème dynastie 1786-1603
16 souverains qui auraient regné au total 184 ans. La capitale était Xaïs, ville du Delta, dans les marais au nord est de Saïs

15ème dynastie 1674-1567
C'est la dynastie des Grands Hyksos dont la capitale était située à Avaris, à l'est du Delta.

MAYEBRE SHESHI
MEROUSERRE YAKOBHER
SEOUSERENRE KHYAN
APOPHIS I
APOPHIS II
APOPHIS III
AASEHRE KHAMUDY

16ème dynastie 1684-1567
Constituée par huit princes hyksos dont on ne connaît que les noms, elle semble avoir té vassale des Grands Hyksos

17ème dynastie 1650-1567
Dynastie des princes de Thèbes fut un moment vassale des Hyksos avant que les derniers de ses princes ne se rendent indépendants et entreprennent une guerre de libération contre l'envahisseur asiatique
SEKHEMRE OUKHA RE-HOTEP
SEKHEMRE OUEPMMAAT ANTEF
SEKHEMRE HEROUHERMAAT ANTEF
NEBKHEPERRE ANTEF
SEKHEMRE SEMENTAOUI DJEHOUTI
SENAKHTENRE TAO (ou TAA)
KHAMOSIS

5- NOUVEL EMPIRE THEBAIN
18ème dynastie 1567-1320
AHMOSIS
AMENOPHIS I
THOUTMOSIS I
THOUTMOSIS II
THOUTMOSIS III
AMENOPHIS II
THOUTMOSIS IV
AMENOPHIS III
AMENOPHIS IV
SEMENKARE
TOUTANKHAMON
AY
HOREMHEB


19ème dynastie 1320-1200
RAMSES I
SETHI I
RAMSES II
MERENPTAH

AMENMES
SETHI II
MENRENPTAH SIPTAH
TAOUSERT

IARSOU

20ème dynastie 1200-1085
SETHNAKHT
RAMSES III
RAMSES IV
RAMSES V
RAMSES VI
RAMSES VII
RAMSES VIII
RAMSES IX
RAMSES X
RAMSES XI


6-TROISIEME PERIODE INTERMEDIAIRE
21ème dynastie tanite 1085-950
SMENDES
AMENEMES
PSOUSENNES I
AMENEMOPE
SIAMON
PSOUSENNES II

Grands prêtres de Thèbes 1085-950
Herihor
Piankhi
Pinedjem I
Masahert
Menkheperrê
Nesbenebded
Pinedjem II

22ème dynastie lybienne à Bubastis 950-730
SHESHONQ
TAKELOT I
SHESHONQ II
SHESHONQ III
SHESHONQ IV
OSORKON I
OSORKON II
TAKELOT II

PAMI

23ème dynastie lybienne à Tanis 817-730
PEDOUBASTIS
OSORKON III
AMONROUD ?
SHESHONQ V
TAKELOT III
OSORKON IV


7- BASSE EPOQUE
24ème dynastie saïte 730-720
TEFNAKHT
BAKENAREF
25ème dynastie nubienne 751-656 (Pharaons Noirs)
PIANKHI
SHABAKA
SHABATAKA
TAHARQA
TANOUTAMON
26ème dynastie saïte 663-625
PSAMMETIQUE I
NECHAO I
PSAMMETIQUE II
APRIES
AMASIS
PSAMMETIQUE III

27ème dynastie perse archémédique 525-404
CAMBYSE
DARIUS I
XERXES
ARTAXERXES I
DARIUS II
28ème dynastie 404-398
ARMYTHEE
29ème dynastie 398-378
NEPHERITES I
ACHORIS
PSAMOUTHIS
NEPHERITES II
30ème dynastie 378-341
NECTANEBO I
TEOS
NECTANEBO II
ARTAXERXES III
ARSES
DARIUS III

L'Egypte ptolémaïque Pharaons Grecs 332-30
ALEXANDRE LE GRAND
PTOLEMEE I SOTER
PTOLEMEE II
PTOLEMEE III
PTOLEMEE IV
PTOLEMEE V
PTOLEMEE VI
PTOLEMMEE VII
PTOLEMEE VIII
PTOLEMEE IX
PTOLEMEE X ALEXANDRE I
PTOLEMEE XI ALEXANDRE II
PTOLEMEE XII NEOS DYONISOS
CLEOPATRE VII
PTOLEMEE XIII
PTOLEMEE XIV
PTOLEMEE XV CESARION fils de César et de Cléopâtre assassiné

L'EGYPTE DES ROMAINS
AUGUSTE
TIBERE
CALIGULA
CLAUDE
NERON
TITUS
TRAJAN
HADRIEN
MARC AURELE
COMODE

Par legypteanciennedeclaire
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Vendredi 31 octobre 2008



  JE SUIS L'HOMME TOUT PUISSANT (le Pharaon)

 

 

 

Je suis l'homme tout puissant
Habillé de son pagne blanc,
Je pars sur mon char en campagne
Je chasse les Envahisseurs tyrans et pilleurs

Le soleil se lève sur Karnak
J'entre dans le temple
me prosterner devant Amon-Râ
pour me préparer mes armes, au combat

Le Fayoum prospère de ses richesses
Mon peuple a de quoi se nourrir
avec pain, bière, poissons, viande et figues
et le Nil en crue les inonde
croyant la fin du monde

Je règne sur mon trône avec la corégence
souvent, parfois, les sentiments sont l'insouciance
Je fais appel à mon vizir pour gérer les conflits
Les récompenses, les cadeaux sont mes pays conquis
les complots, les traîtres, je les punie
je hais ceux qui en veulent à ma vie

Je suis l'homme tout puissant
habillé de son pagne blanc,
je pars sur mon char en campagne
je chasse les Envahisseurs tyrans et pilleurs

Grand bâtisseur, je construis
temples et pyramides pour mon peuple
pour la gloire de mon territoire
pierre par pierre, remontant notre mer
jusqu'au plus profond de nos terres
le peuple dévoué à moi regarde
s'ériger la grandeur de l'Egypte

Le soleil se couche sur la Vallée des Rois
Osiris, Thôt, Anubis sont désormais mon Tribunal
devant l'Ennéade, ils font passer leurs Lois
A travers la voix des dieux,
je continuerais à accomplir leurs vœux

Je suis l'homme tout puissant
dans mon linceul embaumé
viendront des millions de gens
effectuer mon dernier voyage
et me donneront l'immortalité

 

 

Texte : Claire Dannhauer & Pierre Odier

Copyright 2008

Par legypteanciennedeclaire
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Lundi 27 octobre 2008


L'Egypte Ancienne

Pourquoi j'aime l'Egypte Ancienne ?.

Comme tout le monde, l'Egypte Ancienne fascine des millions de personnes que ce soit des néophytes, des passionnés ou des amateurs. Quand on évoque l'Egypte, on pense tout de suite à ses nombreux temples et ses tombeaux. Quand on pense à l'Egypte, on voit le Nil, le fleuve le plus long du monde et sa Vallée des Rois, les champs luxuriants de papyrus. L'Egypte, ce sont les pyramides, les hiéroglyphes. Pendant mille ans, des multitudes de tombeaux et des temples se sont ensevelis jusqu'à ce que la campagne napoléonienne viennent les réveiller, qu'un certain GENIE nommé Champollion découvre le mystère et perce l'écriture sacrée des dieux intitulée les HIEROGLYPHES faisant ainsi ouvrir les portes de l'égyptologie.

L'Egypte attire chaque année des millions de voyageurs venant du monde entier, venus pour admirer les célèbres Pyramides de Gizeh et les merveilleux trésors de la Vallée des Rois. Pour les voyageurs, l'Egypte c'est aussi des noms de plus grands rois, qu'ils appelent les Pharaons : Ramsès II, Toutankhamon, Hatchepsout, et leurs nombreux dieux à tête d'animal ou humain, aux noms d'Osiris, Anubis.

L'Egyptologie française est une passion qui traverse l'Europe depuis l'Italie, l'Allemagne et l'Angleterre jusqu'aux frontières du monde en Russie. Aujourd'hui, l'égypte continue toujours de raviver le coeur des millions de gens à travers le cinéma avec les péplums : les 10 Commandements (Yul Brunner et Charlton Heston), Cléopâtre (Richard Burton et Elizabeth Taylor) le cinéma à grand spectacle : la Momie et le Retour de la Momie. De l'Egypte, on retient des noms connus, la regrettée Dalida, le comédien Omar Shariff, le Président Moubarak, le chanteur Louis Chédid, le réalisateur de cinéma Youssef Chahine, récemment disparu ; ou encore l'animateur Nagui. Grâce à la magie du spectacle, l'Egypte revit avec la comédie musicale de Kamel Ouali sur Cléopâtre.

Malgré cela, l'archéologie et la nouvelle technologie d'aujourd'hui, nous font encore découvrir des choses que l'Egypte nous cache, nous apprenant ce qu'était la vie quotidienne au temps des Pharaons autour des expositions, jusqu'à l'analyse miraculeuse de l'adn sur les momies. Et elle continuera encore et pour des siècles à nous passionner du haut de ses pyramides...

 

Par legypteanciennedeclaire
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Mercredi 14 mai 2008






LES HIEROGLYPHES

 

Cette mystérieuse écriture que l’on voit sur les murs des temples des tombes ou des papyrus des Anciens Egyptiens remonte il y a 3200 av JC.

Son nom vient du mot grec hiéros qui signifie sacré  et glyphein signifie sculpter et graver. Le mot SACRE tient une place importante dans le cœur des Anciens Egyptiens, puisqu’ils vénéraient les dieux. Leur écriture dans la langue égyptien hiéroglyphique se dit « les paroles de dieux » en l’occurrence elle est assimilée au dieu THOT dieu à tête d’ ibis oiseau emblématique des Egyptiens de couleur blanche ou noir comme pour les Pharaons que nous verrons plus loin. Outre son aspect à tête d’oiseau, le bon Thôt peut avoir une tête de babouin. Ses fonctions sont multiples et reconnues du panthéon égyptien, la plus connue de toutes est celle qu’il est le dieu des scribes, et par conséquent, le dieu de l’écriture.

L’écriture hiéroglyphique de l’Ancienne Egypte, évoluaient en trois phase sous le règne des Egyptiens : hiéroglyphe, hiératique, démotique.

-le hiératique est utilisé pour écrire des textes religieux sur du papyrus comme par exemple le Livre des Morts ou bien des textes littéraires comme le Conte du Naufragé

-le démotique était utilisé pour les documents de la vie quotidienne, comme lettres, contrats sur des supports de papyrus, ou de la pierre appelée ostracons que les artisans de Médineh.

L’exemple de ces trois phases est sans aucun doute la célèbre Pierre de Rosette découverte en 1799 par les soldats de Bonaparte durant la campagne dans le Delta. Elle nous parle d’un décret du dernier Pharaon grec Ptolémée V datant de 196 av JC, inscrit sur une stèle. Cette magnifique stèle fut déchiffrée par un génie père de la fondation de l’égyptologie française, grenoblois, nommé Jean François Champollion.


 

LE MODE D’EMPLOI DES HIEROGLYPHES

Etant donné que les hiéroglyphes est pour les Egyptiens une écriture sacrée et divine, les ouvriers qui travaillaient pour Pharaon, donnaient une couleur principale pour chaque signe, ce qui rendait à l’écriture une belle harmonie. Par exemple, si l’artiste voulait dessiner la lune, il la peignait en jaune, le ciel sera en bleu et la mer soit en bleu ou en vert, la terre sera en rouge. Les Egyptiens utiliseront deux couleurs principales  pour les textes hiératiques le rouge et le noir. On voit les deux couleurs primordiales sur les parois des tombeaux tracés en grands, et sur les cercueils des sarcophages, en petits ou bien sur divers autres monuments, qui sont destinés à recevoir ces inscriptions.

Le mode d’emploi du rouge était utilisé comme une ponctuation, dans les textes littéraires, avec le noir.

Ainsi les hiéroglyphes en couleur furent exécutés dans trois ordres différents :

a)      sculptés sans couleur

b)      sculptés et peints

c)      dessiner avec encre de couleurs et peints.

 

LE FONCTIONNEMENT DES HIEROGLYPHES

 

Les hiéroglyphes sont des signes de valeur phonétiques que l’on peut comparer aux sons de notre alphabet. Ils sont classés dans des groupes suivants : les idéogrammes, phonogrammes, déterminatifs.

L’ idéogramme est un signe qui va servir à noter un mot comme nos chiffres. Exemple, le chiffre « 3 » se prononce trois sans recours t-r-o-i-s. Dans un exemple concret, nous voulons écrire le mot eau. Mettons-nous à la place du scribe, il va dessiner sur sa palette trois filets d’eau pour écrire le mot eau.

Le phonogramme est un signe qui sert à noter un ou plusieurs sons qui est le principe du jeu du rébus employant un  dessin : CHAT POT = CHAPEAU.

Les déterminatifs sont des signes qui ne se lisent pas mais ils servent à qualifier le mot qu’il précède. Il est également un idéogramme. De cette manière avec les signes phonétiques, il précise la lecture.

Revenons à notre exemple pour écrire le mot EAU. Les trois filets d’eau est dans l’idéogramme le mot eau. On le dira avec le mot liquide et le mot serait écrit O (trois filets). Dans la langue de l’ancien égyptien, il se prononce mw (mou). Mais il y a d’autres manières d’expliquer le fonctionnement des hiéroglyphes. Les idéogrammes directes sont un signe qui exprime ce qu’il représente comme une étoile«. L’idéographique phonétique est un signe qui sert à exprimer un rébus (voir=chapeau) et l’idéographique symbolique est un signe qui sert à exprimer une idée voisine de la réalité comme par exemple l’homme qui est assis et qui porte sa main à sa bouche veut dire plusieurs significations : manger, parler, boire et se taire…#

Le groupement des signes :

Nous avons vu précédemment que les signes sont à la fois des idéogrammes des signes phonogrammes et des déterminatifs, mais ils sont bien plus que ça.

Contrairement à notre alphabet ordinaire qui se compose de 26 lettres avec des consonnes et des voyelles, les Egyptiens eux dans leur alphabet, ne connaissent que des consonnes. Leur base d’écriture se trouve dans des groupes que nous appellerons des unilitères, bilitères et trilitère. Dans notre français, par exemple, on va utiliser une consonne qui sera en ancien égyptien un unilitère : s. Avec le s, on va l’associer à plusieurs mots : as, os, us, sa, se, si, su. De la même manière pour les bilitères : tn ; ton, ten, atone, étain, etna. Ainsi qu’avec les trilitères : grs ; grais, gras, gros, aigris, gars, égarés.

 

LES UNILITERES :

 

X3 ëj ëë/´y ¥a »/¸w ¾b P p 'f j/šm N/än r Hh ÔH x CX /ps IS @o Ùk Ëg °t ¼/½T ±d œD

 

Etant donné que la translittération est dépourvue de voyelles, on y intercale pour faciliter la lecture, les sons « é » ou « è » entre les consonnes comme :

stp « sé-tèp » dbH « dé-bèh » bnr « bénèr » (èr comme aire) dpt « dépèt » (èt comme ette) dbn « débèn » (èn comme aime) sDm « sédjèm »(èm comme aime)  ds « dès » (ès comme esse)

Les lettres A et a se prononcent « a » pour la première et « â » pour la seconde comme pour écrire le mot ankh dans le nom du jeune Pharaon Toutankhamon

Les lettres « j » et « y » sont prononcées « i », « w » se dit ou. En dessous voici d’autres exemples de prononciations :

Atp « atèp » bjn « bine » wSb « ouchèb », Hna « héna» ptH «ptah»

Quant à la translittération des noms propres c’est comme si on écrivait nos prénoms le début avec une lettre majuscule. Par exemple, pour écrire le nom du dieu  PtH se lit traditionnellement « Ptah »

 

Dessiner les hiéroglyphes demande une concentration et de la patience, n’est pas toujours facile pour un novice (comme moi). Mais au fil de l’apprentissage, les signes se forment et on les apprend mieux à les distinguer, bien qu’ils se ressemblent tous. Les hiéroglyphes sont dessinés d’une manière harmonieuse, et pour les placer le scribe va utiliser les cadrats. Ce sont des petits carrés dans lesquels il va placer les hiéroglyphes. Il va les dessiner, les grouper si besoin dans leur proportion réciproques dans une série successive de cadrats. Le côté de ces cadrats correspondait à la hauteur et à la largeur des signes les plus longs et les plus larges. Les cadrats peuvent être soit : 1, ½, 1/3 , ¼ de la forme générale carrée , verticale et horizontale. Les hiéroglyphes doivent à eux seuls occuper un seul cadrat ou un demi-cadrat.


 

LE SENS DE LA LECTURE DES HIEROGLYPHES

 

Comment ça marche ?

Pour lire la belle magnifique écriture sacrée des dieux, les hiéroglyphes, les Egyptiens ont décidé pour compliquer la tâche, qu’elle se lirait dans trois sens. Le visiteur qui se trouve devant une paroi d’un temple et qui ne sait pas lire les hiéroglyphes se demande comment ils lisaient les Egyptiens ?...Le visiteur doit pour se familiariser la première fois avec cette écriture complexe, pour faire une approche, suivre les hiéroglyphes avec son regard, car aux yeux des Egyptiens et des dieux, les signes hiéroglyphes sont VIVANTS.

Dans un autre pays lointain aussi grand que la France, la Chine pratique le même sens d’écriture qu’avec les hiéroglyphes égyptiens. Quand nous lisons un livre, nous le lisons de gauche à droite et bien les Egyptiens ont décidé qu’ils liraient les hiéroglyphes dans trois sens :

Gauche à droite, droite à gauche, haut vers le bas

 

Par legypteanciennedeclaire
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Mercredi 30 avril 2008





Définition du mot "PHARAON"

Le mot Pharaon est d'origine grec sous la basse époque. Dans la langue hiéroglyphique de l'ancien égyptien, il se dit per-aâ/pr-c3 et se traduit par grande maison. Sous l'ancien empire, c'est le palais royal où se tenait la cour du souverain. Au Moyen Empire, c'est toujours le palais, mais avec des mots vie, santé, et force. A la fin de la XVIIIème dynastie, sous Akhénaton l'Hérétique, dans une lettre qui lui avait été adressée, on lit "per-aâ, ankh, oudja, seneb neb"-"Pharaon, vie, santé et force le seigneur". Ce terme désigne pour la première fois celui qui règne sur la grande maison ; c'est-à-dire : le ROI. Sous la XIXème dynastie, on associe Sa Majesté dans le sens de Pharaon "Pharaon dit...". En réalité, ce n'est qu'à partir de la XIIème dynastie qu'on rencontrre dans les textes égyptiens du Pharaon CHEQUONG.

Les attributs royaux et autres significations de Pharaon

Avec la titulature royale officielle que nous étudierons bientôt, on compte d'autres noms et attributs.
Bien avant que l'on appelle Pharaon, le Roi fut assimilé avec d'autres mots dans la grammaire égyptienne :
nesou titre du roi de Haute Egypte,
nesout-biti Roi (nesout) Haute Egypte (bity)
Jty désigne le Roi en tant que souverain. Dans le language courant de la vie quotidienne, le mot "jty" veut dire père, heqa signifie "prince"
neb dans les titulatures officielles du roi, veut dire seigneur que l'ontrouve dans la formule suivante T3.wy nb : Double Pays (Tawy)/Seigneur (neb) = seigneur du Double Pays.

Ses épithèttes dans la formule d'eulogie se composent de "vie, santé et force", en fait, elle se lit en ancien égyptien, "vie, santé et prospérité". Cette formule de souhait serait adressée aux
dieux, lesquels on leur donnait des offrandes, aux personnages importants de la cour de Pharaon.
-
hem veut dire dans le protocole royal, majesté. Dans la société égyptienne de l'antiquité, il signifie aussi esclave. Quand Pharaon parle, il parle à lui -même : " heny, MA MAJESTE". Lorsqu'on s'adresse au roi, on emploie " hem ke, TA MAJESTE" (direct) et "hemef, SA MAJESTE" (indirect)

Lexique des noms royaux

 

Pour lire un cartouche royal, on va procéder comme suit en regroupant les attributs royaux et les épithètes donnés au Roi. On en compte cinq titres et cinq noms :

Hr =HORUS

Nbty =Celui des deux dames

Hr nb =Horus d’or

Nsw bjty=Roi de Haute et de Basse Egypte

Nb ¦A.wy=Seigneur du Double Pays

Nb jr.t x.t=Seigneur des Rites

NTr nfr=Dieu parfait

¤A Ra=Fils de Rê ; combiné avec le titre de nb Xa.w=Seigneur des couronnes

 

Formules d’eulogie ou de bénédictions :

 

a.w.s. abréviation de anx(=w), wDA(=w), snb(=w) qu’il soit vivant, intact et en bonne santé ! ou vie, santé et force !

pr-aA, a.w.s.=la grande maison, v,s,f

 

Pour un particulier

(j)m(y)-r(A) Hw.t-nTr Hr-m-sA=f, a.w.s

le directeur du temple Horemsaf, v,s,f

 

anx(=w) D.t=qu’il soit vivant, à jamais

d(w) anx=doué de vie

anx(=w) D.t r nHH=qu’il soit vivant pour toujours et à jamais

d(w) anx mj Ra= doué de vie comme Rê

d(w) anx nb Dd(.t) nb, wAs nb, snb nb anx(=w) D.t= doué de toute vie, de toute stabilité, de tout pouvoir, et de toute santé ; qu’il soit vivant à jamais

 

Pour un nom des défunts, rois ou particuliers

MAa-xrw=justifié, juste de voix

 

Lire un cartouche royal :

 

Hm n(y)-sw.t bjty ¢(w)fw , mAa-xrw

la majesté du Roi de Haute et de Basse Egypte Khéops juste de voix

Par legypteanciennedeclaire
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