Partager l'article ! LES TEXTES LITTERAIRES EGYPTIENS: LE CONTE DU NAUFRAGE Puis, le serviteur excellent dit : Que ton cœur se rassérène&n ...
| Mai 2012 | ||||||||||
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LE CONTE DU NAUFRAGE
Puis, le serviteur excellent dit :
Que ton cœur se rassérène !
Vois nous avons atteint
Le pays intérieur. Le maillet a été saisi
Le piquet d’amarrage a été frappé, l’amarre de proue placée
Sur terre. Une action de grâce a été faite, le dieu a été remercié
Et chaque homme embrassa son semblable
Notre équipage est revenu indemne
Sans perte pour votre arrivée. Nous atteignons
La limite Ouaoual et nous avons dépassé
Senmout. Vois, nous sommes donc revenus,
Nous avons atteint le pays en paix
Ecoutes moi donc gouverneur car je suis exempt
Lavé d’exagération. Laves-toi, fais-toi couler
De l’eau sur tes doigts et réponds
Quand on t’interrogera, tu parleras au roi, ton cœur est dans ta main
Puisses-tu répondre sans bafouiller la bouche de l’homme le sauve
Sa parole fait que le visage se montre aimable en sa faveur
Ton humeur s’est transformée
Laisse-moi donc te raconter une chose du même genre !
Une chose qui m’est arrivée en personne
Je suis parti à l’abri
Je suis allé à la région minière du souverain
En mer dans le bateau
D’une coudée de 120 de longueur, et de 40 coudées de large
120 marins à bord d’élite d’Egypte
qu’ils regardent le ciel
qu’ils voient la terre, leurs cœurs étaient devenus braves que (celui) des lions
ils prédisaient une tempête avant qu’elle ne fût venue, et un orage
avant qu’il ne fût advenu
une tempête est survenue tandis que nous étions en mer, avant que nous eussions touché terre !
le vent s’est levé, il redouble des vagues de 8 coudées
c’est l’espar qui la brisa (la force) pour moi !
alors le bateau périt ; de ceux qui s’y trouvaient, aucun ne survécut
alors, je fus déposé dans une île par une vague de mer
j’ai passé trois jours seul, mon cœur
comme mon frère. Je me suis allongé
à l’intérieur d’une cabane en bois
(et) je recherchais avidement de l’ombre
alors, j’étendai mes jambes
pour rechercher ce que je mettrai dans ma bouche
et j’ai découvert des figues
du raisin, et toutes sortes de légumes magnifiques
des figues de sycomore non entaillées avec des figues de sycomore entaillées
des concombres comme si on les cultivaient, des poissons
Cercophitèque, quelques babouins parfaits
Alors, je changeai (tout)
cela sur le navire, et là-dessus, m’étant prosterné
Pour le remercier, il me dit alors : « vois, tu atteindras le pays dans deux mois,
Tu serreras tes enfants dans tes bras, tu seras revigoré
Au pays (et) tu (y) seras enterré
Alors, je me retrouvai en bas sur le rivage auprès (litt.dans le voisinage) de ce navire
Près de ce bateau
Alors, je me mis à héler (litt.crier vers) la troupe qui était dans ce bateau
Je rendis grâce au seigneur de cette île
Et aussi grâce à ceux qui étaient à bord
Nous mîmes cap
au Nord
Vers la Résidence du Souverain, nous atteignîmes le pays
En 2 mois conformément à tout ce qu’il (le serpent) avait dit
Alors, je fus introduit auprès du Souverain
(et) lui remis ces présents que j’avais rapporté de cette île
alors, il (le souverain) me remercia en présence du conseil du pays
puis je fus promu compagnon (et) pourvu de
200 serviteurs. Regardes-moi après mon arrivée à terre (litt.après que je fus arrivé)
Regardes-moi après ce que j’ai vécu (litt.après que j’ai vu ce que j’ai vécu)
Ecoutes-moi donc car il est bon d’écouter les gens
Alors, il me dit « ne fais pas le malin, l’ami ! Pourquoi (litt.pourquoi est-ce) donner de l’eau
A un oiseau à l’aube pour l’égorger le matin ? »
C’est (ainsi) qu’il (le document) DOIT ALLER du début à la fin (litt.fait venir de son début à la fin) comme cela été écrit de la main
Du scribe aux doigts excellents, le fils d’Amény, Amenâa, v,s,f
(litt.comme cela été trouvé en écriture, de l’écriture du scribe)
FIN
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