1- LE MARCHE
Sous le long règne pharaonique , le troc se pratiquait dans tout le pays et l’étranger. La pièce de monnaie n’arrivera sous la 30ème dynastie (380-342 av jc)
Bien après l’utilisation de ce mode de paiement chez les Grecs.
L’économie principale de l’Egypte Ancienne est l’agriculture , le commerce était délégué au second plan. Les échanges avec les peuples voisins étaient le monopole de l’Etat égyptien : marché des
artisans , les artistes au service de Pharaons.
Leurs salaires étaient les céréales , bière , poissons séchés. Comme les paysans , ils échangeaient des produits sur le marché des aliments , contre d’aliments , plusieurs produits artisanaux et
des matières premières. Des marchands qui se déplaçaient sur le Nil d’une région à une autre , facilitait la circulation de leurs marchandises grâce à la céramique . Selon la couleur , la
céramique indiquait ce qu’elle contenait.
Les marchés au temps des Pharaons étaient le centre de la vie de la cité. Les acheteurs et vendeurs se rencontraient , les surveillants du gouvernement surveillaient le bon déroulement et l’ordre
public , des transactions. On plaçait les produits dans des entrepôts qui appartenaient à l’Etat , aux administrations et aux temples , rangés dans différents magasins.
Pour évaluer la valeur d’un produit , les Anciens Egyptiens utilisaient les unités de poids : shât (ancien empire) = 7,5 g d’or. Au Nouvel Empire cette mesure se fondera sur de l’argent , et
l’apparition du dében équivalant à 91 g de métal , la kité (10ème). Le métal était servi comme estimation.
Dans une liste suivante on lisait donc :
1 bœuf ® 120 débens de cuivre au retour de la somme due 2 pots de graine 60 débens
5 pagnes de tissu fin ® 25 débens
1 vêtement de lin du Sud ® 20 débens
1 cuir ® 15 dében.
Le métal se troquait en petites quantités , comme avec n’importe quel produit. Le troc n’était pas de la monnaie.
Sur les étalages des marchés les acheteurs trouvaient surtout des légumes : concombres , courgettes , fèves , pois chiches , laitues romaines , poireaux ou oignons , des fruits , des dattes ,
figues , raisins , et la noix de palmier doum. Il y avait aussi des boissons , des pains et du poisson ainsi que des sandales en cuir ou de la vannerie , petits meubles , céramiques , tissu et
d’instruments de musique. Sur les marchés , les Egyptiens confectionnaient des paniers avec du papyrus , la vannerie par excellence pour sa solidité des produits. Ils fabriquaient leurs paniers
et les stockaient à celui où ils étaient échangés. La nourriture des Anciens Egyptiens étaient riche en légumes , fruits et céréales ; la viande bovine était distribuée aux riches , les sujets de
Pharaons consommaient du poisson et du porc. Du même principe , les riches buvaient leur vin , alors que le peuple de Pharaon se noyait dans la bière populaire.
2 - LA CHASSE
Comme il fallait se nourrir , les Anciens Egyptiens pratiquait entre surtout la chasse avec passion comme Pharaon. La chasse était une activité sportive et de loisirs.
Hérodote au cours de ses voyages décrivait l’Egypte de la manière suivante : le long des rives limoneuses du Nil , des jardins luxuriants ou vivaient de nombreuses espèces animales. On trouvait
des animaux du désert.
Au temps ancien , les habitants de la vallée exploitaient les ressources naturelles. Au paléolithique , les chasseurs nomades en groupe traquaient les animaux sauvages. Durant le néolithique et
l’époque prédynastique 4000-3100 av jc , la chasse restera une source d’approvisionnement importante , suivi de l’élevage et de la culture des céréales. A cette époque , ils chassaient le lion ,
le léopard et l’hippopotame en tuant leurs proies avec leurs harpons , lances et bâtons de jet.
La chasse dans les marais était réservée uniquement aux riches dignitaires. En octobre , à la fin de la saison des crues , des nombreux oiseaux migrateurs rejoignirent les animaux locaux du Nil .
Les chasseurs déplaçaient silencieusement leur barque entre les hauts fourrés de papyrus. L’oiseau dressé sur l’embarcation , permettait d’être vu , le chat (animal très sacré aux yeux des
Egyptiens) accompagnait parfois son maître : il ramenait des proies. Le noble emmenait aussi son épouse qui cueillait les fleurs et ses serviteurs. Ces derniers transportaient des armes ,
ramenaient les animaux tués ou capturés , les chiens les accompagnaient en rapportant leurs proies abattues.
A l’époque des Pharaons , la chasse était un passe-temps agréable , pour la société de l’Egypte Ancienne. Elle montrait au peuple , la force , bravoure et habileté. Les animaux chassés des
Pharaons étaient le lion , et le taureau. Aménophis III en captura environ 2000 lions en 10 ans de règne , tandis que Sethi Ier avec sa lance , affronta tout seul un de ces fauves et devint
Pharaon. La chasse se pratiquait seule , ou accompagné. En tant que principal revenu nourricière , on chassait en groupe. Pour capturer les cailles , les filets étaient tendus entre les arbres ou
au-dessus des champs. La partie du butin était rapidement consommée , le reste était destiné à l’élevage.
La chasse dans le désert avait des méthodes différentes. Au temps ancien , ils chassaient à pied. A la 18ème dynastie (1550-1292 av jc) le char et les chevaux firent leur
apparition.
Avec la régulation du Nil , les marécages ont pratiquement disparu , et de l’aménagement des berges , de l’assèchement naturel qui affecte l’Afrique du Nord , depuis la fin du néolithique , des
nombreux animaux tels que hippopotame , crocodile et ibis se réfugient au Soudan.
3 - ORFEVRE , JOAILLIERS
Longtemps , le fer fut ignoré des Egyptiens , mais fut distingué dans le travail de l’or. Les Egyptiens ont inventé l’orfèvrerie grâce à leur parfaite maîtrise de l’art.
A la fin de la préhistoire , ils importèrent du Proche Orient , les techniques de la métallurgie. Les orfèvres apprirent à transformer le cuivre , l’or et l’argent en réalisant des alliages tels
que l’électrum (mélange d’or et d’argent).
A leur civilisation , ils fabriquèrent des bijoux en parures profanes , et objets sacrés. L’orfèvrerie est née , et exercée dans les ateliers des temples et du Palais Royal sous le contrôle des
hauts fonctionnaires désignés par Pharaon et les prêtres. Les orfèvres travaillaient sous le regard bienveillant et bienfaiteur du dieu de Memphis PTAH , patron des artisans.
Extrait des mines d’or de la Nubie , l’or est pesé sur une balance. Les artisans attisent le feu faisant fondre le métal. L’or est ensuite martelé et les artisans en brandissent un collier
achevé. Les joailliers enrichissent les bijoux en or , en décor multicolore de pierres semi-précieuses : la turquoise (bleu-vert) du Sinaï , la cornaline rouge ramassée dans le désert oriental ,
et le lapiz-lazulli (bleu foncé) d’Afghanistan sont les couleurs de base , suivies après du felospath vert remplacé parfois par de la turquoise. Ils taillaient l’améthyste en perle pour les
pendentifs et rarement des scarabées. Le jaspe , le cristal de roche , l’obsidienne , la calcédoine sont souvent employés , et la pâte de verre constituée fréquemment sur les pierres.
4 - L’ELEVAGE DES BOVINS
L’élevage du bétail fut mis en avant au 5ème millénaire avant jc. L’espèce à cornes lyriformes côtoyait celles à cornes courtes ou sans cornes.
Le bouvier les emmenait paître au bord du Nil et les engraissaient dans les étables. Ils prenaient soin des vaches qui mettaient bas leurs petits , ils élevaient les vaches pour leur lait , la
viande était un produit de luxe pour les Rois , les hauts dignitaires et autels des dieux. Les grands troupeaux étaient aussi pour les Rois , à ses administrations et les temples. Dans les
institutions , les artisans travaillaient le cuir toujours surveillés par des inspecteurs et les intendants , et les paysans travaillaient le labour des champs avec un bœuf ou vache comme animal
de trait.
5 - L’ARMEE
Pour se défendre des envahisseurs venus de l’Etranger , Pharaon possède son armée.
La vie d’un soldat n’était pas du tout repos. Bien que la Méditerranée soit naturelle en protection , avec le désert , et l’imposante armée , les troupes permanentes de Pharaon sont les corps
d’élite de la garde royale et des corps expéditionnaires sont envoyés dans les mines , ou carrière à l’exploitation étrangère. Les célèbres Nubiens dits Medjaï , sont employés ainsi que les
Libyens aux côtés des Egyptiens. En cas de danger imminent, Pharaon lève son armée !
Sous l’Ancien Empire , l’armée de métier est limitée et déjà les Nubiens furent engagés comme archers réputés pour leur aptitude à manier l’arc.
Au Moyen-Empire , les gouverneurs de Province continuent à constituer leurs propres troupes , car à l’époque , le pouvoir royal avait disparu.
Les piquiers faisaient aussi partis de l’infanterie , ils avançaient en bon ordre avec les Nubiens , vêtus d’un pagne blanc , de leur lance tenue par une pointe de métal , et d’un haut bouclier
couvert d’une peau animale.
Pour se lancer dans le combat , beaucoup d’exercices physiques et maniement des armes sont appris aux soldats. C’est Pharaon en personne qui conduise ses troupes sur le champ de bataille. Le
prince héritier est promu souvent avec le titre général en chef , vient en second.
L’infanterie de Pharaon contient cinq unités : la plus petite 50 soldats , les cinq unités forment un groupe de 250 hommes. Le porte-enseigne dirige chaque compagnie en brandissant son standard
décoré de son emblème distinct. Vingt compagnies forment une division de 5000 hommes sous la protection d’un dieu.
Nous avons une preuve concrète pour exemple avec la célèbre armée de Ramsès II lors de la grande bataille de Qadesh contre les Hittites : 4 divisions sous la protection d’un dieu illustre. Son
armée contenait 20000 hommes sous l’influence divine de RA , PTAH , AMON et SETH.
La charrerie sous Pharaon arrivera au Nouvel Empire (1550-1070 av jc). Le char fut conduit par deux hommes , conducteur et combattant armé d’un arc. Pendant la bataille , les soldats de Pharaon
ne montent pas directement sur leurs chevaux. Les mercenaires sévissaient déjà sous l’Ancien Empire dans l’armée de Pharaon. Ils engageaient les Peuples de la Mer identifiables à leurs casques de
bronze surmonté de deux petites cornes et bouclier rond. Les mercenaires ont joué un rôle important pour la fameuse bataille de Qadesh. Sous la 26ème dynastie, les mercenaires sont
grecs et leurs relations avec les soldats égyptiens furent moins amicales. Le malheureux Pharaon Apriès (589-570 av jc) en fut l’exemple avec une guerre civile , et sa propre vie.
Quand Pharaon se déplace avec son armée en campagne , il installe son camp pas loin des opérations militaires. Ses soldats entourent le camp d’une palissade défensive faite de boucliers plantés
côtes à côtes dans le sol. Leurs camarades montent les tentes des officiers , déchargent les ânes , tandis que d’autres préparent les armes (haches , lances , arcs , poignards , et cimeterres).
Les chars sont rangés dans le bon ordre. Soucieux de ses soldats , Pharaon fournit ses hommes d’aliments et de boisson. L’eau est conservée dans amphores et jarres en terre cuite , et d’autres en
cuir. Le camp installé , les cuisiniers s’activent , préparent le pain , peut-être des ragoûts à base de fèves et de légumes. Les soldats fatigués par de longues marches , attendent patiemment
leur ration.
Lorsque les campagnes militaires se sont bien déroulées , Pharaon récompense ses officiers pour leur courage sur le champ de bataille. Il leur offre des champs , des prisonniers de guerre réduits
en esclavage , ainsi que des décorations lors des grandes cérémonies. Les récompenses sont destinés aux militaires et aux civils en or (la mouche en collier ) les premiers. Les seconds pour les
services rendus à la couronne. Pharaon est penché à la fenêtre de son palais regarde ses serviteurs qui passent le collier autour du cou des dignitaires et des militaires élus , félicités. Ils
ont des colliers , bracelets , des mouches , parfois un lion , une ou un esclave.
Les célèbres mouches en or sont avec les lions , les récompenses les plus données.
Le Pharaon est si généreux avec ses soldats en les encourageant à se battre avec une féroce énergie , et un courage indomptable sur les champs de bataille. Les soldats égyptiens comptent avec eux
les importants contingents étrangers Nubiens et Asiatiques , pas oubliés du Souverain.
6 - COIFFURES ET PERRUQUES
Les nobles Egyptiens savaient très bien prendre soin de leur personne , surtout à leur coiffure . Naitra l’exigence de la mode , avec les perruques , vêtements et bijoux , qui rehaussaient
l’élégance chez les hommes , et les femmes.
Les Egyptiens affectionnaient surtout les perruques parce qu’ils avaient les cheveux courts , la barbe et la moustache se font rare.
Sous l’Ancien Empire , les perruques sont courtes et bouclées. Elles deviendront complexes au fil des siècles. Avec le Nouvel Empire , hommes et femmes portent des postiches , aux boucles et
tresses très sophistiquées. Le peuple , lui , opte pour le court , et les femmes les cheveux longs qui retombent sur la poitrine.
Les cheveux blancs sont teints au henné , et enduits d’huiles onguents parfumés.
Chez les jeunes garçons , c’est souvent le crâne rasé à l’exception d’une grosse mèche de cheveux tressée , qui couvre l’oreille. Elle disparaît à l’âge de l’adolescence qui marque le passage à
l’âge d’adulte.
Les Egyptiens se rasaient tous les jours , la barbe et la moustache. Ils ne les portent qu’en signe de deuil , alors que les nobles se font raser à domicile. Les humbles vont voir un barbier en
plein air. Les rasoirs en cuivre apparaissent sous l’Ancien Empire , en bronze au Moyen Empire avec les pinces à épiler.
Pour les différencier de leurs voisins , les Egyptiens s’habillaient en conséquence.
Chez les Asiatiques , peuple du Proche Orient , c’est la barbe en pointe , leurs coiffures ont une grande variété. Les Nubiens sont reconnaissables à leurs coiffures courtes et bouclées. Les
Libyens ont une coiffure à une tresse latérale et deux plumes sur la tête. Les Amanites de la Mésopotamie , ont un ruban ceinte sur la tête , et les Peuples de la Mer (de la côte turque)
7 - LES FONCTIONNAIRES
La direction de l’administration territoriale au temps de Pharaon démarre sous l’Ancien Empire.
Précédemment évoqué , le vizir rend les comptes au Pharaon sur la postérité de l’Egypte. A la 18ème dynastie (1550-1292) , le vizir fut
nommé pour la Haute et la Basse Egypte. C’est l’homme le plus important après le Roi , il supervise les responsables , nomes , grandes divisions administratives , économiques et fiscales du pays.
Ces derniers contrôlent les charges du cadastre , l’arpentage des champs après la crue , la collecte des impôts , le recensement des troupeaux , du transport des céréales au grenier de l’Etat.
Ils sont omniprésents , s’occupent de l’enrôlement des soldats , l’organisation des chantiers de construction , rédigeant quantité de rapports qui empilent les archives de leurs bureaux. Pour les
grands temples des riches propriétaires terriens , possédant leur propre administration , le Roi charge le Grand Prêtre de cette fonction.
Le signe hiéroglyphique qui sert à écrire le mot vizir , est un homme qui tient une longue canne dans la main comme attributs et le sceptre sékhem symbole de puissance dans l’autre main. Habillé
d’une peau d’animal , il exerce la fonction de prêtre , et l’on l’appelle « Porte-sandales » , grand personnage du Roi que l’on voit sur la palette de Narmer.
Le Vizir ne peut pas travailler sans son secrétaire le scribe. On le voit , un genou à terre , un genou relever en plein travail. Devant le
deuxième , est posé un étui , devant les deux derniers une valise dans laquelle sont rangés le nécessaire à écriture.
DES FONCTIONNAIRES CELEBRES :
OUSERKAF scribe royal
HEMIOUNOU neveu de Khéops , vizir , directeur des scribes du roi. C’est lui qui organise la construction du chantier de la célèbre Grande Pyramide de son oncle.
SENENOUT précepteur , directeur des travaux de construction , peut-être l’amant d’Hatchepsout la femme - pharaon.
8 - L'EDUCATION DES ENFANTS
Les enfants de la classe paysanne répétaient les gestes ancestraux des agriculteurs et d’éleveurs. Les fils d’artisans apprenaient le métier de leur père dès le plus jeune âge. Les garçons
fréquentaient l’école dans une petite minorité.
L’école accueillaient les fils des fonctionnaires , mais aussi plus tard pour les grandes administrations , les fils des paysans et d’ouvriers. A l’âge de 5 ou 6 ans , les jeunes enfants de la
majorité apprennent à lire et à écrire le hiératique = l’écriture courante.
Ils copient des textes , faisaient des dictées tirées d’un manuel scolaire , le kémit , ou la Somme (registre de formules épistolaires et de conseils pour devenir un bon scribe). Le
calcul et la géographie. Les garçons partent très tôt le matin jusqu’au début de l’après-midi. Avec eux , ils ont leur repas qu’ils mangent sur place , font les exercices sur des brouillons
(tablettes en bois , extraits de calcaire , et les ostracons). Leur stylo , c’est le calame des roseau trempés dans deux encres rouge et noire. Le maître encourageait les paresseux en jouant de
la férule. L’école , finie selon la classe social , l’élève rentre chez ses parents ou va jouer dans ses jeux favoris avec ses petits camarades en plein air , ou se baigner dans un canal à la
chaleur étouffante de l’été. Leurs jeux étaient soit des combats guerriers simulés , ou l’ancêtre du saute-mouton.
Les enfants paysans suivent les aînés à travailler dans les champs , comme la glanage des épis des blés ou surveiller les troupeaux. Les fils des artisans vont dans les ateliers de leur père ,
ils font passer les outils , puis regardent travailler en même temps sous la conduite des chefs artisans.
Chez les femmes , les professions sont rares sauf celle de sage-femme ou servantes. Les mères initient leurs filles aux travaux ménagers , à la préparation des repas , filage , tissage pour
fabriquer des vêtements. Les fillettes s’amusent en dansant , font des acrobaties habiles , jouent à la balle ou à la poupée de terre cuite ou en bois.
Chez les nobles , les garçons vont à l’école où ils seront plus tard futur vizir du Roi , les filles restent à la maison près de leur mère.
Les futurs princes et princesses royaux suivent les cours d’école au sein du Palais , même les fils des Vizirs , et fils des souverains étrangers vaincus de la guerre. Ceux-ci sont renvoyés dans
leur pays une fois éduqués et devinrent des futurs vassaux , ainsi que l’étude de la formation militaire.
9 - LE COMMERCE ETRANGER
L’Ancien Empire connut des vastes expéditions dans les contrées inconnues au sud de l’Egypte.
Commença alors l’exportation commerciale en 2250 av jc , pour des objets de luxe destinés à la Cour. Les explorateurs partirent en Basse Nubie et au Soudan quittant Memphis , la capitale du nord
de l’Egypte pour parvenir au pays de Iam dans la boucle de Dougolor du Soudan d’aujourd’hui par 1700 km. Pour la première fois , les Egyptiens se rendaient eux-mêmes dans ce pays où se déroulent
les échanges des marchandises venues d’Egypte et les matières premières venues d’Afrique : le bois d’’ébène , l’ivoire , peaux de léopards et encens.
Hirkhouf , le chef de l’expédition , ramène un Pygmée qui émerveille Pharaon Pépi II. Les Egyptiens s’aventurent au pays de Pount dès l’Ancien Empire , situé sur la côte nord du Soudan. Ils y
acquièrent de l’encens qu’ils brûlent dans leurs temples. Déjà , les habitants du Nil , à la plus haute antiquité établissaient des relations commerciales avec le Proche Orient et le port de
Byblos en particulier , le Liban actuel ; explorateur du bois de cèdre.
L’expédition la plus légendaire est celle du Pharaon Thoutmosis III en Syrie - Palestine. Pendant les 20 premières années de son règne , Thoutmosis III mena 17 campagnes militaires au Proche
Orient et prit contrôle de la Syrie - Palestine. Esprit curieux , il s’intéressa à la flore , la faune , en rapporta des échantillons.
10 - LA MUSIQUE
Dans la civilisation égyptienne , la musique tient une place importante. Elle est présente lors des fêtes religieuses , banquets civils ou funéraires , défilés militaires , travail au champ.
La portée musicale ou le solfège n’existaient pas en Ancienne Egypte , ils jouaient et chantaient des airs de mémoire. Bien sûr , il existait des musiciens professionnels dirigés par un chironome
qui est l’ancêtre de notre chef d’orchestre. Il indiquait aux musiciens le rythme par des claquements de doigts.
L’existence de la musique se situe certainement entre le Proche Orient et celle de l’Afrique.
11 - LA VIGNE ET LE VIN
Produit de luxe , le vin coule à flots au cours des banquets. Les nobles sont les plus grands amateurs et boivent jusqu’à l’ivresse , même les dieux et les défunts.
La culture de la vigne est plus ancienne que la civilisation égyptienne.
Le roi et les temples ont de nombreux vignobles , les nobles la cultivent dans leurs vergers. Pas les paysans , ils préfèrent avec les gens du peuple , la bière , boisson facile et peu coûteuse.
Les meilleurs crus de la vigne se trouvent dans le Delta , du Fayoum et les oasis du désert lybique.
Dans les textes , le raisin blanc est cité , ainsi que diverses variétés plus ou moins sucrées. A la vigne basse , on adopte vite la vigne qui se développe sur une longue treille en espalier. Ils
arrosaient abondamment la vigne pour la maturité du raisin , les vendanges chez eux se pratiquaient à la fin de l’été. Les grappes délicatement cueillies sont déversées dans le pressoir installé
près des vignes. Avant d’être pressées , elles sont rangées dans des couffins. Les anciens égyptiens cultivaient aussi le raisin noir et le raisin blanc pour le manger. Une fois pressé , le vin
fut versé dans des grandes amphores et continuent à fermenter. Lorsque la fermentation est finie , l’amphore est fermée par un gros bouchon de terre cuite. Avant de fermer les amphores , les
vignerons parfument le vin avec du miel et des épices. L’argile utilisée pour la fabrication des amphores est poreuse qui laisse fuir progressivement le liquide. Leur imperméabilisation est la
résigne.
Les vignerons ont des pagnes très courts et usagers.
Ils foulent le raisin avec leurs pieds à l’intérieur de la cuve , en se tenant par des cordes pour ne pas glisser : le liquide s’écoule dans un petit bac plus petit par un éconduit. Les résidus
sont déposés dans un sac en lin. Une autre équipe d’hommes tournent une perche dans le sens opposé d’où le jus s’extrait. Afin que la fermentation du vin se fasse plus vite , les jarres ou les
amphores sont exposées au soleil. Le vigneron applique un sceau sur la jarre fermée qui indique l’origine du vin en hiératique. Les Egyptiens fabriquèrent aussi des jus de fruits fermentés avec
des dattes , grenade , ou les caroubes. Ces boissons alcoolisées sont bues des vivants et les morts même dans leurs tombes.
12- LA MAISON
Pour se loger , l’Egypte a réservé l’usage de la pierre à ceux qui doivent affronter l’éternité. Les maisons des propriétaires ne sont occupées que par un bref passage sur terre de ces derniers ,
avec la brique crue , peu coûteuse. Les autres maisons de la plus haute civilisation riche de l’Egypte Ancienne sont en briques.
Leur construction permet de faire l’épaisseur des murs , l’installation ou pas des sanitaires , nombres de pièces , salle de douche ou de cabinet d’aisance. Les demeures luxueuses avec des
éléments en pierre , ont des colonnes , seuils , montant , linteaux de porte à claustra en bois. L’extérieure est de la paille mêlée qui recouvre l’enduit , peint en blanc. Les vitres
n’ existaient pas , la porte fermée était maintenue par un verrou en bois. La chaleur et la lumière sont aidées grâce aux ouvertures des portes , des cadres des fenêtres en bois. Chez les nobles
c’est un quartier qui surveille et qui annonce les visiteurs. La maison n’est pas une maison sans le jardin de sycomores , palmiers et d’acacias.
A Armana la cité d’Akhenaton , le pharaon hérétique voué à son culte solaire Aton , les maisons des humbles seigneurs ont 3 ou 4 pièces : une entrée qui sert d’étable à un âne , la pièce commune
où mange la famille mange , dort , une cuisine et une chambre à coucher. Les maisons de la classe moyenne , chez les chefs , artisans , ou fonctionnaires ont 6 et 13 pièces. Les maisons
luxurieuses vont sur 350m2 et s’organisaient de vastes et larges salles de réceptions. Cuisines , ateliers , silos à grains sont des annexes extérieures.
13 - LA DIPLOMATIE
Afin d’obtenir les matières premières pour enrichir le pays , Pharaon exécute des campagnes militaires , ou envoie des représentants auprès des Chefs des contrées étrangères. A leur retour ,
Pharaon reçoit les ambassadeurs des rois étrangers qui ont les mêmes soucis. Cela s’appelle la diplomatie.
Sous l’Ancien Empire , la Basse Nubie est contrôlée parce qu’elle possède des mines et des carrières. Avec la Haute Nubie , les denrées égyptiennes s’échangent par de l’or , bois d’ébène , et
ivoire. Les négociations se fondent dans des changements brusques et violents à travers la politique , d’où la nécessité absolue de l’utilisation de la diplomatie.
Au Nouvel Empire , les échangent fusent beaucoup entre la Nubie et le Proche Orient avec d’importants passages de caravanes , vers la cour de Pharaon. Les dignitaires ont immortalisé ce moment
dans leurs tombes. La plupart des étrangers ne sont pas tous des vassaux de l’Egypte , malgré que les Egyptiens les considèrent tels quels.
14 - LA MODE
Les Egyptiens riches et fortunés prennent beaucoup soin de leur personne , avec la mode. A l’évolution du règne de Pharaon , les pagnes , robes et tuniques sont de plus en plus sophistiqués par
apport aux vêtements des pauvres.
Le lin est très utilisé pour la confection des vêtements agréable contre la chaleur écrasante de l’été. La laine concerne les manteaux d’hiver. Le coton nous vient d’Inde , en Egypte il
n’apparaît pas avant le 3ème siècle avant jc : il est surtout utilisé par les romains.
Le pagne est la garde robe des hommes. Sous l’Ancien Empire , il est droit et court noué avec une ceinture , au Nouvel Empire , il est long et légèrement plissé. Les hommes se plaisèrent à
surmonter les pagnes si fins qu’ils sont transparents. Au Nouvel Empire , le torse des hommes est couvert d’une tunique plissée. La ceinture peut-être de couleur rouge ou blanc. Le pagne à
devanteau triangulaire est destiné à Pharaon , parce que la ceinture contient des perles , et le chendjit , porté par le Roi , parce que la queue du taureau qui pend , est le symbole de la force.
Le costume armanien , a été lancé par la Reine Néfertiti , est une robe très transparente où l’on voit les anatomies féminines. Le vêtement rituel représenté par la peau d’un léopard , est porté
par les prêtres , il s’appelle le sem , ou le ioumoutef. Pour en revenir aux robes , la robe droite et moulante apparaît au Moyen Empire , et une jupe d’homme longue qui noue la poitrine.
Les paysans , artisans , ou hommes du peuple , portent des pagnes courts , ou sont complètement nus , avec un cache-sexe. Les artisans s’habillent avec un pagne en lin ou en cuir , les danseuses
ont leur jupette très courtes avec une ceinture , les femmes du peuple portent des robes longues droites à bretelles.
15 - LA FEMME CHEZ PHARAON
La femme égyptienne peut avoir des droits juridiques , comme les contrats , l’héritage , divorcer ou témoigner devant le tribunal. L’égalité avec l’homme sous Pharaon est loin d’être idéale.
Les femmes pharaons sont une exception en Egypte pendant trois mille ans de l’histoire politique réservé principalement aux hommes. La plus célèbre d’entre elles est sans aucun doute Hactchepsout du grand public , mais en découvre d’autres dans l’histoire de l’Egypte comme la Reine Ahotep
(sorte de Jeanne d’Arc de l’époque) qui sauva l’Egypte en chassant les Hyksôs , et Taousert , la belle Néfertari qui influença le Grand Ramsès II pour le traité de paix avec la reine hittite Poudouhepa. Certaines d’entre elles ont exercé cette influence soit
sur leur époux , ou leur fils , parfois elles assurent la régence. L’administration et le gouvernement sont le domaine des hommes.
La femme égyptienne est chanteuse et prêtresse d’Amon dans le plus grand temple de Karnak parmis les dames nobles de Thèbes. Très peu de professions lui sont ouvertes , sauf danseuse , chanteuse
, musicienne , prostituée ou servantes. Pour son indépendance limitée , le mariage et la procréation des enfants la « sauve » de cette condition. Dépendante de l’homme , son père l’élève et
choisit son époux.
Les jeunes filles sont mariées à l’âge de 15 ans , les célibataires sont rares , les unions monogames sauf Pharaon qui peut se permette de se marier avec plusieurs femmes y compris les membres de
sa famille.
La femme reste au foyer nébet per signifie en traduction maîtresse de la maison.
Les journées de la femme paysanne ou l’épouse d’artisan s’occupent de leurs enfants à bas âge , effectuent les travaux ménagers , préparent le pain , et les repas , quand la famine ne les trouble
pas. Elles tissent le lin , fabriquent des vêtements , leurs journées sont harassantes , les servantes aussi. La femme aristocrate , elle , vit des jours paisibles dans sa demeure avec ses
domestiques.
Bès le dieu nain et grimaçant au visage affreux , est le dieu protecteur des femmes. Il éloigne les mauvais esprits des femmes enceintes. Bien que la statue de la femme au foyer est une tâche
contraignante , elles ont leur liberté contrairement aux femmes grecques. Elles vont au marché acheter ou vendre des denrées , elles signent des contrats , héritent d’une partie des biens de
leurs maris , ou leurs familles , sans tuteur , elles les vendent. Pauvres ou riches , elles craignent de mourir en couches durant l’accouchement. Celles qui ne peuvent pas avoir d’enfants sont
répudiées , le divorce se pratique aussi bien chez la femme et pour l’homme. La femme égyptienne doit avoir suffisamment de biens pour subvenir à ses besoins une fois le divorce prononcé de son
époux.
Le contrat de mariage ne contient pas un acte juridique et cérémonie religieuse : c’est l’accord du père qui fait unir sa fille , et la cohabitation des deux époux sous le même toit. Leurs droits
se font sous la société , et non des lois. Les contrats de mariage datent au 1er millénaire , déterminent des biens matrimoniaux , décès du mari et le divorce. Ils sont rédigés après
le mariage.
16 - LES COSMETIQUES
On a vu que les Egyptiens savaient prendre soin de leur personne à travers les vêtements , l’hygiène corporelle , et les coiffures , il en va de même pour les cosmétiques. Surtout le maquillage.
Les femmes connaissent très bien cet usage , mais les hommes aussi pratiquent l’usage des cosmétiques.
Les Egyptiens sont les inventeurs de la parfumerie.
Leurs parfums se composent d’huiles essentielles , la balanites aegyptica. Ces ingrédients sont mélangés à d’autres huiles et des épices qui s’imprègnent longtemps la peau. Les Egyptiens se
maquillent avec du fard à paupières vert en broyant de la malachite , et du khôl fabriqué avec de la galène. Le maquillage protégeait les Egyptiens des maladies des yeux et des intempéries telles
que tempête de sable.
Pour ranger les onguents , parfums , produits de maquillage , les artisans fabriquent vases à onguents , cuillers à fard , double étui à khôl , étui à khôl simple.
Les dieux apprécient aussi les cosmétiques. Les statues divines sont parfumées pendant sa toilette , les embaumeurs consomment des grandes quantités d’huiles pour les momies en enduisant les
corps desséchés avec du natron pour assouplir la peau.
17 - LES BANQUETS
Les riches propriétaires Egyptiens adoraient faire la fête. Leurs invités sont accueillis par des servantes et serviteurs qui versent de l’eau sur les pieds et mains , leur ajustent un diadème de
fleurs , et cône de graisse sur la tête , parfumée.
Dans leur immense salle de réception , le fumet délicat des plats attirent les invités , en nourriture abondante , disposés sur des guéridons. Les invités ne se rassemblent pas autour d’une table
, ils sont assis sur une chaise rembourrée d’un coussin , saisissent les aliments avec les doigts , les domestiques circulent des vases de vin et de bière , remplissent généreusement les coupes.
Les musiciens et les danseuses animent la soirée. Au cours des banquets , les hommes et les femmes restent en couples , ou se regroupent. Pour plaire aux propriétaires de la maison , ils sont
parés de leurs plus beaux atours , avec leurs vêtements en lin blanc plissés qui sont rehaussés de bijoux , et des perruques à petites boucles.
Le menu de ces prestigieux banquets sont composés de volailles cuites à la broche viandes cuisinées en ragoûts , gibiers rôtis , légumes , fruits , pains et gâteaux sucrés avec du miel. Leurs
repas sont variés , ils ne connaissent pas des produits comme la tomate , et la pomme de terre venus d’Amérique. Les plats sont savoureux et copieux , les jolies coupes en faïence bleue sont
réservées pour servir la boisson. Les invités sont chouchoutés avec les coûteux onguents et huiles qu’ils s’en enduisent le corps après une courte toilette.
18 - LES ANIMAUX D’EGYPTE
Aux côtés de leur riche nature luxuriante , la civilisation égyptienne côtoie les animaux sauvages , que ce soit dans le désert , ou au bord du Nil. La plupart des espèces ont déserté le pays à
cause du progrès , et de la race humaine , et les changements climatiques.
Dès la fin de la préhistoire au 5ème millénaire avant jc , jusqu’en 2500 - 2400 avant jc , le désert n’ était pas celui qu’on connaît aujourd’hui . C’était de la savane où vivaient
girafes , éléphants , rhinocéros , taureaux sauvages , lions , hyènes , autruches , gazelles , mouflons , addax , oryx , bubales , ibex , daims.
Lorsque le niveau des pluies décroit , que le climat devient aride , la savane devient steppe herbeuse , puis désert , les girafes , rhinocéros et les éléphants se réfugient vers les contrées
méridionales comme le Soudan. La steppe est peuplée de serpents : vipères à cornes ( la plus dangereuse ) scorpions , petits animaux le lièvre , la gerbaise ou le hérisson.
Sous leur temps , les Egyptiens ont réussi à domestiqué les animaux sauvages , telles diverses antilopes oryx et gazelles , ils élevaient aussi des hyènes , animal réputé pour son côté
carnassier. Afin d’éviter de se faire dévorer , les paysans ligotent les hyènes avec des cordes sans résultat concret.
Certains animaux sont attribués pour l’image de Pharaon qu’elle représente : le cobra que l’on voit sur les scènes , l’uraeus est assimilé à l’œil de Râ , et fait éloigner les ennemis en
crachant du feu , du Roi. Le lion est le symbole de la force et de la puissance. Pharaon l’a choisi pour être son animal. On peut le voir empruntant le corps du lion quand il est sous la
forme du sphinx. Le Grand Ramsès II a adopté le lion comme animal de compagnie , il incarne l’aspect divin dans la nature du souverain.
Outre des animaux terrestres , il existe une multitude d’oiseaux habitants de la Vallée du Nil. Des oiseaux sédentaires et migrateurs majestueux rapaces.
Le faucon lauier et le faucon pèlerin sont assimilés au dieu HORUS , RA-HORAKHTY. Le vautour est la déesse
NEKHBET parce qu’elle a la tête entièrement blanche alors que le vautour percnoptère de l’alphabet hiéroglyphe égyptien notre une lettre. Le mihou noir est identifié à
ISIS et à sa sœur NEPHTYS , tandis que l’ibis sacré noir ou rouge est assimilé au dieu magicien THOT. Dans les champs ,
pâturages vivent les moineaux , hirondelles , loriots , les hérons , gardes-bœufs , aigrettes , cailles revenues d’Europe. A l’automne , pigeons , huppes fasciées , corbeaux. Les marais et rives
du Nil sont habités par des canards , oies , ibis sécrets , hérons cendrés , flamants roses , quelques cygnes , les pluviaus , qui nettoyaient les dents des crocodiles. Les martins pêcheurs ,
chevaliers , avocettes , pélicans et cormorans cohabitent. Quand la nuit tombe , chouette effraie et hibou grand duc prennent le relais. Les insectes prennent possession des hauts fourrés de
papyrus et de roseaux , libellules , sauterelles , papillons , grenouilles et genettes qui attendent les oiseaux pour les manger.
Dans les eaux du Nil , parsemées de lotus et du potaurot , vivent les poissons : carpes , perches , chétodrons , silures , quarmanths , poisson-lune , mulets , mormyres et anguilles .
De tous les animaux qui vivent autour du Delta du Nil , les Egyptiens redoutaient surtout le crocodile , incarnation du mal , mais au soleil , qui est sortie de l’eau , comme la création du
monde. Le crocodile est le dieu Sobek. Le deuxième animal qui fait peur aux Egyptiens l’hippopotame qui fait des ravages sur les récoltes des paysans. Tout comme Sobek , l’hippopotame est la
déesse Thouéris qui éloigne aussi les esprits maléfiques , est la protectrice des femmes.
19 - DANS LA PEAU DE PHARAON
La vie d’un grand Roi quand on est en Egypte , n’est pas du tout repos. Il se lève tôt , complète sa toilette dans une petite salle de bains. Il prend une douche avec l’aide des serviteurs , se
fait raser par un barbier. Il revêt un pagne royal , l’antique chendjit , maintenu par une ceinture armée de cobras. A l’ arrière du pagne , est accrochée une queue de taureau , symbole de force.
Une barbe postiche au menton , sa couronne rouge entre le némès et sa couronne blanche , le pschent qui recouvre les deux couvre-chefs , ou la couronne bleue avec les hautes plumes. Sa parure
complète est ornée de sceptres royaux , somptueux bijoux et sandales.
Le Roi d’Egypte officie en devenant roi-prêtre , dans le temple. A l’intérieur , il offre de l’encens et de l’eau et des offrandes au dieu Khonsou , ou au dieu Amon. Une fois effectuer l’officine
religieuse , Pharaon dirige le Grand Conseil autour des hauts dignitaires qui gouvernent le pays , il demande l’aide de son vizir , le Directeur du Trésor , directeur des greniers , et du bétail
, l’informent de l’économie et social de l’Egypte. Quand la guerre se profile à l’horizon , Pharaon est chef de guerre , réunit tous ses militaires , pour prendre leur avis et leur donner des
ordres à la préparations des futures campagnes militaires qu’il mènera lui-même.
20 - LE JEU
Hormis les jeux de plein quand ils étaient jeunes enfants , les Egyptiens adoraient jouer aux jeux ludiques dès l’âge adulte. Le plus célèbre d’entre eux est le SENET ( remontant à la première
prédynastique 4000-3100 avant jc) et le plus longtemps utilisé jusqu’à la fin de la période ptolémaïque.
Le SENET est composé d’une table divisée en 30 cases , réparties en 3 rangées , et 14 pions pour deux joueurs. Les pions sont placés sur les 14
premières cases. On joue les bâtonnets qui remplacent les dés , et cela consiste à faire avancer les pions jusqu’à la dernière case , et à les sortir du plateau en surmontant les obstacles :
l’ancêtre du jeu de l’oie. Même les morts y jouent au sénet : le défunt seul ou plus rarement accompagné de son épouse , affronte un partenaire
invisible. Quand il gagne , le défunt remporte en trophée son passage dans l’au-delà. L’autre face du sénet est de 20 cases qui opposent les deux joueurs , dont on ne connaît pas particulièrement
les règles.
Le jeu du serpent consiste à faire avancer les pions sur un plateau circulaire orné d’un serpent enroulé , on lance les bâtonnets pour déterminer le nombre de cases à sauter.
Le jeu des 58 trous est un jeu complexe. C’est un plateau percé de trous à l’effigie d’animal et de fiches parfois terminées par une tête de chien.
les dieux jouent aussi au Sénet : le jeu est cité dans le chapitre 17 du Livre des Morts , pour les particuliers au Moyen Empire. Ainsi , ils combattent (les défunts) l’invisible pour garder sa
survie éternelle en victoires . La première case est la maison de Thôt , la cinquième case est la maison de Maât , la quinzième est celle de la maison de la Renaissance ou vit Selkis , la
vingt-sixième case est le lieu de la momification , et la trentième case est le symbole de la vie et de la renaissance ; ankh , qui achève la partie. Le gagnant est le joueur qui y conduit ses
pions avant son adversaire.
21 - LA VIE QUOTIDIENNE DANS LES TEMPLES
Chaque jour , avant l’aube , tous les temples d’Egypte s’éveillent. Les prêtres et serviteurs sont mobilisés pour rendre le culte aux divinités nichées dans une petite chapelle au font du temple.
Etant donné que Pharaon ne peut pas être partout dans chaque lieu de culte , il délègue son pouvoir au clergé. De tous les prêtres et serviteurs du dieu , c’est le Grand Prêtre qui les dirige.
Leurs nombres varient en conséquence de l’importance des temples. Les plus modestes n’ont le droit qu’à un ou deux desservants , les temples moyens en entretiennent entre trente et quarante. Les
grands sanctuaires de renom : Memphis , Héliopolis et Karnak , ont une centaines d’employés. Les prêtres n’ont le droit de pénétrer qui satisferont le dieu ou la déesse avec les conditions de
pureté physique.
Vivant ou mort , le défunt ou dieu a ses repas quotidiens dans les temples. Ce sont les rites fondamentaux divins et royaux. Même les particuliers reçoivent aussi leur ration de repas sur la
table d’offrande de leur chapelle.
Le mobilier des temples est riche en vaisselle liturgique aiguière pour verser de l’eau pure , vases de vin ou de lait à présenter au dieu , plats , coupe et nourriture. Les tables et guéridons
pour le service des repas , pour poser les objets de culte , un trône pour le roi , un autel qui soutient le naos renfermant la divinité , des coffres parfums ou des précieuses parures des tirées
au dieu. Les temples ont des lampes en bronze avec un pied en bois et des braseros , les objets sont conservés dans des magasins. Le matériel de culte est surtout connu par les bas reliefs.
Dès l’Antiquité , beaucoup de temples ont été vidés de leur contenu , surtout les objets de métal à faciles à monnayer.
- le mode d’emploi des prêtres dans les temples :
Ceux-ci sont répartis en 4 équipes pour servir le dieu ou la déesse. Ils séjournent un mois dans l’enceinte , puis , ils retournent à la vie civile , retrouvant femmes et enfants. Pendant leur
service , ils sont contraints d’obéir aux règles strictes de pureté physique et morale , sans commettre des pêchés et des mauvaises actions.
Ils se rasent et s’épilent le corps avant de revêtir le vêtement de lin fin. Chaque matin , avant l’aurore , ils quittent leur maison de fonction qui leur sont propices au bain dans le lac sacré
avant de s’habiller. Les cuisiniers préparent leurs repas dans les annexes. Certains prêtres nettoient les salles des temples en les purifiant avec de l’encens et de l’eau pure , d’autres se
rassemblent à quelques mètres du sanctuaire , alors le Grand Prêtre se détache du groupe et s’avance seul vers cette salle. Il brise le sceau et défait la cordelette qui ferme le verrou de la
porte. Une torche dans la main , il se glisse dans la pièce obscure , s’approche du naos dans laquelle se trouve la petite chapelle où se cache la statue du dieu en or et lapis-lazuli. Le prêtre
sem intervient pour les funérailles à la cérémonie de l’ouverture de la bouche du défunt devant la tombe. Ensuite , une fois la pièce , le grand prêtre donne un coup à la porte pour réveiller la
divinité , qu’il enlace pour faire sortir l’esprit de la divinité. Les prêtres restés à l’extérieur chantent le réveil , le prêtre remplit alors sur un plateau des victuailles dans la salle
d’offrandes. En même temps que le repas , il offre au dieu la figurine de Maât. Le dieu se nourrit de Maât , il aide le Roi à maintenir l’équilibre de l’univers. Le point culminent atteint , le
prêtre fait la toilette du dieu , et le renferme du naos , et s’en va. Il va faire le processus chaque matin , et chaque soir. Le midi et le soir deux autres services sont effectués dans le
sanctuaire , les prêtres apportent la nourriture et chantent des prières.
22 - LE SCEAU ROYAL OU LE CACHET DE PHARAON
Pour signer les documents que ce soit administratifs , que politique , Pharaon dispose des petits cylindres en pierre comportant un décor gravé dans le creux qui comprend le nom du propriétaire
venus de la Mésopotamie. Roulés dans l’argile , ils laissent leurs empreintes et certifient le document. Au fil du temps , le sceau se transforme en cartouche du roi ou en scarabée où les
inscriptions sont sculptées sur le ventre du coléoptère. Il y a aussi des sceaux privés pour les nobles qu’ils utilisent pour cacheter leur courrier , pour identifier les jarres de vin et de
bière de leurs domaines.
23 - L’ALIMENTATION
Nous le savons tous, les Egyptiens étaient de gros consommateurs de gibiers, de volailles, des fruits secs et des céréales et poissons.
L’agriculture des céréales , l’orge et le blé sont les aliments de base , depuis le néolithique. Le blé devient du pain avec des dattes ( le sucre n’existait pas). La bière est fabriquée avec des
pains d’orge , le vin était réservé aux riches, même principe avec la viande de bœuf , mouton et chèvre. Le porc variait les menus des humbles ; oies, canards, cailles et pigeons garnissent les
assiettes des nobles que celles des pauvres par apport aux poissons.
Au niveau des légumes , ils avaient des haricots , lentilles , fèves, pois-chiches , laitues romaines , poireaux , papyrus, oignons, concombres , et cucurbitacées , ail, cumin , fenugrec , baies
de genièvre sont leurs épices. Dattes , noix de palmier doum , raisin , figues , grenades , caroubes et jujubes sont leurs fruits principaux.
Les œufs, les Egyptiens élevaient les oies et les canards pour cultiver leurs œufs. On a retrouvé leur existence il y a plus de 4000 ans.
24 - LES ANIMAUX D’ELEVAGE
Depuis la préhistoire , les Egyptiens élèvent des animaux. Sur les vastes et nombreux territoires agricoles, le Roi / l’Etat , les temples et les nobles pratiquent l’élevage. Les bêtes sont
confiées à des employés spécialisés , et établissent un inventaire bestiaire.
Les vaches deux espèces avec leurs cornes courtes ou longues. Pour les reconnaître dans leur pâture , les propriétaires les marquent avec des instruments de bronze. Les vaches alimentent l’autel
des dieux et les riches. Elles produisent du lait et du cuir , sont attachées pour le travail des champs.
Le mouton à cornes recourbées ou horizontales est consommé des vivants, et n’est pas mangé par les morts. Les moutons sont estimés pour leur laine.
Outre leurs poils , les chèvres fournissent de la viande , du lait et du cuir.
Les cochons sont très appréciés pour leur viande et sont élevés sur les grands domaines , et par les paysans.
Le bélier , animal sacré du dieu Amon , et celui de Khnoum.
Le zébu apparait en Egypte pour la première fois sur les peintures thébaines de la 18ème dynastie. Les Egyptiens prennent soin de leurs animaux d’élevage. Un berger assis sur un siège
en osier nourrit un porcelet en lui donnant à boire du lait posé sur sa langue. Ils traitaient les vaches en entravant leurs pattes postérieures de l’animal et la corde enroulée autour de ses
cornes.
Dans le milieu de la basse cour , les habitants sont les oies , canards , pigeons. La poule est absente jusqu’à la Basse Epoque. Les autruches sont la chasse de Pharaon et des dignitaires dans le
désert et capturées vivantes. Les Egyptiens mangent leur viande et leurs œufs. Ils se servent de leurs plumes pour fabriquer des éventails, ainsi que les grues cendrées attrapées sur les rives du
Nil , appréciées pour leur chair.
Les oiseaux affamés se précipitent sur les grains versés par un serviteur , les canards évoluent dans un bassin.
Chez les animaux sauvages , les Egyptiens ont engraissé les gazelles , antilopes , ibex et oryx avant de les consommer.
L’apiculture est apparue dès la 5ème dynastie , les ruches étaient des cylindres longs. Pour faire sortir leur miel , les apiculteurs les font sortir de leurs abris sans doute en les
enfumant. Le miel était utilisé en sucre pour les gâteaux et certains mets , pour la composition des onguents , et les remèdes indiqués dans des papyrus médicaux. La cire d’abeille a des
multiples usages : les embaumeurs la pratique pour couvrir les yeux , les oreilles, l’incision du flanc. Et les coiffeurs l’utilisaient pour fixer les perruques et les bronziers pour fabriquer
des figurines à la cire perdue
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