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MA MUSIQUE


Mardi 1 février 2011 2 01 /02 /Fév /2011 20:01

Il était une fois un pays

Où jaillissèrent du désert les pyramides

Un pays nourri par le Nil

Un pays où Pharaon est l'Elu des dieux

Pharaon règne, vit et brille dans les cieux



Grand de beauté qu'est l'Egypte

qu'elle est belle la Vallée

où les Rois et les Reines sont endormis pour des millions d'années

ils fascinent des millions voyageurs étrangers

Voyez, les temples qui nous contemplent

C'est la magie de l'Egypte

Nourrie par le Nil, symbole de toute une Vie



Il était une fois un pays

Où Pharaon n'est plus,

les voix des dieux se sont tus

Le peuple s'est soulevé avec courage

avec toute leur force, leur rage

Il crie leur colère et leur haine

Les dieux pleurent, leur coeur saigne

La faim des hommes est leur misère

et les chacals ne partagent pas leur richesse



Le peuple Egyptien vole vers la liberté

La LIBERTE ou le prix du sang est à payé

Il y eut la révolution du Jasmin,

et la révolution des Egyptiens

C'est le vol des ibis vers l'Horizon

où Rê brille au matin

qui conduit le peuple Egyptien vers leur Destin

Par legypteanciennedeclaire - Publié dans : BIENVENUE A LUNIVERSDECLAIRE - Communauté : luniversdeclaire
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Jeudi 16 décembre 2010 4 16 /12 /Déc /2010 17:51

 

LE DEBUT DE L'HISTOIRE

 

 

 

 

Dans un voyage ancien, un autre univers, l’Egypte est gouverné par les hommes. Avant eux, elle fut gouvernée par les dieux, des dieux et des demi-dieux qui sont la force vitale et la puissance, de la Règle que fait Mâat, maîtresse de la balance et de l’Ordre pour Pharaon.
En dessous des hommes, au plus profond de la terre, la Douât s’agitait. Un jour, le dieu Rê, le Père des dieux, conviait trois de ses semblables : Atoum, Thôt et Tatenen. Assis sur son trône, coiffé de ses deux hautes plumes, il s’adressa devant eux sur un ton solennel :
- Atoum, Thôt, Tatenen, je vous ai fait venir aujourd’hui pour un grand conseil.
- Lequel ? , demandai Thôt. Le père des dieux répondait à Thôt :
- Je suis le Maître des dieux, je m’assure de la tâche des successeurs des Hommes pour accéder au trône. Les Hommes nous honoraient avant, maintenant, ils sont devenus plus forts. C’est nous les dieux qui règnent ! Je suis inquiet.
- Pourquoi inquiet ? (Thôt)
- Nous sommes l’ennéade chèr Thôt, à résider dans la Douât sans trop se soucier à regarder l’ascension puissance des hommes qui vivent au-dessus de nous.
- Pourquoi t’inquièterais-tu, divin Rê? J’ai créé l’Univers avant les hommes. (Atoum)
Coiffé de son disque solaire, le dieu Rê regardait Atoum le Créateur, seigneur de l’Univers qui peut se transformer sa tête humaine en tête de bélier dans ses heures nocturnes.
- Nous avons créé l’Univers ensemble Atoum, et tu veilles sur les Hommes…
- J’assume ma fonction comme on me l’a donné divin Rê. Je veille sur Pharaon qu’il soit mort ou vivant, je suis avec lui dans ses jubilés, j’écris son nom le jour de son intronisation. Est-ce que Pharaon est une menace pour toi, divin Rê ?
- Pharaon n’est pas une menace pour nous tous dieu Atoum.
- Alors, dis-nous ce qui te tracasse divin Rê, demandait Tatenen. Le divin Rê leur répondait :
- Je perçois un trouble cosmique dans la balance de Mâat. Il se passe quelque chose de terrible qui secoue l’Univers et dans la Douât.
- La Douât ne peut pas être touchée par un évènement cosmique divin Amon, elle est notre Royaume ! , s’insurgeait Tatenen face au dieu Rê celui qui se lève
- Le royaume des morts quand Pharaon n’est plus, Tatenen….L’oublierais-tu ?
- Je suis le Maître de la Douât divin Père, et je refuse qu’il se passe un élément trouble dans ce lieu mystique de recueillement et de méditation ! (Tatenen)
- Rassures-toi Tatenen, la Douât est suffisamment sécurisée pour qu’il ne se passe aucun évènement…. Ce sont les Hommes sèment le trouble. Ils veulent prendre notre place et mettre fin au règne grandiose du Roi. Le dieu Rê était calme en expliquant sa réponse aux autres dieux.
- C’est donc cela qui te perturbe ? devinait Atoum. Le dieu Rê lui répliquait gentiment :
- Cela fait des siècles que j’assume ma fonction de seigneur des trônes du Double Pays aux côtés de Pharaon.
- Tu es bien le chef de la Royauté, faisait Atoum. Le dieu Rê lui soupirait :
- Mais également, le chef des armées Atoum, je sais….
- Crains-tu la colère d’Horus et Seth parce que tu gères la régence à leur détriment auprès du Roi ? (Tatenen)
- Ce n’est pas la colère d’Horus que je crains Tatenen, ni encore moins celle de Seth.
- te caches facilement contre la venue imminente de l’ennemi en Tu devenant invisible, c’est un précieux atout divin Rê , tentait de séduire Atoum.
- J’avoue que cela me facilite la tâche Atoum… reconnaissait le dieu Amon faisant la moue : « Alors à quoi bon franchement se soucier d’Horus et Seth ? »
Il y eut un petit flottement de silence dans le monde de souterrain de la Douât entre les dieux Atoum, Rê qui pensait à qui il cèderait volontiers sa place à son prochain comme successeur pour protéger le trône et Pharaon, Tatenen, Thôt le dieu scribe à tête d’ibis divin qui se cachait dans la pénombre derrière le trône de Rê. Le dieu Rê leur disait :
-D’ailleurs…. Pourquoi me parlez-vous d’Horus et Seth ?
- Si tu faisais appel à eux…. proposait le dieu Atoum.
- Faire appel à eux… Pourquoi voudrais-tu que je fasse appel eux ?. demandait le dieu Rê.
- Tu as besoin de successeurs pour continuer la sûreté et la régence de Pharaon. Horus et Seth sont les seuls dieux probables à assumer leur même fonction. , suggérait Atoum.
Le dieu Rê leur demandait :
- Tu veux que je demande à Horus le fils d’Osiris et Seth de poursuivre la sûreté du trône de Pharaon ?
- Horus est le dieu titulaire de la Royauté divin Rê, disait Atoum
- Il est aussi également le neveu de Seth, complétait Tatenen.
- La fonction titulaire d’Horus pour la royauté est un atout supplémentaire si tu l’engages avec toi divin Rê, au détriment de Seth (Atoum)
- Tu oublies une chose cependant cher Atoum. Seth à des pouvoirs bien plus dévastateurs que nous, soulignait avec prudence le dieu Rê. Le dieu Tatenen lui disait :
- Thôt peut très bien te renseigner sur Seth et ses autres fonctions.
- Excellente idée, disait le dieu Atoum à Tatenen
Le Père des dieux écoutant attentivement Atoum et Tatenen, appelait Thôt pour lui demander des informations intéressantes sur Seth :
- Thôt.
- Oui, divin Père, répondait Thôt derrière.
- Qu’est-ce que tu peux me dire sur les autres fonctions de Seth ?
- Il est le Maître d’armes de Pharaon, protecteur d’un corps d’armée, du premier des cinq grands noms du Roi. Il accomplit toujours avec Horus la Réunion des deux Terres sur l’Egypte procède au baptême, la purification rituelle de Pharaon lors du couronnement.
- Nous avons tous les mêmes fonctions…, concluait le dieu Rê sur une petite note d’humour en levant la tête vers Atoum. La voix de Thôt arrêtait Rê sur un point :
- C’est sûr. , commentait le dieu Atoum.
- Nous n’avons pas tous les mêmes tâches divines Rê. Je voudrais faire des petites remarques concernant les fonctions de Seth avec ta bénédiction. (Thôt)
- Je t’écoute.
- Ce dieu Seth a une personnalité très complexe et ambiguë pour certains individus.
- C’est-à-dire ? (Rê)
- L’Oncle d’Horus peut-être à la fois bon et généreux pour les hommes, et imprévisible doté d’une force et d’une énergie indomptable qui font de lui, un être malfaisant, destructeur terrible. (Thôt)
- C’est courant. , faisait le dieu Atoum ironique. Le dieu Rê évoquait :
- C’est comme les déesses Sekhmet et Bastet….
- Ce dieu Seth est un tueur meurtrier divin Rê. C’est lui qui a assassiné Osiris pour prendre sa place sur le trône, méfies-toi de lui. , murmurait Tatenen.
- N’aies crainte Tatenen, le rassurait tranquillement le dieu Rê : « Je n’ai aucune raison de subir les colères sataniques de ce dieu perfide. Je n’ai pas peur de lui.
- Peur ?... faisait Tatenen au dieu Rê , « Tu n’as jamais entendu parler de ses colères quand il rugit ! »
- On raconte que le cri de guerre de Pharaon provoque une peur terrifiante aux rugissements de Seth qu’il fait reculer l’ennemi. , racontait le dieu Atoum.
- Je ne comprends pas pourquoi on vénère tellement Seth pour ses capacités bienfaisantes, qu’il ait au tant d’adeptes alors que c’est un être dangereux au point de se prendre pour un dieu divin ! , se demandait fâcheux et soucieux Tatenen.
Thôt, le dieu scribe divin à tête d’ibis répliquait :
- Ne soyez pas égoïstes envers lui. Il a une personnalité compliquée je vous l’accorde, mais il peut être occasionnellement généreux. Voyez mon Père Rê fait appel à lui, pour combattre sur sa barque solaire, Apophis quand vient la nuit.
- Si il aide précieusement ton Père sur sa barque solaire, comme tu le dis, Thôt. Pourquoi s’enfuit-il lorsque Mâat lui demande à chaque fois de rétablir l’équilibre ? , attaquait sournoisement Tatenen : « Ce mauvais Seth n’est pas digne ! »
Le dieu Rê sentant que la colère allait éclater entre les dieux Thôt et Tatenen, rétablissait le calme avant que l’orage dans le ciel grondait :
-Allons mes semblables frères, qu’est-ce que c’est que ces manières !. Vous êtes des dieux, pas des humains. On ne se querelle pas comme des enfants lorsqu’on parle de Seth….
- Ce dieu Seth est un être dévastateur et dangereux qui désastibilise constamment l’ordre cosmique de l’univers dans la Douat divin Rê, pensait ouvertement de son cœur le dieu Tatenen. « Je n’ai aucune confiance en cette bête ! »
Le dieu Rê lui disait :
- Je sais bien que tu n’as aucune confiance en lui, divin Tatenen. Mais je n’ai pas d’autres choix que lui demander avec Horus, d’assurer la régence du trône et ses armes aux côtés du Roi.
- Avec Horus ?. , faisait Atoum.
- Je donne entièrement confiance au fils d’Osiris de se charger de la surveillance de l’accès au trône. , répondait le dieu Rê.
- Et Seth ?., demandait Atoum. Tatenen gardait son silence quand il entendait son nom.
- Il partagera la même fonction puisqu’il est son Oncle. , répondait fermement le dieu Rê: « Thôt ».
Une lumière éclairait la silhouette de Thôt dans la pénombre derrière le trône de Rê. Le dieu ibis lui disait :
- Oui, divin Rê.
- Amènes-moi Horus, je veux lui faire part de ma mission.
- Oui, mon Père.


Le disant, Thôt disparaissait dans sa lumière. Atoum et Tatenen restaient de chaque côté du trône de Rê. Le dieu Horus apparaissait devant eux sous la forme du faucon, sa tête portant une couronne le pschent, son pagne aux deux couleurs de la Haute et Basse Egypte (blanc et rouge) couvrant le haut de sa poitrine noir, s’inclinait majestueusement à Rê -
- Salut à toi mon Père.
- Salut à toi divin Horus.
- Thôt m’a demandé de te voir. Que puis-je pour toi mon Père ? , demandait le dieu faucon.
- Tu es le maître de la Royauté frère Horus….
- Oui, divin Rê
- Veux-tu accepter la répartition de la tâche de la sûreté de l’accession au trône avec ton Oncle ? , lui demandait le dieu Rê. Le dieu Horus lui répondait :
- C’est une fonction la plus importante mon Père.
- Tu es le divin, en particulier le fils du culte solaire que reconnaît ton père Atoum ici présent quand tu es à l’horizon. , disait Rê.
Le dieu Atoum inclinait légèrement la tête en signe de reconnaissance devant le dieu Horus. Le dieu Tatenen le félécitait :
- On raconte beaucoup d’éloges sur toi.
La voix de Tatenen, résonnait dans la Douat.
- Fils d’Osiris, tu as su combattre plusieurs fois les agressivités des éléments déchaînés de ton Oncle qui perturbent notre univers cosmique. Tu sais comment t’y prendre, tu sais te mesurer à lui…, disait Rê. Le faucon lui répondait :
- Mon Oncle sait ce qui se passe, malgré son intransigeance divin Père. Il n’est pas dupe.
- Il ne sera pas dupe si je vous demande à tous les deux de veiller sur le trône tant convoité des hommes qui complotent contre Pharaon.
- Mais, Pharaon a encore besoin de toi divin Rê. , disait étonner Horus ne comprenant pas le geste du dieu Rê qui lui répondait :
- Ton père Rê ne peut pas être partout à la fois dans ses tâches divin Horus. Aussi, je t’accorde la fonction de la souveraineté sur toi avec toute ma bénédiction.
- Autrement dit…. Tu me lèguerais ta place divin Rê ?. , s’exprimait sur un ton de surprise le dieu Horus devant le Père des dieux.
- Tu as les pleins pouvoirs sur la royauté divin Horus. (Rê)
- Et qu’adviendra t-il de mon Oncle ?. , demandait inquiet le dieu Horus sur le caractère conflictuel de Seth. Le dieu Amon lui répondait :
- Il entourera le Roi avec ses bras et de ses armes dans ses corps d’armées.
- Le dieu Horus s’adressait en regardant le dieu Rê :
-
- Tu ne peux abandonner les armes mon Père. Tu combats avec loyauté dans les rangs de Ptah, d’Amon et de Seth aux côtés de Pharaon.
- La belle époque de Ramsès II…. , se souvenait doucement le dieu Rê. Horus lui disait :
- Souviens-toi, il a fait appel à toi au moment de la stratégie de la bataille devant les Hittites t’implorant en te demandant pourquoi tu l’as abandonné. Si il a remporté la bataille de Quadesh et réunifié la paix sur les Deux Terres, c’est grâce à toi.
- Tu oublies une chose la plus importante mon frère Horus. , lui disait Rê : « Pharaon est Dieu, c’est lui qui gagne dans les conflits entre les hommes qui se détruisent pour enterrer l’Egypte. Je suis un dieu, j’ai combattu avec force aux côtés d’Aménophis III du temps de sa splendeur. C’était moi le Roi. J’étais aimé de tout un peuple, vénéré dans mes temples. Comment peut-on oublié un dieu aussi vulnérable et adoré de tous en le remplaçant par un autre soit disant de ses Pères qui n’appartient à aucune parèdre de nous, et subir le plus humiliants de tous les affronts, d’être oublier de tous à cause de ce dieu ridicule et stupide qu’a imposé Akhenaton ! »
Son bâ blessé, devant Horus, le Père des dieux évoquait son glorieux passé :
- Comment peut-on oublier des Pharaons, comme Aménophis et Hatshepsout de leurs plus grandes grandeurs qui ont marqué leurs temps comme moi j’ai marqué ma force et mon pouvoir étendant mon temps ? . Toi, divin Horus, tu seras ma force, tu seras mon pouvoir parce que tu possèdes les titres royales de Pharaon.
- Le fils aimé d’Horus…. , énumérait Tatenen. Le dieu se tenait droit l’allure royale en écoutant les éloges et les plaidoiries passionnelles du dieu Amon.
- Le ROI. Tu es le plus Grand divin. Ta capacité et ton pouvoir font de toi le dieu le plus estimé. Tu es le phénix quand tu t’envoles dans le ciel pour atteindre l’horizon et faire ainsi renaître Pharaon.
- Tu es le plus ancien, disait Atoum, « Notre Père héritier de tous divin Horus »
- Le successeur légitime trône, glissait doucement le dieu Rê : « Pourquoi Pharaon s’attache-t-il à ton image pour s’identifier en tant qu’image vivante comme celle de ’image du dieu ? . »
- Que veux-tu de moi mon Père? , demandait Horus. Le dieu Rê lui répondait :
- Protèges Pharaon de ses usurpateurs divin Horus
- Tu le feras avec Seth. , disait le dieu Atoum.
- Dîtes-moi, faisait Horus les yeux plissant devant les dieux Rê et Atoum, les soupçonnant : « Vous n’avez pas l’intention de le faire disparaître ! … »
- Nous n’avons pas l’intention de le faire disparaître divin Horus. , disait solennellement le dieu Atoum. « Tu feras ce que je te demande à tes risques et tes périls à savoir : protéger la garantie du trône de Pharaon à travers le protocole royal, à travers ma bouche et ma parole ».
- Ce seront les vôtres si vous ne le dîtes pas plus clairement devant Seth mon Père , les prévenait alors le dieu Horus des colères terrifiantes de Seth. Cet avertissement donnait un silence glacial entre les dieux Atoum, Amon, et Tatenen dans la Douat. Le dieu Atoum lui répondait :
- Nous savons combien les colères de Seth peuvent êtes terrifiantes, mais nous avons confiance en toi, nous sommes sur nos gardes divin Horus.
Horus regardait une dernière fois Rê, Atoum et Tatenen :
- Vas, disait Rê. Le dieu Horus s’inclinait devant sa majestueuse divinité, lui répondait :
- Tes désirs sont ton ordre divin Rê.
Il s’en allait dans sa lumière en plein vol, sous la forme du faucon.
- C’est de la folie…, pensait Tatenen regardant Horus s’envoler vers l’endroit de sa mission. Le dieu Atoum le rassurait :

- Sois sans crainte Tatenen, il réussira ce que Rê lui a demandé. Plusieurs fois il a eu affaire à son Oncle, c’est un grand dieu.
- Il obtiendra quoi en échange si il réussit à se mesurer contre Seth et les complots des Hommes sur Pharaon ?., demandait Tatenen.
- Il aura un grand temple qui parlera de sa Gloire en son nom. , lui répondait le dieu Rê.
- Comme le tien qui se situe à Héliopolis, évoquait Tatenen au dieu Rê.
- Comme le mien où pendant des millions d’années, même après nous, les Hommes chantera longtemps son nom.

*

 

 

 

 

 

 

Par legypteanciennedeclaire - Publié dans : MES HISTOIRES EGYPTIENNES - Communauté : L'EGYPTEANCIENNEDECLAIRE
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Jeudi 9 décembre 2010 4 09 /12 /Déc /2010 18:03

 

Le 8 Décembre 2010 Journée Visite du Parlement Européen à Bruxelles

 

Je me suis levée à 5h30 petit déjeuner un bon café dopant avec des céréales ( pain et confiture) .  Avec mon ami, j'ai pris le bus le c3 qui nous a déposé jusqu'à la Part Dieu à 6h34. Le point de rdv était à la gare Part Dieu, nous étions 53 personnes avec la déléguée de la député du Ps à prendre le tgv lyon-bruxelles direct. Il faut compter 4h de voyage entgv quand il est à l'heure...Malheureusement, comment cela arrive souvent chez la sncf, les ennuis commencent. Au bout d'une heure de voyage, le train s'arrête il était 9h35, dans la campagne, pendant une heure et demi. Le chef de bord nous a expliqué vaguement la raison qu'un train est tombé en panne, et au lieu de rouler sur deux voies, notre tgv va  rouler sur une voie. Les autres tgv, je les ai vus passer...A 10h06, le train redémarre, et ne va pas rattraper le retard. Au lieu d'arriver à Bruxelles initialement prévu pour 12h, on est arrivés à 13h30.

 

Bruxelles la ville de Jacques Brel

 

Nous arrivons à Bruxelles , en prenant le métro. La Gare du Midi est immense, on s'y perd là-dedans, et les stations sont affichées en deux langues, le français et le flamand. Nous sortons tous de la Gare, et on se promène dans Bruxelles, j'ai pas aimé la ville rapidement. L'architecture, les trottoirs sont gris , noirs, pavés de tout part, les maisons tristes de couleur marrons, c'est froid, en plus la météo de saison, s'y prêtait dans le tableau....Nous venons de Lyon où il fait doux, on arrive à Bruxelles, quel changement de climat...En marchant sur les pavés , j'ai constaté le symbol bleu européen. Comme à Limoges, où il y a le symbol pour les pélerins qui font le pélerinage jusqu'à St Jacques de Compostel.

 

Le Parlement Européen

 

Devant nous, se dresse le magnifique batîment du Parlement Européen. Qu'il est beau, et impressionnant avec ses longs couloirs infinis bleus, les caméras des pays de l'Europe. Nous sommes tous passés par le contrôle des portiques sécurité oblige, comme dans les aéroports. Nous avions tous très faim, et le froid, la fatigue, manger au self de la cantine vaut le détour. Nous avons mangé sur le qui-vive. Avec le retard accumulé du tgv, la conférence laquelle nous devions assister a été annulée. Nous avons été accueillis par la députée qui y travaille plusieurs fois par jour entre Strasbourg et Bruxelles. Nous avons pu assister très rapidement avant de la rejoindre, aux débats sur les produits et la norme européenne dans toutes les langues : anglais, allemand... Puis, le moment le plus émouvant, c'est d'être entrer dans ce qui est le plus important, là où tous les grands députés y travaillent : les miscycles du Parlement Européen.  Belle salle en cercle très impressionnant !. Ensuite, le dirigeant nous a dit quelques mots sur le fonctionnement rapidement du Parlement Européen. La visite a été très courte, vers 17h, nous quittons le Parlement sous le froid bruxellois....

 

Le retour dans une bonne ambiance sympa malgré la fatigue

 

Nous rentrons tous sous le froid polaire, reprenant le métro, et arrivés à la gare.  Nous prenons l'Eurostar pour aller à Lille. Il n'y avait pas de train direct pour le retour. Pour le compostage des billets, les Belges ne les compostent pas contrairement en France ! Ils voyagent gratuitement, sauf pour le métro...Pour prendre l'Eurostar, on passe par le contrôle portique. On défait nos manteaux, on pose les sacs , et on les fait passer. On présente ensuite passeport pour ceux qui l'ont ou carte d'identité. Nous montons tous dans l'Eurostar. On a eu un fou rire pour la présentation du chef de bord avec son accent belge qui s'appelle Patrick et son collègue Fabrice, en  français, anglais et ensuite en flamand. L'Euristar est parti à l'heure , arrivés à bon port à la gare de Lille Europe , 18h32.  Nous avions pas faim pour moi et mon ami, on a bu une bonne tasse de café chaud. On monte tous dans le train du retour, le voyage se passe bien, sous une bonne ambiance sympa,  et rebolote on nous annonce 20 minutes de retard, la vitesse du tgv est réduite. Nous sommes arrivés à Lyon Part Dieu, il était 23h34. Le sommeil me guette, j'ai longtemps lutté entre les heures passées dans les train, la faim et le froid. J'étais contente de rentrer à pied à la maison, il y a la Fête des Lumières à Lyon, nous sommes rentrés à pied tous les deux sous la pluie, vers minuit.

 

Conclusion, la visite m'a beaucoup plu malgré la fatique, j'ai appris des choses sur le fonctionnement du Parlement Européen. Je suis prête à repartir pour une prochaine visite dans ce même esprit .

Par legypteanciennedeclaire - Publié dans : PETITS EXTRAS VOYAGES - Communauté : luniversdeclaire
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Mardi 1 juin 2010 2 01 /06 /Juin /2010 11:10

1- LE MARCHE

Sous le long règne pharaonique , le troc se pratiquait dans tout le pays et l’étranger. La pièce de monnaie n’arrivera sous la 30ème dynastie (380-342 av jc)

Bien après l’utilisation de ce mode de paiement chez les Grecs.

L’économie principale de l’Egypte Ancienne est l’agriculture , le commerce était délégué au second plan. Les échanges avec les peuples voisins étaient le monopole de l’Etat égyptien : marché des artisans , les artistes au service de Pharaons.

Leurs salaires étaient les céréales , bière , poissons séchés. Comme les paysans , ils échangeaient des produits sur le marché des aliments , contre d’aliments , plusieurs produits artisanaux et des matières premières. Des marchands qui se déplaçaient sur le Nil d’une région à une autre , facilitait la circulation de leurs marchandises grâce à la céramique . Selon la couleur , la céramique indiquait ce qu’elle contenait.

Les marchés au temps des Pharaons étaient le centre de la vie de la cité. Les acheteurs et vendeurs se rencontraient , les surveillants du gouvernement surveillaient le bon déroulement et l’ordre public , des transactions. On plaçait les produits dans des entrepôts qui appartenaient à l’Etat , aux administrations et aux temples , rangés dans différents magasins.

Pour évaluer la valeur d’un produit , les Anciens Egyptiens utilisaient les unités de poids : shât (ancien empire) = 7,5 g d’or. Au Nouvel Empire cette mesure se fondera sur de l’argent , et l’apparition du dében équivalant à 91 g de métal , la kité (10ème). Le métal était servi comme estimation.

Dans une liste suivante on lisait donc :

1 bœuf ® 120 débens de cuivre au retour de la somme due 2 pots de graine 60 débens

5 pagnes de tissu fin ® 25 débens

1 vêtement de lin du Sud ® 20 débens

1 cuir ® 15 dében.

Le métal se troquait en petites quantités , comme avec n’importe quel produit. Le troc n’était pas de la monnaie.

Sur les étalages des marchés les acheteurs trouvaient surtout des légumes : concombres , courgettes , fèves , pois chiches , laitues romaines , poireaux ou oignons , des fruits , des dattes , figues , raisins , et la noix de palmier doum. Il y avait aussi des boissons , des pains et du poisson ainsi que des sandales en cuir ou de la vannerie , petits meubles , céramiques , tissu et d’instruments de musique. Sur les marchés , les Egyptiens confectionnaient des paniers avec du papyrus , la vannerie par excellence pour sa solidité des produits. Ils fabriquaient leurs paniers et les stockaient à celui où ils étaient échangés. La nourriture des Anciens Egyptiens étaient riche en légumes , fruits et céréales ; la viande bovine était distribuée aux riches , les sujets de Pharaons consommaient du poisson et du porc. Du même principe , les riches buvaient leur vin , alors que le peuple de Pharaon se noyait dans la bière populaire.


 

2 - LA CHASSE

Comme il fallait se nourrir , les Anciens Egyptiens pratiquait entre surtout la chasse avec passion comme Pharaon. La chasse était une activité sportive et de loisirs.

Hérodote au cours de ses voyages décrivait l’Egypte de la manière suivante : le long des rives limoneuses du Nil , des jardins luxuriants ou vivaient de nombreuses espèces animales. On trouvait des animaux du désert.

Au temps ancien , les habitants de la vallée exploitaient les ressources naturelles. Au paléolithique , les chasseurs nomades en groupe traquaient les animaux sauvages. Durant le néolithique et l’époque prédynastique 4000-3100 av jc , la chasse restera une source d’approvisionnement importante , suivi de l’élevage et de la culture des céréales. A cette époque , ils chassaient le lion , le léopard et l’hippopotame en tuant leurs proies avec leurs harpons , lances et bâtons de jet.

La chasse dans les marais était réservée uniquement aux riches dignitaires. En octobre , à la fin de la saison des crues , des nombreux oiseaux migrateurs rejoignirent les animaux locaux du Nil . Les chasseurs déplaçaient silencieusement leur barque entre les hauts fourrés de papyrus. L’oiseau dressé sur l’embarcation , permettait d’être vu , le chat (animal très sacré aux yeux des Egyptiens) accompagnait parfois son maître : il ramenait des proies. Le noble emmenait aussi son épouse qui cueillait les fleurs et ses serviteurs. Ces derniers transportaient des armes , ramenaient les animaux tués ou capturés , les chiens les accompagnaient en rapportant leurs proies abattues.

A l’époque des Pharaons , la chasse était un passe-temps agréable , pour la société de l’Egypte Ancienne. Elle montrait au peuple , la force , bravoure et habileté. Les animaux chassés des Pharaons étaient le lion , et le taureau. Aménophis III en captura environ 2000 lions en 10 ans de règne , tandis que Sethi Ier avec sa lance , affronta tout seul un de ces fauves et devint Pharaon. La chasse se pratiquait seule , ou accompagné. En tant que principal revenu nourricière , on chassait en groupe. Pour capturer les cailles , les filets étaient tendus entre les arbres ou au-dessus des champs. La partie du butin était rapidement consommée , le reste était destiné à l’élevage.

La chasse dans le désert avait des méthodes différentes. Au temps ancien , ils chassaient à pied. A la 18ème dynastie (1550-1292 av jc) le char et les chevaux firent leur apparition.
Avec la régulation du Nil , les marécages ont pratiquement disparu , et de l’aménagement des berges , de l’assèchement naturel qui affecte l’Afrique du Nord , depuis la fin du néolithique , des nombreux animaux tels que hippopotame , crocodile et ibis se réfugient au Soudan.

3 - ORFEVRE , JOAILLIERS

Longtemps , le fer fut ignoré des Egyptiens , mais fut distingué dans le travail de l’or. Les Egyptiens ont inventé l’orfèvrerie grâce à leur parfaite maîtrise de l’art.

A la fin de la préhistoire , ils importèrent du Proche Orient , les techniques de la métallurgie. Les orfèvres apprirent à transformer le cuivre , l’or et l’argent en réalisant des alliages tels que l’électrum (mélange d’or et d’argent).

A leur civilisation , ils fabriquèrent des bijoux en parures profanes , et objets sacrés. L’orfèvrerie est née , et exercée dans les ateliers des temples et du Palais Royal sous le contrôle des hauts fonctionnaires désignés par Pharaon et les prêtres. Les orfèvres travaillaient sous le regard bienveillant et bienfaiteur du dieu de Memphis PTAH , patron des artisans.

Extrait des mines d’or de la Nubie , l’or est pesé sur une balance. Les artisans attisent le feu faisant fondre le métal. L’or est ensuite martelé et les artisans en brandissent un collier achevé. Les joailliers enrichissent les bijoux en or , en décor multicolore de pierres semi-précieuses : la turquoise (bleu-vert) du Sinaï , la cornaline rouge ramassée dans le désert oriental , et le lapiz-lazulli (bleu foncé) d’Afghanistan sont les couleurs de base , suivies après du felospath vert remplacé parfois par de la turquoise. Ils taillaient l’améthyste en perle pour les pendentifs et rarement des scarabées. Le jaspe , le cristal de roche , l’obsidienne , la calcédoine sont souvent employés , et la pâte de verre constituée fréquemment sur les pierres.

4 - L’ELEVAGE DES BOVINS

L’élevage du bétail fut mis en avant au 5ème millénaire avant jc. L’espèce à cornes lyriformes côtoyait celles à cornes courtes ou sans cornes.

Le bouvier les emmenait paître au bord du Nil et les engraissaient dans les étables. Ils prenaient soin des vaches qui mettaient bas leurs petits , ils élevaient les vaches pour leur lait , la viande était un produit de luxe pour les Rois , les hauts dignitaires et autels des dieux. Les grands troupeaux étaient aussi pour les Rois , à ses administrations et les temples. Dans les institutions , les artisans travaillaient le cuir toujours surveillés par des inspecteurs et les intendants , et les paysans travaillaient le labour des champs avec un bœuf ou vache comme animal de trait.

5 - L’ARMEE

Pour se défendre des envahisseurs venus de l’Etranger , Pharaon possède son armée.

La vie d’un soldat n’était pas du tout repos. Bien que la Méditerranée soit naturelle en protection , avec le désert , et l’imposante armée , les troupes permanentes de Pharaon sont les corps d’élite de la garde royale et des corps expéditionnaires sont envoyés dans les mines , ou carrière à l’exploitation étrangère. Les célèbres Nubiens dits Medjaï , sont employés ainsi que les Libyens aux côtés des Egyptiens. En cas de danger imminent, Pharaon lève son armée !

Sous l’Ancien Empire , l’armée de métier est limitée et déjà les Nubiens furent engagés comme archers réputés pour leur aptitude à manier l’arc.

Au Moyen-Empire , les gouverneurs de Province continuent à constituer leurs propres troupes , car à l’époque , le pouvoir royal avait disparu.

Les piquiers faisaient aussi partis de l’infanterie , ils avançaient en bon ordre avec les Nubiens , vêtus d’un pagne blanc , de leur lance tenue par une pointe de métal , et d’un haut bouclier couvert d’une peau animale.

Pour se lancer dans le combat , beaucoup d’exercices physiques et maniement des armes sont appris aux soldats. C’est Pharaon en personne qui conduise ses troupes sur le champ de bataille. Le prince héritier est promu souvent avec le titre général en chef , vient en second.

L’infanterie de Pharaon contient cinq unités : la plus petite 50 soldats , les cinq unités forment un groupe de 250 hommes. Le porte-enseigne dirige chaque compagnie en brandissant son standard décoré de son emblème distinct. Vingt compagnies forment une division de 5000 hommes sous la protection d’un dieu.

Nous avons une preuve concrète pour exemple avec la célèbre armée de Ramsès II lors de la grande bataille de Qadesh contre les Hittites : 4 divisions sous la protection d’un dieu illustre. Son armée contenait 20000 hommes sous l’influence divine de RA , PTAH , AMON et SETH.

La charrerie sous Pharaon arrivera au Nouvel Empire (1550-1070 av jc). Le char fut conduit par deux hommes , conducteur et combattant armé d’un arc. Pendant la bataille , les soldats de Pharaon ne montent pas directement sur leurs chevaux. Les mercenaires sévissaient déjà sous l’Ancien Empire dans l’armée de Pharaon. Ils engageaient les Peuples de la Mer identifiables à leurs casques de bronze surmonté de deux petites cornes et bouclier rond. Les mercenaires ont joué un rôle important pour la fameuse bataille de Qadesh. Sous la 26ème dynastie, les mercenaires sont grecs et leurs relations avec les soldats égyptiens furent moins amicales. Le malheureux Pharaon Apriès (589-570 av jc) en fut l’exemple avec une guerre civile , et sa propre vie.

Quand Pharaon se déplace avec son armée en campagne , il installe son camp pas loin des opérations militaires. Ses soldats entourent le camp d’une palissade défensive faite de boucliers plantés côtes à côtes dans le sol. Leurs camarades montent les tentes des officiers , déchargent les ânes , tandis que d’autres préparent les armes (haches , lances , arcs , poignards , et cimeterres). Les chars sont rangés dans le bon ordre. Soucieux de ses soldats , Pharaon fournit ses hommes d’aliments et de boisson. L’eau est conservée dans amphores et jarres en terre cuite , et d’autres en cuir. Le camp installé , les cuisiniers s’activent , préparent le pain , peut-être des ragoûts à base de fèves et de légumes. Les soldats fatigués par de longues marches , attendent patiemment leur ration.

Lorsque les campagnes militaires se sont bien déroulées , Pharaon récompense ses officiers pour leur courage sur le champ de bataille. Il leur offre des champs , des prisonniers de guerre réduits en esclavage , ainsi que des décorations lors des grandes cérémonies. Les récompenses sont destinés aux militaires et aux civils en or (la mouche en collier ) les premiers. Les seconds pour les services rendus à la couronne. Pharaon est penché à la fenêtre de son palais regarde ses serviteurs qui passent le collier autour du cou des dignitaires et des militaires élus , félicités. Ils ont des colliers , bracelets , des mouches , parfois un lion , une ou un esclave.

Les célèbres mouches en or sont avec les lions , les récompenses les plus données.

Le Pharaon est si généreux avec ses soldats en les encourageant à se battre avec une féroce énergie , et un courage indomptable sur les champs de bataille. Les soldats égyptiens comptent avec eux les importants contingents étrangers Nubiens et Asiatiques , pas oubliés du Souverain.

 

6 - COIFFURES ET PERRUQUES

Les nobles Egyptiens savaient très bien prendre soin de leur personne , surtout à leur coiffure . Naitra l’exigence de la mode , avec les perruques , vêtements et bijoux , qui rehaussaient l’élégance chez les hommes , et les femmes.

Les Egyptiens affectionnaient surtout les perruques parce qu’ils avaient les cheveux courts , la barbe et la moustache se font rare.

Sous l’Ancien Empire , les perruques sont courtes et bouclées. Elles deviendront complexes au fil des siècles. Avec le Nouvel Empire , hommes et femmes portent des postiches , aux boucles et tresses très sophistiquées. Le peuple , lui , opte pour le court , et les femmes les cheveux longs qui retombent sur la poitrine.

Les cheveux blancs sont teints au henné , et enduits d’huiles onguents parfumés.

Chez les jeunes garçons , c’est souvent le crâne rasé à l’exception d’une grosse mèche de cheveux tressée , qui couvre l’oreille. Elle disparaît à l’âge de l’adolescence qui marque le passage à l’âge d’adulte.

Les Egyptiens se rasaient tous les jours , la barbe et la moustache. Ils ne les portent qu’en signe de deuil , alors que les nobles se font raser à domicile. Les humbles vont voir un barbier en plein air. Les rasoirs en cuivre apparaissent sous l’Ancien Empire , en bronze au Moyen Empire avec les pinces à épiler.

Pour les différencier de leurs voisins , les Egyptiens s’habillaient en conséquence.

Chez les Asiatiques , peuple du Proche Orient , c’est la barbe en pointe , leurs coiffures ont une grande variété. Les Nubiens sont reconnaissables à leurs coiffures courtes et bouclées. Les Libyens ont une coiffure à une tresse latérale et deux plumes sur la tête. Les Amanites de la Mésopotamie , ont un ruban ceinte sur la tête , et les Peuples de la Mer (de la côte turque)

7 - LES FONCTIONNAIRES

La direction de l’administration territoriale au temps de Pharaon démarre sous l’Ancien Empire.

Précédemment évoqué , le vizir rend les comptes au Pharaon sur la postérité de l’Egypte. A la 18ème dynastie (1550-1292) , le vizir fut nommé pour la Haute et la Basse Egypte. C’est l’homme le plus important après le Roi , il supervise les responsables , nomes , grandes divisions administratives , économiques et fiscales du pays. Ces derniers contrôlent les charges du cadastre , l’arpentage des champs après la crue , la collecte des impôts , le recensement des troupeaux , du transport des céréales au grenier de l’Etat. Ils sont omniprésents , s’occupent de l’enrôlement des soldats , l’organisation des chantiers de construction , rédigeant quantité de rapports qui empilent les archives de leurs bureaux. Pour les grands temples des riches propriétaires terriens , possédant leur propre administration , le Roi charge le Grand Prêtre de cette fonction.

Le signe hiéroglyphique qui sert à écrire le mot vizir , est un homme qui tient une longue canne dans la main comme attributs et le sceptre sékhem symbole de puissance dans l’autre main. Habillé d’une peau d’animal , il exerce la fonction de prêtre , et l’on l’appelle « Porte-sandales » , grand personnage du Roi que l’on voit sur la palette de Narmer.

Le Vizir ne peut pas travailler sans son secrétaire le scribe. On le voit , un genou à terre , un genou relever en plein travail. Devant le deuxième , est posé un étui , devant les deux derniers une valise dans laquelle sont rangés le nécessaire à écriture.

DES FONCTIONNAIRES CELEBRES :

OUSERKAF scribe royal

HEMIOUNOU neveu de Khéops , vizir , directeur des scribes du roi. C’est lui qui organise la construction du chantier de la célèbre Grande Pyramide de son oncle.

SENENOUT précepteur , directeur des travaux de construction , peut-être l’amant d’Hatchepsout la femme - pharaon.

8 - L'EDUCATION DES ENFANTS 

Les enfants de la classe paysanne répétaient les gestes ancestraux des agriculteurs et d’éleveurs. Les fils d’artisans apprenaient le métier de leur père dès le plus jeune âge. Les garçons fréquentaient l’école dans une petite minorité.

L’école accueillaient les fils des fonctionnaires , mais aussi plus tard pour les grandes administrations , les fils des paysans et d’ouvriers. A l’âge de 5 ou 6 ans , les jeunes enfants de la majorité apprennent à lire et à écrire le hiératique = l’écriture courante.

Ils copient des textes , faisaient des dictées tirées d’un manuel scolaire , le kémit , ou la Somme (registre de formules épistolaires et de conseils pour devenir un bon scribe). Le calcul et la géographie. Les garçons partent très tôt le matin jusqu’au début de l’après-midi. Avec eux , ils ont leur repas qu’ils mangent sur place , font les exercices sur des brouillons (tablettes en bois , extraits de calcaire , et les ostracons). Leur stylo , c’est le calame des roseau trempés dans deux encres rouge et noire. Le maître encourageait les paresseux en jouant de la férule. L’école , finie selon la classe social , l’élève rentre chez ses parents ou va jouer dans ses jeux favoris avec ses petits camarades en plein air , ou se baigner dans un canal à la chaleur étouffante de l’été. Leurs jeux étaient soit des combats guerriers simulés , ou l’ancêtre du saute-mouton.

Les enfants paysans suivent les aînés à travailler dans les champs , comme la glanage des épis des blés ou surveiller les troupeaux. Les fils des artisans vont dans les ateliers de leur père , ils font passer les outils , puis regardent travailler en même temps sous la conduite des chefs artisans.

Chez les femmes , les professions sont rares sauf celle de sage-femme ou servantes. Les mères initient leurs filles aux travaux ménagers , à la préparation des repas , filage , tissage pour fabriquer des vêtements. Les fillettes s’amusent en dansant , font des acrobaties habiles , jouent à la balle ou à la poupée de terre cuite ou en bois.

Chez les nobles , les garçons vont à l’école où ils seront plus tard futur vizir du Roi , les filles restent à la maison près de leur mère.

Les futurs princes et princesses royaux suivent les cours d’école au sein du Palais , même les fils des Vizirs , et fils des souverains étrangers vaincus de la guerre. Ceux-ci sont renvoyés dans leur pays une fois éduqués et devinrent des futurs vassaux , ainsi que l’étude de la formation militaire.

9 - LE COMMERCE ETRANGER

L’Ancien Empire connut des vastes expéditions dans les contrées inconnues au sud de l’Egypte.

Commença alors l’exportation commerciale en 2250 av jc , pour des objets de luxe destinés à la Cour. Les explorateurs partirent en Basse Nubie et au Soudan quittant Memphis , la capitale du nord de l’Egypte pour parvenir au pays de Iam dans la boucle de Dougolor du Soudan d’aujourd’hui par 1700 km. Pour la première fois , les Egyptiens se rendaient eux-mêmes dans ce pays où se déroulent les échanges des marchandises venues d’Egypte et les matières premières venues d’Afrique : le bois d’’ébène , l’ivoire , peaux de léopards et encens.

Hirkhouf , le chef de l’expédition , ramène un Pygmée qui émerveille Pharaon Pépi II. Les Egyptiens s’aventurent au pays de Pount dès l’Ancien Empire , situé sur la côte nord du Soudan. Ils y acquièrent de l’encens qu’ils brûlent dans leurs temples. Déjà , les habitants du Nil , à la plus haute antiquité établissaient des relations commerciales avec le Proche Orient et le port de Byblos en particulier , le Liban actuel ; explorateur du bois de cèdre.

L’expédition la plus légendaire est celle du Pharaon Thoutmosis III en Syrie - Palestine. Pendant les 20 premières années de son règne , Thoutmosis III mena 17 campagnes militaires au Proche Orient et prit contrôle de la Syrie - Palestine. Esprit curieux , il s’intéressa à la flore , la faune , en rapporta des échantillons.

10 - LA MUSIQUE

Dans la civilisation égyptienne , la musique tient une place importante. Elle est présente lors des fêtes religieuses , banquets civils ou funéraires , défilés militaires , travail au champ.

La portée musicale ou le solfège n’existaient pas en Ancienne Egypte , ils jouaient et chantaient des airs de mémoire. Bien sûr , il existait des musiciens professionnels dirigés par un chironome qui est l’ancêtre de notre chef d’orchestre. Il indiquait aux musiciens le rythme par des claquements de doigts.

L’existence de la musique se situe certainement entre le Proche Orient et celle de l’Afrique.

11 - LA VIGNE ET LE VIN

Produit de luxe , le vin coule à flots au cours des banquets. Les nobles sont les plus grands amateurs et boivent jusqu’à l’ivresse , même les dieux et les défunts.

La culture de la vigne est plus ancienne que la civilisation égyptienne.

Le roi et les temples ont de nombreux vignobles , les nobles la cultivent dans leurs vergers. Pas les paysans , ils préfèrent avec les gens du peuple , la bière , boisson facile et peu coûteuse.

Les meilleurs crus de la vigne se trouvent dans le Delta , du Fayoum et les oasis du désert lybique.

Dans les textes , le raisin blanc est cité , ainsi que diverses variétés plus ou moins sucrées. A la vigne basse , on adopte vite la vigne qui se développe sur une longue treille en espalier. Ils arrosaient abondamment la vigne pour la maturité du raisin , les vendanges chez eux se pratiquaient à la fin de l’été. Les grappes délicatement cueillies sont déversées dans le pressoir installé près des vignes. Avant d’être pressées , elles sont rangées dans des couffins. Les anciens égyptiens cultivaient aussi le raisin noir et le raisin blanc pour le manger. Une fois pressé , le vin fut versé dans des grandes amphores et continuent à fermenter. Lorsque la fermentation est finie , l’amphore est fermée par un gros bouchon de terre cuite. Avant de fermer les amphores , les vignerons parfument le vin avec du miel et des épices. L’argile utilisée pour la fabrication des amphores est poreuse qui laisse fuir progressivement le liquide. Leur imperméabilisation est la résigne.

Les vignerons ont des pagnes très courts et usagers.

Ils foulent le raisin avec leurs pieds à l’intérieur de la cuve , en se tenant par des cordes pour ne pas glisser : le liquide s’écoule dans un petit bac plus petit par un éconduit. Les résidus sont déposés dans un sac en lin. Une autre équipe d’hommes tournent une perche dans le sens opposé d’où le jus s’extrait. Afin que la fermentation du vin se fasse plus vite , les jarres ou les amphores sont exposées au soleil. Le vigneron applique un sceau sur la jarre fermée qui indique l’origine du vin en hiératique. Les Egyptiens fabriquèrent aussi des jus de fruits fermentés avec des dattes , grenade , ou les caroubes. Ces boissons alcoolisées sont bues des vivants et les morts même dans leurs tombes.

12- LA MAISON

Pour se loger , l’Egypte a réservé l’usage de la pierre à ceux qui doivent affronter l’éternité. Les maisons des propriétaires ne sont occupées que par un bref passage sur terre de ces derniers , avec la brique crue , peu coûteuse. Les autres maisons de la plus haute civilisation riche de l’Egypte Ancienne sont en briques.

Leur construction permet de faire l’épaisseur des murs , l’installation ou pas des sanitaires , nombres de pièces , salle de douche ou de cabinet d’aisance. Les demeures luxueuses avec des éléments en pierre , ont des colonnes , seuils , montant , linteaux de porte à claustra en bois. L’extérieure est de la paille mêlée qui recouvre l’enduit , peint en blanc. Les vitres n’ existaient pas , la porte fermée était maintenue par un verrou en bois. La chaleur et la lumière sont aidées grâce aux ouvertures des portes , des cadres des fenêtres en bois. Chez les nobles c’est un quartier qui surveille et qui annonce les visiteurs. La maison n’est pas une maison sans le jardin de sycomores , palmiers et d’acacias.

A Armana la cité d’Akhenaton , le pharaon hérétique voué à son culte solaire Aton , les maisons des humbles seigneurs ont 3 ou 4 pièces : une entrée qui sert d’étable à un âne , la pièce commune où mange la famille mange , dort , une cuisine et une chambre à coucher. Les maisons de la classe moyenne , chez les chefs , artisans , ou fonctionnaires ont 6 et 13 pièces. Les maisons luxurieuses vont sur 350m2 et s’organisaient de vastes et larges salles de réceptions. Cuisines , ateliers , silos à grains sont des annexes extérieures.

13 - LA DIPLOMATIE

Afin d’obtenir les matières premières pour enrichir le pays , Pharaon exécute des campagnes militaires , ou envoie des représentants auprès des Chefs des contrées étrangères. A leur retour , Pharaon reçoit les ambassadeurs des rois étrangers qui ont les mêmes soucis. Cela s’appelle la diplomatie.

Sous l’Ancien Empire , la Basse Nubie est contrôlée parce qu’elle possède des mines et des carrières. Avec la Haute Nubie , les denrées égyptiennes s’échangent par de l’or , bois d’ébène , et ivoire. Les négociations se fondent dans des changements brusques et violents à travers la politique , d’où la nécessité absolue de l’utilisation de la diplomatie.

Au Nouvel Empire , les échangent fusent beaucoup entre la Nubie et le Proche Orient avec d’importants passages de caravanes , vers la cour de Pharaon. Les dignitaires ont immortalisé ce moment dans leurs tombes. La plupart des étrangers ne sont pas tous des vassaux de l’Egypte , malgré que les Egyptiens les considèrent tels quels.

14 - LA MODE

Les Egyptiens riches et fortunés prennent beaucoup soin de leur personne , avec la mode. A l’évolution du règne de Pharaon , les pagnes , robes et tuniques sont de plus en plus sophistiqués par apport aux vêtements des pauvres.

Le lin est très utilisé pour la confection des vêtements agréable contre la chaleur écrasante de l’été. La laine concerne les manteaux d’hiver. Le coton nous vient d’Inde , en Egypte il n’apparaît pas avant le 3ème siècle avant jc : il est surtout utilisé par les romains.

Le pagne est la garde robe des hommes. Sous l’Ancien Empire , il est droit et court noué avec une ceinture , au Nouvel Empire , il est long et légèrement plissé. Les hommes se plaisèrent à surmonter les pagnes si fins qu’ils sont transparents. Au Nouvel Empire , le torse des hommes est couvert d’une tunique plissée. La ceinture peut-être de couleur rouge ou blanc. Le pagne à devanteau triangulaire est destiné à Pharaon , parce que la ceinture contient des perles , et le chendjit , porté par le Roi , parce que la queue du taureau qui pend , est le symbole de la force. Le costume armanien , a été lancé par la Reine Néfertiti , est une robe très transparente où l’on voit les anatomies féminines. Le vêtement rituel représenté par la peau d’un léopard , est porté par les prêtres , il s’appelle le sem , ou le ioumoutef. Pour en revenir aux robes , la robe droite et moulante apparaît au Moyen Empire , et une jupe d’homme longue qui noue la poitrine.

Les paysans , artisans , ou hommes du peuple , portent des pagnes courts , ou sont complètement nus , avec un cache-sexe. Les artisans s’habillent avec un pagne en lin ou en cuir , les danseuses ont leur jupette très courtes avec une ceinture , les femmes du peuple portent des robes longues droites à bretelles.

15 - LA FEMME CHEZ PHARAON

La femme égyptienne peut avoir des droits juridiques , comme les contrats , l’héritage , divorcer ou témoigner devant le tribunal. L’égalité avec l’homme sous Pharaon est loin d’être idéale.

Les femmes pharaons sont une exception en Egypte pendant trois mille ans de l’histoire politique réservé principalement aux hommes. La plus célèbre d’entre elles est sans aucun doute Hactchepsout du grand public , mais en découvre d’autres dans l’histoire de l’Egypte comme la Reine Ahotep (sorte de Jeanne d’Arc de l’époque) qui sauva l’Egypte en chassant les Hyksôs , et Taousert , la belle Néfertari qui influença le Grand Ramsès II pour le traité de paix avec la reine hittite Poudouhepa. Certaines d’entre elles ont exercé cette influence soit sur leur époux , ou leur fils , parfois elles assurent la régence. L’administration et le gouvernement sont le domaine des hommes.

La femme égyptienne est chanteuse et prêtresse d’Amon dans le plus grand temple de Karnak parmis les dames nobles de Thèbes. Très peu de professions lui sont ouvertes , sauf danseuse , chanteuse , musicienne , prostituée ou servantes. Pour son indépendance limitée , le mariage et la procréation des enfants la « sauve » de cette condition. Dépendante de l’homme , son père l’élève et choisit son époux.

Les jeunes filles sont mariées à l’âge de 15 ans , les célibataires sont rares , les unions monogames sauf Pharaon qui peut se permette de se marier avec plusieurs femmes y compris les membres de sa famille.

La femme reste au foyer nébet per signifie en traduction maîtresse de la maison.

Les journées de la femme paysanne ou l’épouse d’artisan s’occupent de leurs enfants à bas âge , effectuent les travaux ménagers , préparent le pain , et les repas , quand la famine ne les trouble pas. Elles tissent le lin , fabriquent des vêtements , leurs journées sont harassantes , les servantes aussi. La femme aristocrate , elle , vit des jours paisibles dans sa demeure avec ses domestiques.

Bès le dieu nain et grimaçant au visage affreux , est le dieu protecteur des femmes. Il éloigne les mauvais esprits des femmes enceintes. Bien que la statue de la femme au foyer est une tâche contraignante , elles ont leur liberté contrairement aux femmes grecques. Elles vont au marché acheter ou vendre des denrées , elles signent des contrats , héritent d’une partie des biens de leurs maris , ou leurs familles , sans tuteur , elles les vendent. Pauvres ou riches , elles craignent de mourir en couches durant l’accouchement. Celles qui ne peuvent pas avoir d’enfants sont répudiées , le divorce se pratique aussi bien chez la femme et pour l’homme. La femme égyptienne doit avoir suffisamment de biens pour subvenir à ses besoins une fois le divorce prononcé de son époux.

Le contrat de mariage ne contient pas un acte juridique et cérémonie religieuse : c’est l’accord du père qui fait unir sa fille , et la cohabitation des deux époux sous le même toit. Leurs droits se font sous la société , et non des lois. Les contrats de mariage datent au 1er millénaire , déterminent des biens matrimoniaux , décès du mari et le divorce. Ils sont rédigés après le mariage.

16 - LES COSMETIQUES

On a vu que les Egyptiens savaient prendre soin de leur personne à travers les vêtements , l’hygiène corporelle , et les coiffures , il en va de même pour les cosmétiques. Surtout le maquillage.

Les femmes connaissent très bien cet usage , mais les hommes aussi pratiquent l’usage des cosmétiques.

Les Egyptiens sont les inventeurs de la parfumerie.

Leurs parfums se composent d’huiles essentielles , la balanites aegyptica. Ces ingrédients sont mélangés à d’autres huiles et des épices qui s’imprègnent longtemps la peau. Les Egyptiens se maquillent avec du fard à paupières vert en broyant de la malachite , et du khôl fabriqué avec de la galène. Le maquillage protégeait les Egyptiens des maladies des yeux et des intempéries telles que tempête de sable.

Pour ranger les onguents , parfums , produits de maquillage , les artisans fabriquent vases à onguents , cuillers à fard , double étui à khôl , étui à khôl simple.

Les dieux apprécient aussi les cosmétiques. Les statues divines sont parfumées pendant sa toilette , les embaumeurs consomment des grandes quantités d’huiles pour les momies en enduisant les corps desséchés avec du natron pour assouplir la peau.

17 - LES BANQUETS

Les riches propriétaires Egyptiens adoraient faire la fête. Leurs invités sont accueillis par des servantes et serviteurs qui versent de l’eau sur les pieds et mains , leur ajustent un diadème de fleurs , et cône de graisse sur la tête , parfumée.

Dans leur immense salle de réception , le fumet délicat des plats attirent les invités , en nourriture abondante , disposés sur des guéridons. Les invités ne se rassemblent pas autour d’une table , ils sont assis sur une chaise rembourrée d’un coussin , saisissent les aliments avec les doigts , les domestiques circulent des vases de vin et de bière , remplissent généreusement les coupes. Les musiciens et les danseuses animent la soirée. Au cours des banquets , les hommes et les femmes restent en couples , ou se regroupent. Pour plaire aux propriétaires de la maison , ils sont parés de leurs plus beaux atours , avec leurs vêtements en lin blanc plissés qui sont rehaussés de bijoux , et des perruques à petites boucles.

Le menu de ces prestigieux banquets sont composés de volailles cuites à la broche viandes cuisinées en ragoûts , gibiers rôtis , légumes , fruits , pains et gâteaux sucrés avec du miel. Leurs repas sont variés , ils ne connaissent pas des produits comme la tomate , et la pomme de terre venus d’Amérique. Les plats sont savoureux et copieux , les jolies coupes en faïence bleue sont réservées pour servir la boisson. Les invités sont chouchoutés avec les coûteux onguents et huiles qu’ils s’en enduisent le corps après une courte toilette.

18 - LES ANIMAUX D’EGYPTE

Aux côtés de leur riche nature luxuriante , la civilisation égyptienne côtoie les animaux sauvages , que ce soit dans le désert , ou au bord du Nil. La plupart des espèces ont déserté le pays à cause du progrès , et de la race humaine , et les changements climatiques.

Dès la fin de la préhistoire au 5ème millénaire avant jc , jusqu’en 2500 - 2400 avant jc , le désert n’ était pas celui qu’on connaît aujourd’hui . C’était de la savane où vivaient girafes , éléphants , rhinocéros , taureaux sauvages , lions , hyènes , autruches , gazelles , mouflons , addax , oryx , bubales , ibex , daims.

Lorsque le niveau des pluies décroit , que le climat devient aride , la savane devient steppe herbeuse , puis désert , les girafes , rhinocéros et les éléphants se réfugient vers les contrées méridionales comme le Soudan. La steppe est peuplée de serpents : vipères à cornes ( la plus dangereuse ) scorpions , petits animaux le lièvre , la gerbaise ou le hérisson.

Sous leur temps , les Egyptiens ont réussi à domestiqué les animaux sauvages , telles diverses antilopes oryx et gazelles , ils élevaient aussi des hyènes , animal réputé pour son côté carnassier. Afin d’éviter de se faire dévorer , les paysans ligotent les hyènes avec des cordes sans résultat concret.

Certains animaux sont attribués pour l’image de Pharaon qu’elle représente : le cobra que l’on voit sur les scènes , l’uraeus est assimilé à l’œil de Râ , et fait éloigner les ennemis en crachant du feu , du Roi. Le lion est le symbole de la force et de la puissance. Pharaon l’a choisi pour être son animal. On peut le voir empruntant le corps du lion quand il est sous la forme du sphinx. Le Grand Ramsès II a adopté le lion comme animal de compagnie , il incarne l’aspect divin dans la nature du souverain.

Outre des animaux terrestres , il existe une multitude d’oiseaux habitants de la Vallée du Nil. Des oiseaux sédentaires et migrateurs majestueux rapaces.

Le faucon lauier et le faucon pèlerin sont assimilés au dieu HORUS , RA-HORAKHTY. Le vautour est la déesse NEKHBET parce qu’elle a la tête entièrement blanche alors que le vautour percnoptère de l’alphabet hiéroglyphe égyptien notre une lettre. Le mihou noir est identifié à ISIS et à sa sœur NEPHTYS , tandis que l’ibis sacré noir ou rouge est assimilé au dieu magicien THOT. Dans les champs , pâturages vivent les moineaux , hirondelles , loriots , les hérons , gardes-bœufs , aigrettes , cailles revenues d’Europe. A l’automne , pigeons , huppes fasciées , corbeaux. Les marais et rives du Nil sont habités par des canards , oies , ibis sécrets , hérons cendrés , flamants roses , quelques cygnes , les pluviaus , qui nettoyaient les dents des crocodiles. Les martins pêcheurs , chevaliers , avocettes , pélicans et cormorans cohabitent. Quand la nuit tombe , chouette effraie et hibou grand duc prennent le relais. Les insectes prennent possession des hauts fourrés de papyrus et de roseaux , libellules , sauterelles , papillons , grenouilles et genettes qui attendent les oiseaux pour les manger.

Dans les eaux du Nil , parsemées de lotus et du potaurot , vivent les poissons : carpes , perches , chétodrons , silures , quarmanths , poisson-lune , mulets , mormyres et anguilles .

De tous les animaux qui vivent autour du Delta du Nil , les Egyptiens redoutaient surtout le crocodile , incarnation du mal , mais au soleil , qui est sortie de l’eau , comme la création du monde. Le crocodile est le dieu Sobek. Le deuxième animal qui fait peur aux Egyptiens l’hippopotame qui fait des ravages sur les récoltes des paysans. Tout comme Sobek , l’hippopotame est la déesse Thouéris qui éloigne aussi les esprits maléfiques , est la protectrice des femmes.

19 - DANS LA PEAU DE PHARAON

La vie d’un grand Roi quand on est en Egypte , n’est pas du tout repos. Il se lève tôt , complète sa toilette dans une petite salle de bains. Il prend une douche avec l’aide des serviteurs , se fait raser par un barbier. Il revêt un pagne royal , l’antique chendjit , maintenu par une ceinture armée de cobras. A l’ arrière du pagne , est accrochée une queue de taureau , symbole de force. Une barbe postiche au menton , sa couronne rouge entre le némès et sa couronne blanche , le pschent qui recouvre les deux couvre-chefs , ou la couronne bleue avec les hautes plumes. Sa parure complète est ornée de sceptres royaux , somptueux bijoux et sandales.

Le Roi d’Egypte officie en devenant roi-prêtre , dans le temple. A l’intérieur , il offre de l’encens et de l’eau et des offrandes au dieu Khonsou , ou au dieu Amon. Une fois effectuer l’officine religieuse , Pharaon dirige le Grand Conseil autour des hauts dignitaires qui gouvernent le pays , il demande l’aide de son vizir , le Directeur du Trésor , directeur des greniers , et du bétail , l’informent de l’économie et social de l’Egypte. Quand la guerre se profile à l’horizon , Pharaon est chef de guerre , réunit tous ses militaires , pour prendre leur avis et leur donner des ordres à la préparations des futures campagnes militaires qu’il mènera lui-même.

 

20 - LE JEU

Hormis les jeux de plein quand ils étaient jeunes enfants , les Egyptiens adoraient jouer aux jeux ludiques dès l’âge adulte. Le plus célèbre d’entre eux est le SENET ( remontant à la première prédynastique 4000-3100 avant jc) et le plus longtemps utilisé jusqu’à la fin de la période ptolémaïque.

Le SENET est composé d’une table divisée en 30 cases , réparties en 3 rangées , et 14 pions pour deux joueurs. Les pions sont placés sur les 14 premières cases. On joue les bâtonnets qui remplacent les dés , et cela consiste à faire avancer les pions jusqu’à la dernière case , et à les sortir du plateau en surmontant les obstacles : l’ancêtre du jeu de l’oie. Même les morts y jouent au sénet : le défunt seul ou plus rarement accompagné de son épouse , affronte un partenaire invisible. Quand il gagne , le défunt remporte en trophée son passage dans l’au-delà. L’autre face du sénet est de 20 cases qui opposent les deux joueurs , dont on ne connaît pas particulièrement les règles.

Le jeu du serpent consiste à faire avancer les pions sur un plateau circulaire orné d’un serpent enroulé , on lance les bâtonnets pour déterminer le nombre de cases à sauter.

Le jeu des 58 trous est un jeu complexe. C’est un plateau percé de trous à l’effigie d’animal et de fiches parfois terminées par une tête de chien.

les dieux jouent aussi au Sénet : le jeu est cité dans le chapitre 17 du Livre des Morts , pour les particuliers au Moyen Empire. Ainsi , ils combattent (les défunts) l’invisible pour garder sa survie éternelle en victoires . La première case est la maison de Thôt , la cinquième case est la maison de Maât , la quinzième est celle de la maison de la Renaissance ou vit Selkis , la vingt-sixième case est le lieu de la momification , et la trentième case est le symbole de la vie et de la renaissance ; ankh , qui achève la partie. Le gagnant est le joueur qui y conduit ses pions avant son adversaire.

21 - LA VIE QUOTIDIENNE DANS LES TEMPLES

Chaque jour , avant l’aube , tous les temples d’Egypte s’éveillent. Les prêtres et serviteurs sont mobilisés pour rendre le culte aux divinités nichées dans une petite chapelle au font du temple.

Etant donné que Pharaon ne peut pas être partout dans chaque lieu de culte , il délègue son pouvoir au clergé. De tous les prêtres et serviteurs du dieu , c’est le Grand Prêtre qui les dirige.

Leurs nombres varient en conséquence de l’importance des temples. Les plus modestes n’ont le droit qu’à un ou deux desservants , les temples moyens en entretiennent entre trente et quarante. Les grands sanctuaires de renom : Memphis , Héliopolis et Karnak , ont une centaines d’employés. Les prêtres n’ont le droit de pénétrer qui satisferont le dieu ou la déesse avec les conditions de pureté physique.

Vivant ou mort , le défunt ou dieu a ses repas quotidiens dans les temples. Ce sont les rites fondamentaux divins et royaux. Même les particuliers reçoivent aussi leur ration de repas sur la table d’offrande de leur chapelle.

Le mobilier des temples est riche en vaisselle liturgique aiguière pour verser de l’eau pure , vases de vin ou de lait à présenter au dieu , plats , coupe et nourriture. Les tables et guéridons pour le service des repas , pour poser les objets de culte , un trône pour le roi , un autel qui soutient le naos renfermant la divinité , des coffres parfums ou des précieuses parures des tirées au dieu. Les temples ont des lampes en bronze avec un pied en bois et des braseros , les objets sont conservés dans des magasins. Le matériel de culte est surtout connu par les bas reliefs.

Dès l’Antiquité , beaucoup de temples ont été vidés de leur contenu , surtout les objets de métal à faciles à monnayer.

- le mode d’emploi des prêtres dans les temples :

Ceux-ci sont répartis en 4 équipes pour servir le dieu ou la déesse. Ils séjournent un mois dans l’enceinte , puis , ils retournent à la vie civile , retrouvant femmes et enfants. Pendant leur service , ils sont contraints d’obéir aux règles strictes de pureté physique et morale , sans commettre des pêchés et des mauvaises actions.

Ils se rasent et s’épilent le corps avant de revêtir le vêtement de lin fin. Chaque matin , avant l’aurore , ils quittent leur maison de fonction qui leur sont propices au bain dans le lac sacré avant de s’habiller. Les cuisiniers préparent leurs repas dans les annexes. Certains prêtres nettoient les salles des temples en les purifiant avec de l’encens et de l’eau pure , d’autres se rassemblent à quelques mètres du sanctuaire , alors le Grand Prêtre se détache du groupe et s’avance seul vers cette salle. Il brise le sceau et défait la cordelette qui ferme le verrou de la porte. Une torche dans la main , il se glisse dans la pièce obscure , s’approche du naos dans laquelle se trouve la petite chapelle où se cache la statue du dieu en or et lapis-lazuli. Le prêtre sem intervient pour les funérailles à la cérémonie de l’ouverture de la bouche du défunt devant la tombe. Ensuite , une fois la pièce , le grand prêtre donne un coup à la porte pour réveiller la divinité , qu’il enlace pour faire sortir l’esprit de la divinité. Les prêtres restés à l’extérieur chantent le réveil , le prêtre remplit alors sur un plateau des victuailles dans la salle d’offrandes. En même temps que le repas , il offre au dieu la figurine de Maât. Le dieu se nourrit de Maât , il aide le Roi à maintenir l’équilibre de l’univers. Le point culminent atteint , le prêtre fait la toilette du dieu , et le renferme du naos , et s’en va. Il va faire le processus chaque matin , et chaque soir. Le midi et le soir deux autres services sont effectués dans le sanctuaire , les prêtres apportent la nourriture et chantent des prières.

22 - LE SCEAU ROYAL OU LE CACHET DE PHARAON

Pour signer les documents que ce soit administratifs , que politique , Pharaon dispose des petits cylindres en pierre comportant un décor gravé dans le creux qui comprend le nom du propriétaire venus de la Mésopotamie. Roulés dans l’argile , ils laissent leurs empreintes et certifient le document. Au fil du temps , le sceau se transforme en cartouche du roi ou en scarabée où les inscriptions sont sculptées sur le ventre du coléoptère. Il y a aussi des sceaux privés pour les nobles qu’ils utilisent pour cacheter leur courrier , pour identifier les jarres de vin et de bière de leurs domaines.

 

23 - L’ALIMENTATION

 

Nous le savons tous, les Egyptiens étaient de gros consommateurs de gibiers, de volailles, des fruits secs et des céréales et poissons.

L’agriculture des céréales , l’orge et le blé sont les aliments de base , depuis le néolithique. Le blé devient du pain avec des dattes ( le sucre n’existait pas). La bière est fabriquée avec des pains d’orge , le vin était réservé aux riches, même principe avec la viande de bœuf , mouton et chèvre. Le porc variait les menus des humbles ; oies, canards, cailles et pigeons garnissent les assiettes des nobles que celles des pauvres par apport aux poissons.

Au niveau des légumes , ils avaient des haricots , lentilles , fèves, pois-chiches , laitues romaines , poireaux , papyrus, oignons, concombres , et cucurbitacées , ail, cumin , fenugrec , baies de genièvre sont leurs épices. Dattes , noix de palmier doum , raisin , figues , grenades , caroubes et jujubes sont leurs fruits principaux.

Les œufs, les Egyptiens élevaient les oies et les canards pour cultiver leurs œufs. On a retrouvé leur existence il y a plus de 4000 ans.

24 - LES ANIMAUX D’ELEVAGE

 

Depuis la préhistoire , les Egyptiens élèvent des animaux. Sur les vastes et nombreux territoires agricoles, le Roi / l’Etat , les temples et les nobles pratiquent l’élevage. Les bêtes sont confiées à des employés spécialisés , et établissent un inventaire bestiaire.
Les vaches deux espèces avec leurs cornes courtes ou longues. Pour les reconnaître dans leur pâture , les propriétaires les marquent avec des instruments de bronze. Les vaches alimentent l’autel des dieux et les riches. Elles produisent du lait et du cuir , sont attachées pour le travail des champs.

Le mouton à cornes recourbées ou horizontales est consommé des vivants, et n’est pas mangé par les morts. Les moutons sont estimés pour leur laine.

Outre leurs poils , les chèvres fournissent de la viande , du lait et du cuir.
Les cochons sont très appréciés pour leur viande et sont élevés sur les grands domaines , et par les paysans.

Le bélier , animal sacré du dieu Amon , et celui de Khnoum.

Le zébu apparait en Egypte pour la première fois sur les peintures thébaines de la 18ème dynastie. Les Egyptiens prennent soin de leurs animaux d’élevage. Un berger assis sur un siège en osier nourrit un porcelet en lui donnant à boire du lait posé sur sa langue. Ils traitaient les vaches en entravant leurs pattes postérieures de l’animal et la corde enroulée autour de ses cornes.
Dans le milieu de la basse cour , les habitants sont les oies , canards , pigeons. La poule est absente jusqu’à la Basse Epoque. Les autruches sont la chasse de Pharaon et des dignitaires dans le désert et capturées vivantes. Les Egyptiens mangent leur viande et leurs œufs. Ils se servent de leurs plumes pour fabriquer des éventails, ainsi que les grues cendrées attrapées sur les rives du Nil , appréciées pour leur chair.

Les oiseaux affamés se précipitent sur les grains versés par un serviteur , les canards évoluent dans un bassin.

Chez les animaux sauvages , les Egyptiens ont engraissé les gazelles , antilopes , ibex et oryx avant de les consommer.

L’apiculture est apparue dès la 5ème dynastie , les ruches étaient des cylindres longs. Pour faire sortir leur miel , les apiculteurs les font sortir de leurs abris sans doute en les enfumant. Le miel était utilisé en sucre pour les gâteaux et certains mets , pour la composition des onguents , et les remèdes indiqués dans des papyrus médicaux. La cire d’abeille a des multiples usages : les embaumeurs la pratique pour couvrir les yeux , les oreilles, l’incision du flanc. Et les coiffeurs l’utilisaient pour fixer les perruques et les bronziers pour fabriquer des figurines à la cire perdue

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Mardi 1 juin 2010 2 01 /06 /Juin /2010 11:09

Pharaon jamais sans son vizir

Evoqué dans la politique, le vizir en ancien égyptien veut dire « tchaty ». Sous l’Egypte Ancienne, le vizir tchaty est le plus haut dignitaire du pays, à travers Pharaon qui gère celui-ci. Le travail du vizir repose principalement sur l’écriture, avec l’aide d’une équipe qualifiée de scribes. Le vizir scelle des décrets de Pharaon dans son office d’importantes archives : il conserve la copie des actes privés, registres cadastraux des terres cultivables, en cas de litiges au moment de mesurer les superficies imposables. Le vizir a aussi accès aux archives des autres institutions qui sont tenues de lui communiquer les documents exigés selon les procédures codifiées, qui diffèrent les documents classés ou non confidentiels. Le vizir en clair est un homme à tout faire dans le gouvernement de Pharaon, parce qu’il tient les archives, il devient judiciaire. Il contrôle aussi la production, on lui annonce les phénomènes naturels qui rythment les cultures, le lever de Sothis, arrivée de la crue, pluies épisodiques, et il donne l’ordre aux administrations locaux d’édifier des digues qui retiendront l’eau limoneuse dans des bassins d’irrigations pour préparer le sol arabe. Il fixe les taxes sur les récoltes, calcule, surveille l’acheminement et la répartition du gros bétail, avec la collaboration des « directeurs de ce qui est scellé », il veille à la conservation des produits précieux ; en assure l’approvisionnement en dépêchant d’expéditions aux mines et aux carrières ou aux comptoirs lointains. Vizir multifonctions, il règle la circulation des biens et des forces productives en contrôlant les bateaux, le déplacement des milliers, la où le besoin se fait sentir et en veillant à ce que l’offrande divine des temples soit fournie. Leurs tâches spéciales que le vizir peut mobiliser sont pour les constructions ou restauration d’édifices, cérémonies royales préparation des monuments funéraires de son Pharaon et a droit de regard sur les fonctions civiles ou religieuses.    

Le vizir a tellement de lourd travail, que sa fonction fut dédoublée à la XVIIIème dynastie. Au Moyen Empire, un vizir du Sud en charge à Thèbes partage sa fonction avec un vizir du Nord dans la résidence septentrionale (Memphis, Pi-Ramsès, Licht)

 

Des vizirs renommés

Dans la lignée des vizirs les plus renommés de l’Egypte Pharaonique, on cite Âmtchou, dans la moitié de la XVIIIème dynastie, Ouser (amon), Rêkhmirê ont tenu leur plus grand rôle dans la tradition du vizirat, à travers une littérature qui parle des tâches encombrantes : Les Devoirs du Vizir, l’autre récit L’Installation du Vizir parle de sa fonction.

Au début de l’Ancien Empire, les vizirs étaient des membres de la famille royale, mais à la Ve dynastie, leur recrutement commença à s’effectuer en dehors de la famille royale sous la Vie dynastie dans le fait que Pépy I dut épouser les sœurs du vizir Djâou, membre d’une influente famille d’Abydos. Sous la XIIIe dynastie d’éphémères Pharaons se succèdent à un rythme élevé, la famille du vizir Ankhou contrôle imperturbablement les affaires. Dèsfois, la jalousie se profilait avec les ambitions de viser au plus haut. Amenemhat I fondateur de la XIIe dynastie, après avoir été vizir de Montouhotep IV, provoqua par contrecoup l’affaiblissement de la fonction vizirale. Désormais, les vizirs deviennent une espèce en voie de disparition face aux gestionnaires du domaine d’Amon.    

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Mardi 1 juin 2010 2 01 /06 /Juin /2010 11:07

L’Egypte est un don du Nil. On raconte, selon la légende, que ce seraient les dieux qui auraient crée le fleuve.

Nombre d’entre eux ont des temples et des sanctuaires près du Nil, comme celui du dieu Sobek à Kom Ombo, le magnifique temple de Philae d’Isis, ou le célèbre temple imposant d’Amon à Karnak, le temple d’Edfou dédié au dieu faucon Horus.

Chez nous, quand on regarde la Bible, c’est Dieu qui a crée la Terre, les hommes, les animaux et les 7 jours de la semaine. Nous avons qu’un seul dieu Jésus, alors que chez les Anciens Egyptiens, la religion étant très importante, ils vénéraient plusieurs dieux.

Au 4ème millénaire avant J.C , avant l’Egypte des Pharaons, les peuples qui y habitaient, étaient des tribus plus ou moins importantes. Chacune avait ses croyances, pour expliquer ce qui se passe après la mort, comment se créer le monde, ce qu’il advient du Soleil durant la nuit, tel génie faisait augmenter la crue du Nil, tel dieu pour la végétation…

Après l’unification de l’Egypte en 3100 avant J.C , chaque garde ses divinités. Selon les Egyptiens, les pouvoirs divins sont limités dans l’espace. Ils sont efficaces dans une région, et leur puissance diminue dès qu’on en s’éloigne. A ce moment-là, on adore d’autres dieux ou déesses plus loin.

Les dieux égyptiens ont une apparence différente et leur clergé multiples fonctions. Tantôt ils sont humains, ou animaux, ou même ils prennent la forme d’un objet céleste du ciel.

Ici, en l’occurrence, le soleil apparaît sous plusieurs aspects : Rê dieu à tête de faucon est le soleil. Au matin, il est Képhri (dieu à tête de scarabée) en ancien égyptien, le nom du dieu signifie se transformer, renaître. Quand il est à l’horizon, il est Rê-Horakhty (faucon) et le soir il est Atoum ( dieu à tête de bélier) au coucher. Thôt le maître de l’écriture et patron des scribes entre autres, a la tête d’un ibis oiseau sacré emblématique de l’Afrique, parfois sous la forme d’un babouin. Les dieux dans leur ensemble ont des têtes d’oiseaux, de félins avec Sekhmet la déesse lionne, Bastet la chatte qu’il faut apprivoiser dans le bon sens du poil, Apis le célèbre dieu taureau , Anubis le dieu à tête de chacal, Apophis le serpent, Sobek le crocodile, Touéris l’hippopotame, Ouadjet le cobra royal qui protège Pharaon sur son némès, Selkis la scorpionne, ou encore Hathor la belle déesse humaine, peut aussi être une vache….

Nous le savons tous, Pharaon est élu par les dieux, et donc par conséquent, il est le fils de dieu = Pharaon est le fils de Rê chez les Egyptiens. Seth le dieu étrange à double personnalité, accompagne Pharaon pendant ses guerres. Maât la belle déesse au corps de femme s’occupe de l’ordre cosmique et de la justice en générale. Le roi s’adresse à elle lorsque vient le chaos qui règne dans le ciel.

Ainsi, fraîchement élu, le Roi reçoit sa tâche royale du dieu Horus. Lorsque Pharaon parle, c’est la parole des dieux qui s’adressent aux hommes, et c’est lui au nom de l’Egypte donne des offrandes aux divinités qu’il honore. Les dons sont déposés dans les temples des dieux, une centaine construits en pierre dans tout le pays et les sanctuaires importants divins dans toutes les villes d’Egypte.

Avec les temples, on compte des logements, ateliers, magasins, et des champs. En l’an 1300 avant J.C , 80 000 personnes : prêtres, scribes, paysans, travaillaient pour le gigantesque temple d’Amon à Karnak.

Quad Pharaon n’ a pas le temps de faire les cérémonies religieuses, c’est le prêtre qui s’en charge d’ouvrir le naos où se cachait la divinité ( Amon) tous les matins dans tous les temples d’Egypte. Le repas préparé, est servi au dieu en quantité limités, sera distribué au personnel du temple. Les prêtres présentent ensuite de l’encens au dieu, on nettoie la statue, la parfume. Après la journée cérémoniale, au coucher du soleil, on replace la statue divine au fond du naos, jusqu’au lendemain. Cette pratique permet de maintenir la bonne santé du dieu.

Les caractères des dieux égyptiens sont souvent très changeants :

Seth est l’illustration parfaite, il peut être gentil et protecteur, et d’un seul coup, très mauvais. Ses consœurs, les déesses Bastet et Sekhmet sont classées parmis les divinités les plus dangereuses dans le panthéon égyptien.

Amon est celui que l’on appelle le dieu invisible, est le plus connu de tous, alors qu’à ses débuts il était qu’un modeste dieu du vent et des bateliers. Au Moyen Empire il devance le dieu guerrier Montou, jusque-là le dieu principal de la cité Thèbes. Lorsque Thèbes est la capitale du pays, Amon devient dieu de l’empire égyptien, c’est le créateur du monde, associé à Rê, il est le Roi des dieux jusqu’au jour où…Un petit dieu malin parvint à défrayer la chronique en perturbant la puissance magique du dieu Amon préféré des habitant de Karnak et de Pharaon : ATON crée par la faute du pharaon et fils d’Aménophis III AKHENATON . Sous l’influence de son seul unique dieu , le jeune hérétique Aménophis IV , va changer de nom : AKHENATON , puis il fit détruire le pouvoir du clergé en faisant construire une cité dans le désert TEL ARMANA/AKHENATON. L’hérétique , Akhenaton , n’était pas apprécié de tous, il poursuit son œuvre de destruction pour les animaux sacrés , les statues des divinités sont cassées , le nom du dieu AMON fut démantelé sur les parois des temples, à la cause du dieu unique ATON , et de son persécuteur d’Akhenaton ! Malgré sa mutilation, et son humiliation le dieu invisible continuera à avoir des prêtres autour de lui clandestinement , quitte à prendre des risques en vénérant non seulement AMON, mais aussi OSIRIS et PTAH , en forme de résistance. Ensembles , ils parviendront à faire couler Aton jusqu’à l’ avènement du jeune roi Toutankhamon (image vivante d’Amon) au trône , qui remit le dieu Amon sur le devant de la scène après la chute et la mystérieuse disparition d’Akhenaton…

Tous les dieux et les déesses égyptiens ont un visage humain, ou un visage animal. On leur attribue un nom , un temple ou un sanctuaire où ils sont vénérés , un caractère différent qui permet de mieux les identifier. On va maintenant leur donner une fonction.

ANUBIS le dieu à tête de chacal est le patron des embaumeurs, c’est lui qui a embaumé Osiris selon la célèbre légende : Osiris assassiné par son frère le cruel SETH, fut ramené par son épouse magicienne ISIS, et soigné par elle, et Anubis. Non seulement Anubis est le patron des embaumeurs, il est le dieu de la momification chimiste et chirurgien, et dieu des morts. Ses épithètes (et oui comme Pharaon) sont celui qui est sur sa montagne indique qu’il est aussi le dieu et gardien de la nécropole. Comparé à la religion d’aujourd’hui, c’est le Saint Pierre des chrétiens du Paradis !

AMON , qui , nous le savons, est le ROI des Dieux, le maître des trônes du Double Pays , guerrier , il est le chef des armées. Ses fonctions de dieu céleste , il a été le dieu du vent avec SHOU son associé , dieu de l’empire et créateur universel , père physique de Pharaon , il influence pour la succession sur le trône , il est dieu du contrat et chef de l’armée , dieu de la royauté.

BASTET la déesse chatte a un caractère si particulier , qu’il faut la caresser dans le bon sens du poil…Tantôt elle est douce et câline , tantôt elle devient méchante et peut envoyer des pires maladies sur le peuple égyptien. On l’a classé parmi les déesses dangereuses comme sa consœur SEKHMET la déesse à tête de lionne. Malgré son côté mrs Hyde , Bastet est la gardienne du foyer des humains.

HORUS , le dieu à tête de faucon , a une personnalité multipliée : dieu du ciel , c’est le soleil au zénith , dieu de la royauté avec Amon , il est le principal protecteur de Pharaon. Dieu - roi , Horus participe à la guerre avec Amon comme dieu guerrier , parce que les corps d’armées sont sous sa protection.

ISIS , épouse dévouée d’Osiris et mère d’Horus est la maîtresse de la vie , elle veille sur le nouveau-né et le défunt. Elle aide le défunt à renaître lorsqu’il effectue son long voyage dans l’au-delà. Avec Nephtys autre déesse , elle protège les morts , déesse des naissances , Isis la nourrice divine du Roi, est la déesse du Destin : c’est la Vierge Marie d’aujourd’hui.

SETH , est le dieu qui a une personnalité très complexe , comme Bastet et Sekhmet. On ne sait pas à quoi il ressemble, on suppose une tête d’animal , peut-être à la race des canidés : tapir, okapi, l’âne. Le point commun avec Amon , il peut devenir humain , ou avoir deux têtes d’homme , il peut se transformer en tête de faucon horien ou sethien et s’appelle à ce moment-là SETH-HORUS. Sa personnalité difficile ne passe pas inaperçue , il se paie des épithètes genre : grand de force , maître des orages et des tempêtes , seigneur des pays étrangers , maître d’armes du seigneur du Double Pays (autrement dit Pharaon lui-même). Frère d’Osiris , devenu meurtrier célèbre de celui-ci , il est l’ennemi de son neveu Horus. Avec Horus, il est au service du Roi , soutient la royauté. Son caractère prouve qu’il peut faire malgré tout , des bonnes actions , il participe à la lutte en tuant le serpent malfaisant APOPHIS afin d’aider RE, ou ses bonnes actions peuvent se transformer en MAL sont toujours appliquées dans la violence. Seth est à la fois bienfaiteur , protecteur , et malfaisant , destructeur et terrible. Son énergie est indomptée et indomptable. Il se paie sa part comme maître d’arme avec Pharaon, aux côtés de RE , AMON , et PTAH, en combattant lors de la célèbre bataille de Qadesh avec Ramsès II , parce que le cri de guerre de Pharaon ressemblait aux rugissements de Seth qui hurle comme la tempête et déchaîne les éléments. Aux côtés d’Horus , il protège les cinq grands noms du roi au couronnement , il accomplit le titre de sema-taouy réunion des deux terres (Haute et Basse Egypte) procède au « baptême » de la purification rituelle du roi élu au couronnement. Le désert , les contrées et la mer dangereuse , imprévisibles sont les troubles crées par Seth qui soumet les étrangers au roi : les ennemis Hyksôs ,Hittites , Perses. Son titre , seigneur des pays étrangers montre qu’il est facilement le traître aux époques difficiles. A travers cette force démoniaque , il protège les caravanes qui traversent le désert , et les habitants peu estimés en général des oasis. Malgré son fichu caractère instable , il est le sauveur de Rê , il a le poste de garde corps du dieu lumière. Négatif , par apport à Maât , Seth est nécessaire pour le maintient de l’équilibre cosmique.

MAAT est une belle femme assise , à l’origine du concept cosmique, l’équilibre de l’univers, la LOI divine , et la JUSTICE. La LOI divine est la Création des dieux qui la portent , la font rayonner sur le monde. Cette étincelle divine leur permet de reconnaître le Bien et le Mal. Maât est l’ORDRE de la création divine , avec le chaos que la déesse peut diviser. Elle aide le fils des dieux , Pharaon à faire cette Justice sur la terre , vizirs et hauts magistrats sont les prophètes de Maât.

SOBEK est reconnaissable sous la tête du crocodile. Dans son caractère , il est surtout un guerrier. Il est craint à cause de son aspect négatif. Il a sa force , sa vigilance , ses attaques imprévisibles et foudroyantes sont ses qualités que le Roi doit avoir. Sobek devient son protecteur surtout des pharaons du Moyen Empire qui mettaient en valeur la région du Fayoum d’où Sobek est originaire. Etant donné qu’il vit dans l’eau et des marécages du Nil , les Egyptiens lui prêtaient la maîtrise des eaux et de l’inondation , le rapprochant de Min. Ayant une grande fécondité il est en association avec Khnoum. Donnant la lumière et la chaleur nécessaire pour l’épanouissement de la vie , il est SOBEK-RE. Il est sur la vie , disposant tous les biens. Par sa haute renommée , il est proclamé Dieu universel des prêtres. Toute existence passe par lui , il règne sur le monde. Il est vénéré des étrangers , les dieux guerriers soumettent à Pharaon son empire.

HATHOR , est une belle magnifique déesse femme , mais qui peut être aussi se transformer en une vache. C’est la forme cosmique créatrice. Elle est la mère, nourrice des dieux et des hommes ; en l’occurrence Pharaon. Elle protège non seulement l’enfant divin qu’est Pharaon , mais aussi toutes les mères et les enfants , elle est la déesse de la fécondité et les enfants. Dans son cas, elle fait appel à Bès son assistant. Les sept Hathor sont une sorte de bonnes fées qui déterminent l’avenir sur le berceau du nouveau-né : elle est comme Isis , la déesse du Destin. A Thèbes , elle fait renaître le défunt en tant que déesse funéraire. Hathor est surtout connue pour être la déesse de l’amour , la maîtresse de la joie , la danse , de la musique et de l’ivresse.

OSIRIS le dieu le plus célèbre du panthéon égyptien est habillé de blanc , et a la peau verte. On le voit toujours assis sur son trône. Il est le ROI et protecteur des défunts , autrement dit le dieu des morts.

Sa peau est verte parce qu’il est le dieu de la végétation , mais elle est noire comme le limon pour l’inondation. C’est lui , le roi mythique de l’Egypte , un puissant et un perdant. Dans la mythologie égyptienne , il est le mari d’Isis , et le père d’Horus. Sa légende connue de tous , il devint tristement célèbre en tant que victime du meurtrier Seth qui le fit assassiner , éparpiller en morceaux de son corps à travers le Nil , que son épouse Isis retrouvera. Elle recousu le corps de son défunt mari , pour avoir son fils Horus , et Anubis ( fils adultérien de Nephtys sa belle-sœur et sœur d’Osiris) momifia son père Osiris.

Après son décès , Osiris est toujours le Roi même mort et roi des morts , tandis qu’Horus monte sur le trône roi vivant incarné dans Pharaons. Il est le renouveau de la vie de tous les défunts , et ces derniers une fois jugés comme justes de voix, deviennent candidats à la vie éternelle. Osiris est le dieu de la végétation , le cycle de la vie terrestre , cosmique et l’espace-temps. C’est lui qui ouvre les portes de l’éternité aux justes , ceux qui ont vécu la loi divine que le tribunal présidé par Osiris lui-même en a reconnu dignes.

NOUT est une belle femme souvent nue, soit vêtue d’une robe parsemée d’étoiles. Dans la splendide tombe du Pharaon Sethi 1er, on la voit arquée en voûte céleste , pieds et mains touchant la terre , c’est la déesse du ciel, maîtresse des étoiles. Patronne des prêtres horaires , les astronomes , elle est la gardienne des âmes des dieux et des mortels bienheureux. C’est elle qui fait naître les étoiles tous les soirs , protectrice des défunts , elle reconstitue les corps , et vases canopes : la gorge du mort. Au Tribunal Osirien, elle empêche la deuxième mort , c’est la déesse de la nuit, le ciel nocturne qui descend sur le défunt. Elle s’unit à lui , devenant sa mère qui ne le mettra jamais au monde terrestre. Le défunt connaîtra une nouvelle existence céleste. Sa légende dit que c’est Nout qui met Rê au monde tous les matins, et qu’elle avale tous les soirs permettant sa tâche cosmique , faisant régénérer le corps de Rê.

PTAH a une grande personnalité avec ses compagnons du panthéon égyptien. Son image , on voit un beau visage dans son naos , tenant le symbole de la puissance le ouas. Comme ses illustres collègues , il protège le Roi , et le conduit vers le trône. Depuis le Moyen Empire , il porte le titre de Roi du Double Pays , figure en tête des listes royales. Il règne sur les génies animaux des profondeurs de la terre , il conçoit l’univers en son cœur et la façonne. Il s’est créé lui-même. Si il façonne les matériaux de la Terre , il est artisan divin. A Memphis , c’est le plus grand chef des artisans , ou plus précisément , le grand-prêtre de Ptah. Le point commun avec Amon c’est qu’il a été longtemps le dieu local et le restera longtemps à l’opposé d’Amon. Pourtant , toute l’Egypte et le roi s’incline devant lui alors qu’il n’a aucun mythe, aucune légende mystique. Ptah protège le Roi

Il assiste aux phase du règne. Il conduit le Roi élu vers le trône en son nom du Souverain du Double Pays , un dieu guerrier et chef d’armée. Son nom figure dans la célèbre bataille de Qadesh , les quatre armées de Ramsès II : PTAH, AMON, RE , SETH. On le voit dans le magnifique temple d’Abou Simbel avec Amon et Horus entourant l’illustre Ramsès II, baigné par les rayons du soleil qui éclairent seulement deux statues. Cet évènement surnaturel se produit deux fois par an en Egypte sonnant un spectacle saisissant pour le touriste , mystérieux et fascinant… Mais la fonction la plus connue de Ptah est le patron de tous les métiers artisanaux et artistiques : forgerons , orfèvres , maçons , tailleurs de pierre et sculpteurs.

RE est le dieu du ciel et maître de la lumière universelle. Comme Horus, sa tête est le faucon. Il est dans ses nombreux épithètes, le père des dieux avant que rien n’avait été créé, « le Roi des Dieux » superbe, rayonnant , exigeant d’éternelle jeunesse. C’est le dieu de source de toute vie , lumière , chaleur en bien comme le mal. Seigneur de tous les dieux solaires , seigneur de l’infini , Maître de la Lumière , celui qui est dans le disque , Père des dieux , créateur du ciel et de la terre , le premier à être venu à l’existence avant tout , celui qui s’est créé lui-même , Seigneur de la vie. En tant que Maitre du cycle de la vie , il est aussi celui des saisons de l’année. Maître de l’armée , il copie son voisin Thôt sur le temps. Il est responsable de l’ordre et de l’équilibre cosmique par l’intermédiaire de Maât sa fille. Il est aussi juge dans le monde divin et terrestre , participe et préside avec Osiris au jugement des défunts. Maitre de la Maât , puissance de pensée , de création intellectuelle personnifiées par Hou et Sia à son service , ainsi qu’Héka sont le fluide magique des dieux. Hou et Sia sont appelés les génies dans la mythologie égyptienne. On vénère Rê à cause de ses rayons qui touchent le pyramidion des obélisques et pyramides qui font l’admiration des passionnés de l’Egypte Ancienne et des touristes venus du monde entier. On le sait , Pharaon est le fils de Rê . Lorsque l’Egypte connut des malheurs sous les rois étrangers , on les attribua parce que « Rê s’était détourné du pays » en tant que « Maître du Double Pays » comme Pharaon. Avec Ptah, Amon, et Seth il est le 4ème dieu à avoir la fonction de chef des armées. Rê anime tout l’univers , et donc il est le bâ cosmique. Le mouvement du soleil est expliqué que Rê voyage sur le ciel de sa barque le jour , et celle de la nuit l’emmène dans les profondeurs de la terre en l’espace inconnu. La nuit , Rê fait sa course nocturne , son âme fusionne avec Osiris et l’énergie rayonnante se recharge. Rê achève sa transformation, repart vers un nouveau jour , et Osiris est ainsi réanimé. Tous les défunts et le roi en premier deviennent des Osiris grâce aux rites funéraires , souhaitent

le même sort que le dieu de l’au-delà pour renaître à une nouvelle vie.

Aujourd’hui, on peut comparer Rê au Roi Louis XIV pour le roi soleil.

THOT dieu mythique du panthéon égyptien , il est reconnaissable par sa tête d’ibis (oiseau sacré de l’afrique) et se transforma aisément en babouin. Dans sa main , il tient un calame et sa palette magique. Thôt est l’inventeur du temps , créateur de toutes les sciences , surtout celles qui sont exactes. Si Thôt est devenu célèbre , c’est parce que c’est lui qui a imaginé l’écriture sacrée et divine les hiéroglyphes. Il organise l’administration céleste comme chez les humains, il est bibliothécaire , archiviste , médiateur habile , interprète , messagers des dieux , juge , médecin , philosophe , magicien. Il les emploie pour le Bien. Lui aussi a un côté guerrier courageux qui n’hésite pas à se lancer dans la bataille et supporter des graves blessures d’où sa connaissance médicale et magique érudite lui permette de guérir. C’est lui qui guérit l’œil mortellement blessé d’Horus infligé par Seth , l’œil-oudjat devenu une amulette. Thôt a d’autres fonctions : inventeur du langage et dieu de l’intelligence , l’écriture , patron des scribes , il est le vizir de Rê du plus haut fonctionnaire du royaume des dieux. Son savoir et sa morale s’applique à la société humaine et celle du panthéon avec l’accord de Maât. Il est le maître du calcul et du temps , celui compte les années , celui qui subdivise les années , les mois , il devient le dieu-lune. Donc , responsable du calendrier solaire et lunaire.

Mathématicien , il a inventé les fractions à partir de différentes parties de l’œil-oudjat. Mais , il en manque une au tableau , dont Thôt a préféré de garder le secret , 1/64ème. Grâce à la guérison de l’œil, il a gagné la confiance aux médecins. A la basse époque , il est au milieu d’autres dieux et sages divinisés dont il est leur patron , comme l’illustre architecte du Pharaon Djoser , IMHOTEP. Il a établi les poids et mesures , et son assistante dévouée Séchat , il surveille les rites de fondations d’un temple. Archiviste des dieux et des Pharaons , il inscrit en compagnie de Séchat , lors du couronnement , les grands noms du roi sur les feuilles de l’arbre sacré iched en lui disant : « j’ai rendu tes annales durables en millions d’années et en centaines de milliers de jubilés ». Pour annoncer la bonne nouvelle , des oiseaux sont lâchés dans les quatre directions cardinales : l’ibis de Thôt assimilé à Kebehsenouf ; l’un des 4 fils d’Horus s’envole vers l’ouest. Autres fonctions Thôt est le messager des dieux et peut remplacer Seth dans le rite de Sema-Taouy ou l’Union des Deux Terres ; c’est-à-dire la Haute et la Basse Egypte. Notre bon dieu à tête d’oiseau est habile , sage dépositaire du principe de Maât , Thôt siège dans les tribunaux divins , il est le garde-sceau des dieux , juge et si nécessaire comme « greffier de Rê ». C’est lui qui intervient entre les luttes et les disputes perpétuelles d’Horus et Seth , en tant qu’arbitre astucieux. En ce qui concerne les tribunaux divins , la justice s’étend jusqu’à l’au-delà : Thôt conduit le défunt auprès d’Osiris et des 42 juges de son tribunal pour l’ultime jugement que l’on appelle la psychostasie.

La psychostasie est un genre d’examen est noté par Thôt en présence de Maât : si il est positif , le mort est reconnu juste de voix et admis dans le royaume d’Osiris. Thôt n’abandonne pas le défunt , après avoir veiller les rites de l’embaumement en tant que « Prêtre-lecteur » qu’il fit pour Osiris , il dispense le souffle de vie en mort car il est aussi l’auteur du Livre des Respirations comme tout autres écrits secrets.

On l’a récemment vu , Thôt est magicien , et l’on fait appel à son oracle , car il est celui qui sait , qui annonce le lendemain , qui reçoit sans se tromper. Dans son petit temple de Qasr El Agouy , ses fidèles s’adressent avec confiance à Thôt qui écoute.

Dans le ciel nocturne , il peut remplacer Rê en devenant dieu-lune sa qualité , parce qu’il est le reflet nocturne et le Héraut dans le Ciel. Dans la barque de Rê , il est présent où il peut substituer à Seth , mais il tue les ennemis du soleil à sa manière , les coupant en deux par des paroles magiques d’où son côté guerrier évoqué dans les Textes des Pyramides. Thôt défend aussi les frontières de l’Egypte après Rê. Aux côtés de Sopdou , il est le maître du carnage qui abat les Asiatiques et le Seigneur des Pays Etrangers. En Nubie , Thôt de Pnoub est honoré en tant que guerrier , parce que cette contrée est en état de révolte endémique. Toujours en Nubie , Thôt-lune revient en Egypte , porteur de l’œil-oudjat , il est celui qui est au ciel , l’œil d’Horus est sur ses mains dans la maison de Iah. Cette métaphore est une référence aux phases de la lune dont Thôt est le garant , le luminaire nocturne divisant le temps en mois , comme le soleil rythme l’alternance du jour et de la nuit , et détermine le cycle annuel dont le début est signalé par la réapparition triomphale de Sothis qui précède Rê au matin et annonce l’inondation.

Au total , les dieux du panthéon égyptien , ceux qui sont les principaux sont 76 , en n’oubliant pas les nombreuses formes secondaires d’Horus 26 , et les génies , forces divines 12 , plus les divinités grecques de la Basse Epoque meroïtique 4 , le nombre total des habitants du panthéon égyptien est 222 !.

Leur disparition des dieux égyptiens date de 391 après jc , soit 3500...Avec l’occupation des Grecs en 332 après jc et romaine , la foi des Egyptiens résiste , malgré les occupants : les dieux restent. Mais c’est au IIIème siècle de notre ère , que tout bascule avec l’arrivée forte du christianisme. Les premiers chrétiens ont été persécutés , ils se vengeront dans une bataille sanglante en l’an 380 , l’empereur Théodore se convertit à la religion de Jésus Christ et interdit tous les cultes païens. L’année d’après bien plus tard en 391 , les magnifiques temples égyptiens sont détruits , les prêtres furent massacrés. Les Egyptiens font une résistance sous l’occupation romaine , en continuant dans la clandestinité leur cultes…Leur culture , l’écriture de la vieille Egypte s’ éteignirent peu à peu , leurs statues des dieux disparaitront , avec leur souvenir , ensevelis sous le sable à tout jamais….

 

 

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Mercredi 26 mai 2010 3 26 /05 /Mai /2010 09:25

LES HIEROGLYPHES

 

Cette mystérieuse écriture que l’on voit sur les murs des temples des tombes ou des papyrus des Anciens Egyptiens remonte il y a 3200 av JC.

Son nom vient du mot grec hiéros qui signifie sacré  et glyphein signifie sculpter et graver. Le mot SACRE tient une place importante dans le cœur des Anciens Egyptiens, puisqu’ils vénéraient les dieux. Leur écriture dans la langue égyptien hiéroglyphique se dit « les paroles de dieux » en l’occurrence elle est assimilée au dieu THOT dieu à tête d’ ibis oiseau emblématique des Egyptiens de couleur blanche ou noir comme pour les Pharaons que nous verrons plus loin. Outre son aspect à tête d’oiseau, le bon Thôt peut avoir une tête de babouin. Ses fonctions sont multiples et reconnues du panthéon égyptien, la plus connue de toutes est celle qu’il est le dieu des scribes, et par conséquent, le dieu de l’écriture.

L’écriture hiéroglyphique de l’Ancienne Egypte, évoluaient en trois phase sous le règne des Egyptiens : hiéroglyphe, hiératique, démotique.

-le hiératique est utilisé pour écrire des textes religieux sur du papyrus comme par exemple le Livre des Morts ou bien des textes littéraires comme le Conte du Naufragé

-le démotique était utilisé pour les documents de la vie quotidienne, comme lettres, contrats sur des supports de papyrus, ou de la pierre appelée ostracons que les artisans de Médineh.

L’exemple de ces trois phases est sans aucun doute la célèbre Pierre de Rosette découverte en 1799 par les soldats de Bonaparte durant la campagne dans le Delta. Elle nous parle d’un décret du dernier Pharaon grec Ptolémée V datant de 196 av JC, inscrit sur une stèle. Cette magnifique stèle fut déchiffrée par un génie père de la fondation de l’égyptologie française, grenoblois, nommé Jean François Champollion.


 

LE MODE D’EMPLOI DES HIEROGLYPHES

Etant donné que les hiéroglyphes est pour les Egyptiens une écriture sacrée et divine, les ouvriers qui travaillaient pour Pharaon, donnaient une couleur principale pour chaque signe, ce qui rendait à l’écriture une belle harmonie. Par exemple, si l’artiste voulait dessiner la lune, il la peignait en jaune, le ciel sera en bleu et la mer soit en bleu ou en vert, la terre sera en rouge. Les Egyptiens utiliseront deux couleurs principales  pour les textes hiératiques le rouge et le noir. On voit les deux couleurs primordiales sur les parois des tombeaux tracés en grands, et sur les cercueils des sarcophages, en petits ou bien sur divers autres monuments, qui sont destinés à recevoir ces inscriptions.

Le mode d’emploi du rouge était utilisé comme une ponctuation, dans les textes littéraires, avec le noir.

Ainsi les hiéroglyphes en couleur furent exécutés dans trois ordres différents :

a)      sculptés sans couleur

b)      sculptés et peints

c)      dessiner avec encre de couleurs et peints.

 

LE FONCTIONNEMENT DES HIEROGLYPHES

 

Les hiéroglyphes sont des signes de valeur phonétiques que l’on peut comparer aux sons de notre alphabet. Ils sont classés dans des groupes suivants : les idéogrammes, phonogrammes, déterminatifs.

L’ idéogramme est un signe qui va servir à noter un mot comme nos chiffres. Exemple, le chiffre « 3 » se prononce trois sans recours t-r-o-i-s. Dans un exemple concret, nous voulons écrire le mot eau. Mettons-nous à la place du scribe, il va dessiner sur sa palette trois filets d’eau pour écrire le mot eau.

Le phonogramme est un signe qui sert à noter un ou plusieurs sons qui est le principe du jeu du rébus employant un  dessin : CHAT POT = CHAPEAU.

Les déterminatifs sont des signes qui ne se lisent pas mais ils servent à qualifier le mot qu’il précède. Il est également un idéogramme. De cette manière avec les signes phonétiques, il précise la lecture.

Revenons à notre exemple pour écrire le mot EAU. Les trois filets d’eau est dans l’idéogramme le mot eau. On le dira avec le mot liquide et le mot serait écrit O (trois filets). Dans la langue de l’ancien égyptien, il se prononce mw (mou). Mais il y a d’autres manières d’expliquer le fonctionnement des hiéroglyphes. Les idéogrammes directes sont un signe qui exprime ce qu’il représente comme une étoile«. L’idéographique phonétique est un signe qui sert à exprimer un rébus (voir=chapeau) et l’idéographique symbolique est un signe qui sert à exprimer une idée voisine de la réalité comme par exemple l’homme qui est assis et qui porte sa main à sa bouche veut dire plusieurs significations : manger, parler, boire et se taire…#

Le groupement des signes :

Nous avons vu précédemment que les signes sont à la fois des idéogrammes des signes phonogrammes et des déterminatifs, mais ils sont bien plus que ça.

Contrairement à notre alphabet ordinaire qui se compose de 26 lettres avec des consonnes et des voyelles, les Egyptiens eux dans leur alphabet, ne connaissent que des consonnes. Leur base d’écriture se trouve dans des groupes que nous appellerons des unilitères, bilitères et trilitère. Dans notre français, par exemple, on va utiliser une consonne qui sera en ancien égyptien un unilitère : s. Avec le s, on va l’associer à plusieurs mots : as, os, us, sa, se, si, su. De la même manière pour les bilitères : tn ; ton, ten, atone, étain, etna. Ainsi qu’avec les trilitères : grs ; grais, gras, gros, aigris, gars, égarés.

 

LES UNILITERES :

 

 

Etant donné que la translittération est dépourvue de voyelles, on y intercale pour faciliter la lecture, les sons « é » ou « è » entre les consonnes comme :

stp « sé-tèp » dbH « dé-bèh » bnr « bénèr » (èr comme aire) dpt « dépèt » (èt comme ette) dbn « débèn » (èn comme aime) sDm « sédjèm »(èm comme aime)  ds « dès » (ès comme esse)

Les lettres A et a se prononcent « a » pour la première et « â » pour la seconde comme pour écrire le mot ankh dans le nom du jeune Pharaon Toutankhamon

Les lettres « j » et « y » sont prononcées « i », « w » se dit ou. En dessous voici d’autres exemples de prononciations :

Atp « atèp » bjn « bine » wSb « ouchèb », Hna « héna» ptH «ptah»

Quant à la translittération des noms propres c’est comme si on écrivait nos prénoms le début avec une lettre majuscule. Par exemple, pour écrire le nom du dieu  PtH se lit traditionnellement « Ptah »

 

Dessiner les hiéroglyphes demande une concentration et de la patience, n’est pas toujours facile pour un novice (comme moi). Mais au fil de l’apprentissage, les signes se forment et on les apprend mieux à les distinguer, bien qu’ils se ressemblent tous. Les hiéroglyphes sont dessinés d’une manière harmonieuse, et pour les placer le scribe va utiliser les cadrats. Ce sont des petits carrés dans lesquels il va placer les hiéroglyphes. Il va les dessiner, les grouper si besoin dans leur proportion réciproques dans une série successive de cadrats. Le côté de ces cadrats correspondait à la hauteur et à la largeur des signes les plus longs et les plus larges. Les cadrats peuvent être soit : 1, ½, 1/3 , ¼ de la forme générale carrée , verticale et horizontale. Les hiéroglyphes doivent à eux seuls occuper un seul cadrat ou un demi-cadrat.


 

LE SENS DE LA LECTURE DES HIEROGLYPHES

 

Comment ça marche ?

Pour lire la belle magnifique écriture sacrée des dieux, les hiéroglyphes, les Egyptiens ont décidé pour compliquer la tâche, qu’elle se lirait dans trois sens. Le visiteur qui se trouve devant une paroi d’un temple et qui ne sait pas lire les hiéroglyphes se demande comment ils lisaient les Egyptiens ?...Le visiteur doit pour se familiariser la première fois avec cette écriture complexe, pour faire une approche, suivre les hiéroglyphes avec son regard, car aux yeux des Egyptiens et des dieux, les signes hiéroglyphes sont VIVANTS.

Dans un autre pays lointain aussi grand que la France, la Chine pratique le même sens d’écriture qu’avec les hiéroglyphes égyptiens. Quand nous lisons un livre, nous le lisons de gauche à droite et bien les Egyptiens ont décidé qu’ils liraient les hiéroglyphes dans trois sens :

Gauche à droite, droite à gauche, haut vers le bas

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Mercredi 26 mai 2010 3 26 /05 /Mai /2010 09:23

LES PHARAONS

 

 

Définition du mot « Pharaon »

 

Le mot Pharaon est d’origine grec sous la basse époque. Dans la langue hiéroglyphique de l’ancien égypte, il se lit : per-aâ/pr-aA, se traduit par grande demeure, ou grande maison. Sous l’Ancien Empire, c’est le palais royal où se tenait la cour du souverain. Au Moyen Empire, c’est toujours le palais, mais avec des mots « vie, santé et force ». A la fin de la XVIIIème dynastie, sous Akhenaton, dans une lettre qui lui avait été adressée, on lit « Per-aâ, ankh, oudja, seneb neb/Pharaon, vie, santé et force le seigneur ». Ce terme désigne pour la première fois celui qui règne sur la grande maison ; c’est-à-dire, le ROI. Sous la XIXème dynastie, on associe Sa Majesté dans le sens de Pharaon « Pharaon dit… ». En réalité, ce n’est qu’à partir de la XIIème dynastie qu’on rencontre dans les textes égyptiens Pharaon Chequonq.

 

Les attributs royaux et autres significations de Pharaon

 

Avec la titulature royale officielle que nous étudierons bientôt, on compte d’autres noms et attributs. Bien avant que l’on appelle Pharaon, le Roi fut assimilé avec d’autres mots dans la grammaire égyptienne :

-         nesou, titre du Roi de Haute Egypte ; nesout-bity (nesout=Roi ; bity= Haute Egypte)

-         Jty désigne le Roi en tant que Souverain, dans le langage courant de la vie quotidienne de l’ancienne égypte, il veut dire « père » ; Hequa / HoA  «  Prince »

-         Neb dans les titulatures officielles du Roi, veut dire « Seigneur ». On la trouve dans la formule suivante : T3.wy nb = Double Pays Ta.wy, Nb = Seigneur. Traduction complète : Seigneur du Double Pays.

Les épithètes pour la formule d’eulogie du Roi se traduisent ainsi : Vie, Santé et Force. En fait, elle se lit dans la langue française de Molière, Vie, Prospérité et Santé. Cette formule dite eulogie, est une formule de souhait, qui serait adressée aux DIEUX, lesquels on leur donnait des offrandes et aux personnages importantes de la Cour de Pharaon.

Le titre de Majesté se dit : Hm/hem, est dans le protocole royal. Dans la société égyptienne, il signifie esclave. Quand Pharaon parle, il s’exprime dans la première personne du singulier c’est-à-dire, Hem=j/hemy Ma Majesté, lorsqu’on s’adresse au roi, on lui dit : Hm=k/hemke Ta Majesté ( direct) et Hm=f/hemef Sa Majesté (indirect)

 

Lexique des noms royaux

 

Pour lire un cartouche royal, on va procéder comme suit en regroupant les attributs royaux et les épithètes donnés au Roi. On en compte cinq titres et cinq noms :

Hr =HORUS

Nbty =Celui des deux dames

Hr nb =Horus d’or

Nsw bjty=Roi de Haute et de Basse Egypte

Nb ¦A.wy=Seigneur du Double Pays

Nb jr.t x.t=Seigneur des Rites

NTr nfr=Dieu parfait

¤A Ra=Fils de Rê ; combiné avec le titre de nb Xa.w=Seigneur des couronnes

 

Formules d’eulogie ou de bénédictions :

 

a.w.s. abréviation de anx(=w), wDA(=w), snb(=w) qu’il soit vivant, intact et en bonne santé ! ou vie, santé et force !

pr-aA, a.w.s.=la grande maison, v,s,f

 

Pour un particulier

(j)m(y)-r(A) Hw.t-nTr Hr-m-sA=f, a.w.s

le directeur du temple Horemsaf, v,s,f

 

anx(=w) D.t=qu’il soit vivant, à jamais

d(w) anx=doué de vie

anx(=w) D.t r nHH=qu’il soit vivant pour toujours et à jamais

d(w) anx mj Ra= doué de vie comme Rê

d(w) anx nb Dd(.t) nb, wAs nb, snb nb anx(=w) D.t= doué de toute vie, de toute stabilité, de tout pouvoir, et de toute santé ; qu’il soit vivant à jamais

 

Pour un nom des défunts, rois ou particuliers

MAa-xrw=justifié, juste de voix

 

Lire un cartouche royal :

 

Hm n(y)-sw.t bjty ¢(w)fw , mAa-xrw

la majesté du Roi de Haute et de Basse Egypte Khéops juste de voix

 

 

Comment choisit-on Pharaon ?

 

Dans la religion de l’Ancienne Egypte ce sont les dieux qui élisent Pharaon, parce qu’il est le fils des dieux. En tant que Roi, il détient le pouvoir absolu, il est le chef religieux, le chef politique, le chef militaire. Magicien, il doit maintenir l’équilibre cosmique avec le ciel et la terre. A la fois maître et propriétaire, il veille au bien-être de ses sujets, des terres et de son peuple, assumant fortune et protection. Aux yeux de son peuple il doit rendre habitable le monde des vivants, le maintenir des multiples dangers du chaos. Quand Pharaon part pour le long voyage de l’Eternité, c’est le désordre sur terre, son peuple le pleure jusqu’à ce que les dieux lui trouvent un nouveau successeur, la nouvelle incarnation d’Horus. Lorsque le Roi devient une étoile, il attire ses ennemis hyksôs, perses, grecs, ou romains qeui veulent lui prendre le pouvoir suprême, d’accéder à la régence du trône mi-homme, mi-dieu.

 

Sa demeure d’éternité

De son vivant, Pharaon pense déjà construire sa dernière demeure de son voyage de l’Eternité pour s’y reposer en paix. Des pyramides à degrés comme celle de Djoser, aux magnifiques tombes de la Vallée des Rois dépassant parfois les 100 mètres, aux splendides pyramides de Khéops sur le plateau de Gizeh ; il a fallu attendre une dizaine d’années pour la construction de ces entreprises monumentales funéraires de Pharaon. Ainsi, vingt ans de construction pour ces hommes de faire parvenir ces pierres (30 000 personnes) en particulier pendant la période des crues de Nil, ils empruntaient les voies fluviales pour les blocs de pierre et les équipes se voyaient réduites. Les hommes ont fait acheminer 3,7 millions de mètres de cube de blocs de pierre découpés, transportés, hissés et positionnés…Il faut la mériter sa maison de l’immortalité ! Pharaon immortel, emmène avec lui toute la population dans son ambition d’une dimension de spiritualité. Sa demeure ne doit jamais être profanée !

 

Les attributs royaux

Pharaon élu, on lui donne des attributs royaux en accessoires et en habillement. Pour être à la mode, sa coiffe qu’il porte sur sa tête est le némes, sa barbe postiche, ses sceptres qui sont l’héqua (le sceptre royal) le nékhakha (le chasse-mouches hérité d’Osiris), ses couronnes : la rouge pour la Basse Egypte, la blanche pour la Haute Egypte, le pschent qui réunit les deux couleurs que l’on appelle la double couronne de la Haute et la Basse Egypte. La troisième couronne de Pharaon est le khépresh le casque bleu, l’uraeus, le cobra royal dressé sur la tête, protège le contre ses ennemis.

 

Pharaon est DIEU

Comme nous l’avons expliqué précédemment plus haut, Pharaon est aussi un dieu. Tout au long de son règne, on l’honore de cérémonies, celle du couronnement, la confirmation à chaque Nouvel An, son Jubilé qui est le fameux fête-sed. Sur les parois des temples, Pharaon est représenté de même taille que les dieux. La monarchie égyptienne est une royauté sacrée. A chaque cérémonie renouvelée, on vérifie la tombe, ses temples funéraires, son mobilier, son culte d’entretien. Cette pratique consiste à montrer la popularité de Pharaon auprès de son peuple.

L’éponymat dans le langage royal de Pharaon sont les évènements daté par apport aux années de règne du Roi. Ils remontent la succession des règnes à la Création. Le roi nomme son démiurge d’après son nom, les territoires conquis sur des peuples voisins ou gagnés sur l’Egypte, même sur les marécages, les cours d’eau, ou des régions incultes. Les fondations agricoles, les unités de production pour répondre à la personnalité du roi, dans la nécessité : un temple, une pyramide ou une statue qui deviennent des objets de culte.

 

Les différents métiers de Pharaon, comment cela marche ?

-le culte des dieux

Quand Pharaon garde l’ordre du monde, il « satisfait » les divinités. La religion étant très importante, que le roi est le FILS de Dieu, il bâtit un temple, le restaure, l’agrandit, et de veiller sur tous leurs temples, en leur vouant un culte. Pharaon fils de dieu, officie les cérémonies, il est présent. Pour que son dieu soit fier de son fils spirituel, le Roi donne cette charge au clergé. Il entretient leurs monuments et leur culte funéraire.

-les relations extérieures

Outre d’honorer les dieux, Pharaon préserve l’Egypte des assauts des peuples voisins qui veulent conquérir le territoire de l’Egypte. Le Roi devient chef des armées et de la diplomatie.

-le gouvernement du pays

Une fois élu, Pharaon gouverne. Il règne et dirige le pays entouré d’une équipe d’hommes entre lesquels ils se répartissent : biens de la couronne, administration centrale, les domaines des temples, fondations funéraires privées. Chaque domaine administratif a une autonomie variable. Le roi peut soumettre un impôt à toute protestation de service, sauf un cas particulier. Il arbitre les conflits, de compétence, fait respecter les statuts engraissés, règle les litiges territoriaux, rétablit ou réorganise ce qui était tombé en désuétude, prend les initiatives sociales ou économiques, requises par la conjoncture nomme ou confirme les charges…

 

La politique

Pour faire sa politique, Pharaon s’entoure d’une équipe de gens compétents. Son atout principal est le vizir aujourd’hui l’équivalent de notre premier ministre. C’est lui qui a la tâche d’exécuter les décisions du Roi. Ces décisions sont prises après la consultation du conseil des courtisans et des hauts dignitaires. Le vizir a moins d’avantage d’être inspiré par la parole divine (Hou) et le discernement divin (Sia). Toute parole prononcée sous le coup de cette inspiration est écrite avec l’authentification en tant que décret royal (oudj mesou). Ces décrets royaux s’adressent à un particulier comme à une collectivité. Leur contenu va de la lettre de félicitations d’intérêt général. Les lois sont les décrets royaux et des écrits anciens. Ces écrits anciens, il les fait exécuter sans cesse tout l’exercice de son pouvoir le maintient dans l’ordre qui constitue la justification et la limite.

 

La légitimé de Pharaon

La légitimité de Pharaon est l’ascendance divine. Dans le principe de la monarchie humaine, le Roi lègue les pouvoirs du trône au frère aîné ; ou bien, sa succession. La coutume de l’héritage de Pharaon se fait de père en fils ou de frère en frère souvent réalisée au cours de l’histoire égyptienne. Sauf en cas d’exception, si il n’y a pas d’héritier mâle, c’est une femme à qui on donne l’accès au pouvoir du trône de la famille, exemple : Hatchepsout , Taousert…Celle-ci la transmettra à son époux. A l’époque des Pharaons, on se mariait souvent avec un membre de la famille entre frère et sœur, que l’on appelle aujourd’hui l’inceste. Le principe de la monarchie royale veut que le Roi se marie avec une fille de sang.

Le choix de Pharaon est marqué par un évènement précis comme la naissance prodigieuse (les trois pharaons de la Vème dynastie), d’un rêve inspiré à l’heureux élu ; comme le songe du jeune Thoutmosis pendant son sommeil au pied du sphinx, Tanoutamon pour un oracle ou manifestation inattendue pour les cas d’Hatchepsout, Horemheb. Ces évènements pour choisir le nouveau roi au trône, attirent des manipulations, comme des complots, des assassinats ou des coups d’état, des rivalités au sein de la famille et de la cour royale.

Pour son successeur, Pharaon choisit donc son fils aîné apte à régner sous le titre de prince héritier erpâ/chef de l’armée, ou l’associant en corégent dans le langage courant. Pharaon couronné, il s’emploie à affermir sa position en faisant publier un bilan du règne de son prédécesseur. Des textes le prouvent : l’Enseignement d’Amménémès I était écrit sous son fils Sésostris I, le Papyrus Harris est le bilan du règne de Ramsès III achevé par son fils Ramsès IV.

 

Le clergé travaille avec Pharaon

Avec la politique, le clergé fait parti du pouvoir de Pharaon, se constitue en trois phases :

1)     au bénéfice de Pharaon, tous les soins sont prodigués à la personne physique du Pharaon. Cela va du service alimentaire et les ablutions jusqu’à l’entretien de la perruque et de la barbe postiche. Les soins devinrent des charges honorifiques attribués à l’entourage ou à l’élite des courtisans. Ces pratiques sont attachées au culte funéraire du Pharaon mais également aux institutions.

2)    Au bénéfice funéraire d’un particulier, pour s’assurer de survivre des chances dans l’au-delà, le mort doit faire l’objet d’un culte d’entretien : récitations de formules libations consécrations d’offrande. Souvent, les Egyptiens passaient de leur vivant des contrats avec les prêtres afin qu’un culte d’entretien fût pour eux perpétuèrent après leur mort.

3)    Au bénéfice des divinités, l’ordre du monde exige que les divinités qui sont les principaux associés pour aider Pharaon à gouverner reçoivent au culte dans leurs sanctuaires : effigies, statues, animaux sacrés. Culte quotidien : toilette, onction, habillement, libations et fumigations d’encens, présentations d’offrandes (surtout alimentaires), culte périodique : sortie en procession de la statue, visites aux reposaris, et sanctuaires des divinités associées à l’occasion des fêtes.

L’organisation du clergé, peut-être compliqué dans les temples funéraires des pharaons, et surtout dans les temples des divinités. Si le temple est important, le clergé est hiérarchisé et spécialisé depuis le prêtre pur /ouâb, jusqu’aux prophètes ceux qui parlent au nom du dieu, et non ceux qui prédisent l’avenir.

Le temple hiérarchisé, ceux qui s’occupent sont répartis dans quatre gardes : prêtres ritualistes, pères divins, scribes des écrits divins, astronomes, musiciens, etc.…Le service sacerdotal est composé de quatre ou cinq tardivement, équipes mensuelles appelées phylés 

Cet sacerdotal met en jeu les mêmes principes fondamentaux en particulier une part de l’offrande après qu’elle a été consacrée souvent un bien-fonds ou des revenus statutaires. En soi, le clergé égyptien contient des privilèges matériels qu’il peut contrôler. Les temples sont des économies : ils possèdent des terres, du bétail, des produits précieux (or, etc) des bateaux, des équipements, un personnel nombreux tout un complexe important destinés pour les grands temples comme celui de Rê d’Héliopolis, Ptah de Memphis, Amon à Thèbes. La gestion de ces grands temples fait l’objet d’une lutte entre les Pharaons qui veulent la confier à des hommes sûrs en qui ils peuvent la contrôler et la lourde responsabilité revient aux prêtres considérant que c’est à eux de s’en occuper. Cette lutte, fait partie des évènements historiques de l’Egypte Ancienne sous le Nouvel Empire. La XXIème dynastie impose la théocratie, est la sanction idée logique d’un rapport de force favorable au clergé d’Amon. L’oracle d’Amon et le clergé qui le manipule devient l’instance suprême de décision, auquel, Pharaon lui-même soumet son programme politique, le territoire en majorité contrôlé par le domaine d’Amon : la Haute Egypte et la Moyenne Egypte jusqu’à El-Hiba. Au Moyen-Empire la gestion des temples, est confiée par ses représentants, quand les gouverneurs sont en même temps directeur des prêtres, lui échappe parfois institutionnellement, quand des « décrets » royaux garantissent l’autonomie des temples, ou en raison d’un rapport de force qui permet au clergé de prendre en charge leurs domaines.

Le clergé a un double avantage, les contreparties matérielles associés à toute prêtrise, il peut réaliser plus ou moins une situation politique, de contrôler en tirant quelques profit de la gestion des biens du temple.

 

Les habitants du clergé

L’accès aux charges sacerdotales au temps des Pharaons n’exigeait guère de conditions très restrictives : maîtrise de l’écrit quand il fallait officier, un état de pureté rituelle ; crâne rasé, abstinence sexuelle, vêtements de lin, pas de consommation de poissons. Un acte de foi on constate fréquemment chez une même personne, dans une même famille, le cumul des prêtrises et de fonctions militaires et administratives. Ces prêtrises s’acquièrent par hérédité ou tractives par nomination de Pharaon, parce qu’il conserve un droit de regard sur leurs transmissions et en use autant qu’il peut, pour les plus importantes. A la Basse Epoque, l’hérédité devient une condition de l’accession au sacerdoce, et proclamée comme telle. Les arguments invoqués pour obtenir la faveur des dieux, sont par les prêtres qu’ils sont fils de prêtres. Hérodote pendant son voyage durant la première domination Perse décrit clairement le clergé égyptien comme fermé, et tout donne à croire qu’il avait bien vu.

 

La Corégence de Pharaon

Dans un précédent article, on a parlé de la succession royale de l’Egypte Ancienne de Pharaon. C’était une pratique délicate, avec les ambitions intrigues, beaucoup de complots entre la transmission de la couronne du père au fils. Il y avait la corégence. La corégence c’est Pharaon de son vivant, choisit son successeur associé à son règne comme Pharaon de plein droit avec tous les attributs de la fonction surtout un protocole complet. Les évènements pouvaient être datés aux deux partenaires de leur règne respectif. Parfois la corégence ne se conciliait pas facilement, étant donné que Pharaon est le représentant. Le partenaire le plus jeune était assimilé à Horus « qui protège son père », en référence au mythe osirien, ou encore « bâton de vieillesse » institution selon laquelle un homme atteint par l’âge partageait sa fonction avec son fils. Le partenaire le plus jeune assumait souvent les tâches les plus actives, comme par exemple, les expéditions militaires. Sésostris I était associé par les besoin de la corégence à son père Amenemhat I. La corégence se pratiquait plus à la XIIème dynastie, même des corégences forcées connues en l’an VII de Thoutmosis III contre son gré et Hatchepsout qui se fit couronnée Pharaon, associée à son père Thoutmosis III jusqu’à sa mort. On dirait cela aujourd’hui une cohabitation. Autres exemples de corégences, celle de Thoutmosis III avec Aménophis II qui était quasi assurée. La plus connue disputée dans la corégence entre tel et tel pharaon est celle d’ Aménophis II à Aménophis IV qui pouvait s’établir ou ruiner.

 

Quand Pharaon part en guerre

Souvent attirée par des peuples envahisseurs avec ses frontières, l’Egypte fut occupée par des ennemis. Les grosses invasions ne permettent pas la protection du peuple. Protéger l’Egypte des ennemis est la lourde tâche du Roi, car c’est lui avec la force des dieux qui relève le défi de sauver le pays des ennemis venant de Lybie, Perse et la Syrie…Les scènes de batailles sont représentés sur les façades des temples comme celle de la mise à mort d’un ennemi sous la présence divine. Ces scènes de guerre sur les temples sont une action protectrice. On y voit entre autres la remise du glaive au roi par un dieu et la présentation du dieu par le roi de listes de peuples enchaînés qui sont une force victorieuse contre un butin. L’ordre revenu, quand Pharaon rentre victorieux du champ de bataille au pays, on le couvre de cérémonies grâce à son succès de la guerre. Les grands conflits guerriers sont surtout connus au Nouvel Empire entre grands Etats. On distingue les « sorties du roi » menées par le souverain en la personne à la tête de forts contingents et les « sorties des archers » que ses officiers montrent le « glaive de Pharaon » dirigent. Parmis les grandes batailles dans l’histoire Pharaonique de l’Egypte Ancienne, on trouve dans les plus célèbres, la bataille de Megiddo sous Thoutmosis III celle d’ Aménophis II entre l’Orante et l’Euphrate, et surtout l’illustre bataille de Qadesh de Ramsès II qui ont révélé entre eux des entraîneurs d’hommes pas toujours des stratèges éclairés.. Avec la guerre menée par Pharaon, deux grands dieux l’influencent, à savoir le guerrier MONTOU patron des Rois de la XI et XIIème dynasties à la tête de faucon, et le célèbre SETH le vident défenseur de la barque solaire.

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Mercredi 26 mai 2010 3 26 /05 /Mai /2010 09:21

LE CONTE DU NAUFRAGE

Puis, le serviteur excellent dit :

Que ton cœur se rassérène !

Vois nous avons atteint

Le pays intérieur. Le maillet a été saisi

Le piquet d’amarrage a été frappé, l’amarre de proue placée

Sur terre. Une action de grâce a été faite, le dieu a été remercié

Et chaque homme embrassa son semblable

Notre équipage est revenu indemne

Sans perte pour votre arrivée. Nous atteignons

La limite Ouaoual et nous avons dépassé

Senmout. Vois, nous sommes donc revenus,

Nous avons atteint le pays en paix

Ecoutes moi donc gouverneur car je suis exempt

Lavé d’exagération. Laves-toi, fais-toi couler

De l’eau sur tes doigts et réponds

Quand on t’interrogera, tu parleras au roi, ton cœur est dans ta main

Puisses-tu répondre sans bafouiller la bouche de l’homme le sauve

Sa parole fait que le visage se montre aimable en sa faveur

Ton humeur s’est transformée

Laisse-moi donc te raconter une chose du même genre !

Une chose qui m’est arrivée en personne

Je suis parti à l’abri

 

Je suis allé à la région minière du souverain

En mer dans le bateau

D’une coudée de 120 de longueur, et de 40 coudées de large

120 marins à bord d’élite d’Egypte

qu’ils regardent le ciel

qu’ils voient la terre, leurs cœurs étaient devenus braves que (celui) des lions

ils prédisaient une tempête avant qu’elle ne fût venue, et un orage

avant qu’il ne fût advenu

une tempête est survenue tandis que nous étions en mer, avant que nous eussions touché terre !

le vent s’est levé, il redouble des vagues de 8 coudées

c’est l’espar qui la brisa (la force) pour moi !

alors le bateau périt ; de ceux qui s’y trouvaient, aucun ne survécut

alors, je fus déposé dans une île par une vague de mer

j’ai passé trois jours seul, mon cœur

comme mon frère. Je me suis allongé

à l’intérieur d’une cabane en bois

(et) je recherchais avidement de l’ombre

alors, j’étendai mes jambes

pour rechercher ce que je mettrai dans ma bouche

et j’ai découvert des figues

du raisin, et toutes sortes de légumes magnifiques

des figues de sycomore non entaillées avec des figues de sycomore entaillées

des concombres comme si on les cultivaient, des poissons

 

Cercophitèque, quelques babouins parfaits

Alors, je changeai (tout)

 

cela sur le navire, et là-dessus, m’étant prosterné

Pour le remercier, il me dit alors : « vois, tu atteindras le pays dans deux mois,

Tu serreras tes enfants dans tes bras, tu seras revigoré

Au pays (et) tu (y) seras enterré

Alors, je me retrouvai en bas sur le rivage auprès (litt.dans le voisinage) de ce navire

Près de ce bateau

Alors, je me mis à héler (litt.crier vers) la troupe qui était dans ce bateau

Je rendis grâce au seigneur de cette île

Et aussi grâce à ceux qui étaient à bord

Nous mîmes cap

 

au Nord

Vers la Résidence du Souverain, nous atteignîmes le pays

En 2 mois conformément à tout ce qu’il (le serpent) avait dit

Alors, je fus introduit auprès du Souverain

(et) lui remis ces présents que j’avais rapporté de cette île

alors, il (le souverain) me remercia en présence du conseil du pays

puis je fus promu compagnon (et) pourvu de

200 serviteurs. Regardes-moi après mon arrivée à terre (litt.après que je fus arrivé)

Regardes-moi après ce que j’ai vécu (litt.après que j’ai vu ce que j’ai vécu)

Ecoutes-moi donc car il est bon d’écouter les gens

Alors, il me dit « ne fais pas le malin, l’ami ! Pourquoi (litt.pourquoi est-ce) donner de l’eau

A un oiseau à l’aube pour l’égorger le matin ? »

C’est (ainsi) qu’il (le document) DOIT ALLER du début à la fin (litt.fait venir de son début à la fin) comme cela été écrit de la main

Du scribe aux doigts excellents, le fils d’Amény, Amenâa, v,s,f

(litt.comme cela été trouvé en écriture, de l’écriture du scribe)

 

FIN

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Lundi 24 mai 2010 1 24 /05 /Mai /2010 13:43

LES PYRAMIDES

 

 

Présentation de la pyramide

 

La pyramide est un monument funéraire de l’Ancienne Egypte réservé officiellement aux Pharaons. Elle est née en Egypte issue de son ancêtre le mastaba qui est une pyramide à degrés. On en compte une quarantaine de pyramides de rois de la IIIe à la XIIIe dynastie, période couvrant d’un millénaire sur le territoire égyptien.
 
La religion des pyramides
 
Les Egyptiens croyant beaucoup à la vie après la mort, ont décidé de construire les pyramides. La religion tient une place importante dans leur vie. Les cérémonies pratiquées se faisaient dans les temples et on plaçait les offrandes funéraires pour le culte royal.
Une fois à l’intérieur, le corps défunt de Pharaon était protégé et sa tombe devient ainsi une demeure éternelle des autres mortels. Pour effectuer son voyage dans l’Au-Delà, sans encombre, Pharaon doit traverser des épreuves. Si il réussit il rejoindra au ciel, et la nuit, le roi devient une étoile impérissable. Pharaon peut donc commencer tranquillement son voyage.
Les Textes des Pyramidesont été découverts sur les parois de la pyramide du pharaon Ounas à Saqqarah. D’autres exemplaires ont été retrouvés dans les pyramides de roi et des reines de la Vie dynastie. C’est le plus ancien texte religieux de l’humanité qui possède des formules d’offrandes, des formules magiques, et de nombreuses invocations quand Pharaon défunt rencontre des épreuves dans l’au-delà.
 
D’où vient le mot pyramide ?
 
Le mot pyramide en égyptien signifie mer, son origine nous vient du nom grec « obscure »-pyramous, ou gâteau de sésame. L’autre terme de l’origine du mot grec est proposé dans une transcription du nom d’un deux côtés de la pyramide sur un papyrus de Londres pri-em-ous. Mais sa définition exacte est bien désignée comme monument funéraire.
 
Les pierres des pyramides
 
Pour construire les pyramides, les Egyptiens utilisaient des pierres de très bonne qualité située sur le site de la localité de Tourah, sur la rive est du Nil près du Caire. La pierre blanche d’Amon était prise pour réaliser les revêtements extérieurs et les éléments architecturaux des pyramides, mais aussi pour des futurs obélisques.
La carrière de Tourah, fut exploitée en permanence du Moyen Empire jusqu’à la XXXe dynastie.
 
La construction des pyramides et leur évolution
 
Plusieurs hypothèses font toujours débat autour des chercheurs et des égyptologues.
On a pensé à une rampe perpendiculaire à l’un des côtés et avec la construction, mais avec une pente raide, la longueur serait plus importante et pour la plus grande pyramide, il aurait fallu plusieurs dizaines de tonnes de briques pour la rampe. La 2ème hypothèse, serait une rampe hélicoïdale qui s’élève avec la pyramide, et la 3ème hypothèse, des blocs de calcaire agglomérés sur place, non taillés mais fabriqués comme du béton. Ce serait insuffisant, et les architectes égyptiens, n’auraient pas assez de connaissance pour cela !
La machine à balancier a été évoquée pour soulever des pierres d’un degré à l’autre par Hérodote, Diodore de Sicile parle des rampes en terre, l’hypothèse la plus vraisemblable aujourd’hui. Dans les dernières informations délivrées des pyramides par les égyptologues, une rumeur circule disant que les Egyptiens auraient utilisés des fausses pierres pour construire des pyramides ! Les débats houleux continuent à diviser les égyptologues experts.
Sur un bas relief des pyramides, on voit des rampes avec des hommes qui traînent des énormes blocs de pierre sur des traîneaux en bois. Ces blocs étaient tirés des carrières jusqu’au Nil, puis acheminés par canaux jusqu’au débarcadère près du chantier, ensuite, ils étaient hissés jusqu’à la rampe faite de terre et de briques crues. Un édifice trouvé par des archéologues en 1930 a approuvé que sur une piste conduite d’argile humidifiée et sans effort, un homme peut tirer en moyenne une tonne de pierre en terrain plat.
 
Les dernières pyramides
 
Selon des sources les dernières pyramides remonteraient avec la fin de l’architecture funéraire, à partir de la XVIIIe dynastie.
Le dernier Pharaon à construire à Abydos un cénotaphe en forme de pyramide est Ahmosis. Son petit fils Thoutmosis Ier est le premier Pharaon à construire sa tombe en la creusant dans une falaise de la montagne thébaine, qui deviendra célèbre plus tard la Vallée des Rois. Tous les Pharaons du Nouvel Empire imiteront Thoutmosis pour creuser leur tombe. Et sur le site de Meidoum, le Pharaon Snéfrou fit construire sa dernière pyramide en mastaba.

 

TABLEAU DES PYRAMIDES
Environ 110 et 120
 
 
NOM DES PYRAMIDES
LIEUX D’EGYPTE
ANNEE DE LA DECOUVERTE
 
Ahmosis (XVIIIe dynastie)
Pyramide de Tétishéri
Pyramide Saïtes (XXVIe)
ABYDOS
 
 
Harvey (2003) Amérique
MARIETTE
 
Pyramide Lepsius I
Pyramide Lepsius III
ABOU ROACH
Nord du Caire IV dynastie
LEPSIUS (1830)
 
 
Pyramide de Sahourê
Pyramide de Néferirkarê
Pyramide de Khentkaous 
ABOUSIR
Nord de Saqqarah Ve dynastie
 
 
Pyramide inachevée de Chepsekarê ( ?)
Pyramide de Reneferef
Pyramide de Niouserrê
Pyramide anonyme de Lepsius 24 (XXIV)
Pyramide anonyme Lepsius 25 (XXV)
 
 
 
Pyramide Amenemhat II
Pyramide Sésostris III
Pyramide Amenemhat III
Pyramide Amenemhat IV
Autres pyramides
Pyramide Lepsius L
Pyramide Amény-Qénaou
DACHOUR
 
 
 
Dachour Sud A/DSB
 
Dachour centre
 
 
 
 
 
 
(1957)
 
Pyramide ou mastaba du Roi Khoui
DARA
Moyenne Egypte
(1940)
 
 
Pyramide de Sésostris II en briques
Pyramide d’Amenemhat III
FAYOUM
El-Lahoum
Hawara
 
 
Pyramide Khéops
Pyramide Khephren
Pyramide Mykérinos
 
GIZEH/LE CAIRE
 
 
Pyramide Sésostris Ier
Pyramide Amenemhat Ier
LISHT entre Dachour et Meidoum
 
Pyramides de la XVIIe dynastie
Plus de pyramides,
Tombes creusées dans la
Montagne thébaine
Pyramide ou structure à toit plat de Montouhotep II
LOUXOR/THEBES OUEST
Dra Abou El-Naga
Deir El Medineh
 
Deir El Bahari
 
Pyramide à face lisse du roi Houni repris par Snéfrou
MEIDOUM
 
Pyramide égyptienne site d’Amiha, Saleb
Pyramides nubiennes (époque Pharaons Noirs XXVe dynastie) Piankhi, Shabaka, Shabataka
Tatunamon
21 pyramides de roi et 52 reines de Princes –TAHARQA pyramides, trois nécropoles
Complexe Sekhemkhet
Pyramide Ouserkaf
Pyramide Djédkarê Isesi
Pyramide Ounas
Pyramide de Téti
Pyramide de Pépi Ier
Pyramide de Mérenrê
Pyramide de Pépi II
 
 
 
 
 
NUBIE
 
El Kuru
 
 
 
Nouri
 
 
MEROE
 
 
 
Reisner
Deux pyramides du roi Khaba, Houni ou Nebka
ZAWIYEF EL ARYAN
Sud de Gizeh
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